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Après les dérapages sexuels de DSK, c'est Nicolas Sarkozy qui est en ligne de mire concernant ses exigences sexuelles dans le cadre de sa fonction. Une véritable bombe qu'a lancé Marie-Célie Guillaume, directrice de cabinet de Patrick Devedjian au Conseil général des Hauts-de-Seine, sur le plateau du Grand Journal de Canal + mercredi soir 13 juin.

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/nicolas-sarkozy-aurait-demande-une-118573

 

 

 

Le nettoyage de printemps se poursuit. Après avoir chassé Nicolas Sarkozy, les Français ont poursuivi sur leur lancée en renvoyant chez eux nombre de symboles du sarkozysme.

Patrick Balkany, Henri Guaino et NKM s’en sortent. Patrick Devedjian aussi, qui a réussi l’exploit de se faire passer pour un antisarkozyste. Mais sinon, les caricatures du sarkozysme ont été renvoyées chez elles : Nadine Morano, Claude Guéant, Frédéric Lefebvre, Valérie Rosso-Debord, Hervé Novelli, Eric Raoult... La « droite populaire » perd la moitié de ses députés. MAM, la ministre si bienveillante avec le régime de Ben Ali, a également été battue.

Sur ces décombres, la guerre des chefs est déjà ouverte. Les leaders de l’UMP semblaient dimanche soir enfin douter de la stratégie de « droitisation » poussée par Nicolas Sarkozy.

Jean-Pierre Raffarin a le premier appelé à un recentrage de l’UMP. Juppé s’est posé en rassembleur, se proposant de porter une réflexion sur les « valeurs » de l’UMP. Jean-François Copé, le secrétaire général du parti, a répété son intention d’encourager les courants au sein du parti. Il a promis « un grand travail de réflexion programmatique ».

Le PS et ses satellites (PRG et MRC) décrochent la majorité absolue. Les électeurs ont choisi la cohérence des institutions.

 

 

 

Elle était invitée pour parler de son livre "Le monarque, son fils, son fief", qui devait sortir en librairie le lendemain jeudi 14 juin (Editions du Moment). Un livre qui sous des apparences de fable politique, dresse un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy, présenté sous les traits de "Rocky" ou du "Monarque" : un homme cynique, brutal, pervers doublé d'un obsédé sexuel. (voir vidéo ci-dessous ).

 

La scène se déroule dans le bureau du président de la République. Nicolas Sarkozy attend une élue locale qui vient lui demander des subventions pour un musée. Lors de son arrivée, elle découvre le chef de l'État très excité sexuellement. Il lui aurait alors réclamé "une gâterie" :
"Sois gentille, tu vois bien que j’ai besoin de me détendre. Allez… C’est pas grand-chose. Tu ne peux pas me laisser comme ça ! " a-t-il imploré. L'acte sexuel qui s’ensuit aurait été "bref ", le "monarque", comme le surnomme l'auteur Marie-Célie Guillaume, "étant pressé", car il doit remettre la légion d'honneur à Isabelle Balkany, c'était le 30 janvier 2008, soit trois jours avant son mariage avec Carla Bruni !
Sur Canal + elle explique : "Tout le monde fait semblant et se voile la face. Ce sont des choses qui existent. Dans les milieux du pouvoir, certains hommes se permettent des choses. Toutes les femmes qui sont dans cet environnement sont exposées à des situations qui ne sont pas toujours très agréables et qu'elles doivent affronter."
Essentiellement basé sur les coulisses de la guerre à droite entre Patrick Devedjian, baptisé "l'Arménien" dans le livre et l'ex-locataire de l'Élysée. L'auteur nous dépeint la chronique des règlements de compte (notamment à travers l'affaire de l'EHPAD) dans ce département, pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Marie-Célie Guillaume a mis des surnoms sur les protagonistes du roman, mais qui sont facilement reconnaissables. Ainsi Nicolas Sarkozy devient Rocky, Claude Guéant, Préfet Tigellin et Henri Guaino est surnommé Maitre Jourdain, les époux Balkany deviennent ainsi les Thénardier et Patrick Devedjian, c’est l’Arménien.
Par ce stratagème, elle voulait poser un regard distancié sur ces événements, qui ont été d'une extrême violence pour elle. Le Monarque, baptisé Rocky, s'est acharné sur une petite collaboratrice, "la baronne", Marie-Célie Guillaume en l'occurrence. Dans une interview à France Info hier jeudi, elle nous raconte : "Ce livre a été une façon pour moi de m'extraire de cette violence, en y jetant un regard satirique. Et la forme de la fable politique m'a permis d'atteindre ce but." D'après Marie-Célie Guillaume, les événements et dialogues rapportés dans le livre sont basés sur des faits. Elle a déclaré à l’hebdomadaire "Marianne", qu’elle avait fait l’objet d’insultes et de menaces dès lors que des articles au sujet de son livre ont été publiés dans la presse.
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Le chroniqueur politique Roger Bruno-Petit dans le Nouvel Observateur, écrivait qu'il ne faudrait pas s'étonner d'apprendre, dans les jours suivants l'investiture, que l'entretien particulier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande ne s'était pas déroulé dans la plus grande sérénité. Trop de blessures sans doute selon lui.
Or, il ne croyait pas si bien dire, Le Canard Enchaîné explique dans son numéro paru aujourd'hui 6 juin, pourquoi François Hollande a fait le strict minimum à l'égard de Nicolas Sarkozy lors de la passation de pouvoirs du 15 mai.
Selon l'hebdomadaire, l'entretien particulier entre les deux hommes "avait été très froid" à cause non seulement de la défaite de l'un et de la campagne nauséabonde ce celui-ci contre le second, mais surtout à cause de l'information qu'avait donné Nicolas Sarkozy à son successeur selon laquelle que " tout le courrier qui lui avait été envoyé depuis son élection, le 6 mai, avait été passé à la broyeuse".
Un manque de "fair-play" qui à mon avis entache l'image digne que Nicolas Sarkozy a voulu donner lors de son discours d'adieu le soir du 6 mai.
From : AgoraVox , le Canard enchainé, Marianne
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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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