Affrontement et négociation : il s'agit d'imposer un droit de regard international sur les politiques climatiques.
Les Etats-Unis veulent un système unique applicable à tout le monde pour s'assurer, en particulier, que les Chinois feront bien les efforts annoncés. Sans cette garantie, Barack Obama aura du mal à convaincre les sénateurs d'adopter son projet de loi sur le climat. Les Européens sont ouverts à la création d'un double dispositif qui permette un traitement différencié entre les pays industrialisés et les pays en développement.
Les pays émergents sont, en effet, totalement hostiles à toute forme d'ingérence dès lors que leurs efforts pour lutter contre le réchauffement sont volontaires et ne reçoivent pas de soutien financier international. Ils réclament en revanche que les pays industrialisés continuent à se plier aux règles très précises du protocole de Kyoto, qui prévoit un système de contrôle très pointilleux. Mais ce n'est pas pour autant la panacée car Kyoto ne possède pas de véritables sanctions contre les pays qui ne remplissent pas leurs objectifs.
Beaucoup de mauvais élèves, l'Espagne en tête, ne tiennent pas les engagements pris à Kyoto. Des sanctions sont prévues, mais personne ne peut vraiment contraindre ces pays à rectifier le tir. D'où l'idée de créer une OME, Organisation mondiale de l'environnement, placée sous l'égide de l'ONU, qui veillerait à la bonne application des textes. C'est d'autant plus urgent qu'il n'est plus seulement question de science, mais de sécurité des Etats : des migrations massives de "réfugiés climatiques" sont attendues du fait de la montée des eaux, comme au Bangladesh. Jusqu'à Kyoto, les pays en développement étaient plutôt réticents, craignant que cette instance soit synonyme d'ingérence plutôt que d'arbitrage. La tendance semble s'inverser, mais il est trop tôt pour qu'un accord sur cette question émerge à Copenhague.
Ce débat est essentiel pour donner de la crédibilité à l'accord qui pourrait être signé. L'Inde a été chargée par la présidence danoise de la conférence de trouver un compromis entre les différents protagonistes. A la veille du lever de rideau, aucune solution ne se dessinait.
L'avancée financière américaine est stratégique et renverse la pression sur la Chine.
« Il ne doit y avoir aucun doute sur l'engagement des États-Unis mais ce doit être un effort commun, a rappelé Hillary Clinton, rejointe par Barack Obama ce matin à 9 h. Pas celui d'un groupe de nations contre un autre. Nous sommes tous face au même challenge. » Attendu , le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, aurait dû s'exprimer au même endroit devant la presse trois heures plus tard. Mais Conférence reportée et tension à tous les étages. La Chine a pour position de principe de s'opposer à tout contrôle de ses efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et réclame plus de réduction des émissions de la part des États-Unis.
Avant l'entrée en scène de Barack Obama, prévue pour vendredi, sa secrétaire d'État a promis qu'en cas d'«accord solide», Washington contribuerait à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 pour aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique. Dans le même temps cependant, Hillary Clinton a conditionné cette aide à la mise en œuvre d'une véritable transparence de la Chine sur ce qu'elle entreprend contre les émissions de gaz à effet de serre. Or dans ce domaine, on constate au contraire une «marche arrière», a déploré le chef de la diplomatie américaine. Hillary Cliton met en cause les grands pays émergents. Elle les accuse de faire "marche arrière" sur la transparence de mise en oeuvre de leurs engagements en matière de lutte contre le changement climatique. La Chine refuse notamment tout mécanisme de supervision internationale.
Tentative de la France pour rallier les Africains et casser le groupe des pays émergents.
"Le pays qui prendrait le risque de casser cet accord international, ce pays serait isolé et prendrait une responsabilité historique qu'il ne pourrait pas supporter", a ajouté N.Sarkozy, "je vais à Copenhague avec le souci qu'on ait un succès". Détaillant les conditions d'un tel succès, il a cité un accord de tous les pays "sur l'objectif des 2 degrés" de hausse maximale de la température globale, "la réduction de 50 % en 2050 des émissions" de CO2, "la mise en place de financements innovants ( fond fast start , taxe carbone ) pour aider l'Afrique et les pays les plus pauvres à se développer" et "la création d'une organisation mondiale de l'environnement pour vérifier les engagements".
Le fond "fast start" est nécessaire, mais on a l'impression qu'avec cette aide prévue jusqu'en 2012, les pays les plus riches vont donner le pourboire, sans payer l'addition derrière. Le texte est en effet très flou sur ce qui se passerait après 2013, ce qui marque une baisse des revendications côté africain. Tout le monde est d'accord pour évaluer les besoins de financement des pays en développement sur le long terme à 100 milliards d'euros, mais le texte ne s'engage pas sur une véritable hausse de l'aide publique des pays industrialisés. Il met plutôt l'accent sur les marchés carbone, qui permettent aux industriels de compenser leurs émissions, mais ce flux ne peut pas être comptabilisé comme de l'aide.
Pékin ne dévie pas non plus de sa ligne d'attaque classique, selon laquelle les pays industrialisés, principaux responsables du réchauffement, doivent seuls en assumer les conséquences. En coulisses, et par leur allié soudanais interposé, les Chinois ont mobilisé le G77, un groupe hétéroclite mais influent, militant pour le prolongement du protocole de Kyoto qui les exonère d'engagements contraignants dans la lutte contre le réchauffement de la planète. L'Inde a fait chorus : jeudi, avant de rejoindre Copenhague, le premier ministre Manmohan Singh a répété que son pays refusait de sacrifier son développement à la lutte contre le réchauffement.
De grands pays en développement, comme la Chine et l’Inde, ont d’ores et déjà refusé que leurs engagements en matière de réductions d’émissions soient soumis à une vérification internationale, sauf si ces réductions sont financées par les pays développés.
Les principaux Etats responsables du réchauffement
Les pays industrialisés, en particulier les pays de l'Union Européenne , les Etats-Unis,et les Chinois ( ces derniers émettent aujourd'hui autant de CO2 que les Américains 6 milliards de tonnes par an ).
Mais les pays émergents (Chine, Inde, Brésil) ne portent aucune responsabilité historique : chez eux, les rejets de gaz à effet de serre ont débuté cinquante ans plus tard qu'en Europe ou qu'en Amérique du Nord.
Pour maintenir un réchauffement global inférieur à 2°C (au-delà, l'évolution du climat pourrait devenir incontrôlable, selon les prévisions), il faut réduire de moitié les émissions de CO2 sur la planète. En France, comme partout en Europe, l'objectif est de les diviser par quatre. En moyenne, il faudrait que chaque humain s'en tienne à 500 kilos de CO2 par an. Ce n'est pas grand-chose : l'équivalent de 750 litres d'essence, soit 5 000 kilomètres en ville dans une petite voiture. Et il faudrait, pour que le calcul soit juste, prendre aussi en compte toutes les émissions liées à notre habitat et à notre "part" de pratiques industrielles et agricoles liée à nos modes de consommation. C'est notre façon de consommer qu'il faut changer. Un mode de transport plus propre, un habitat mieux isolé, un étalement limité des villes, toutes les pistes doivent être explorées.
En n'assumant pas sa part du fardeau, le Nord - responsable historique du réchauffement - est bien mal placé pour faire la leçon aux pays en développement et exiger davantage. On se retrouverait alors dans la situation où, tout en maintenant l'ambition de limiter la hausse des températures à 2°C, aucune trajectoire crédible ne serait assumée pour y parvenir. D'où cette idée que, même en cas d'accord, il faudra prévoir dans les décisions de Copenhague, une "clause de révision" pour reprendre la discussion sur les étapes à franchir d'ici à 2050.
Que les pays du Nord doivent contribuer aux efforts des pays les plus pauvres pour s'adapter au changement climatique n'est contesté par personne. Mais quel doit être le montant de cette contribution, et comment la distribuer ? Le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a estimé que 66 milliards d'euros (soit 100 milliards de dollars) seraient nécessaires chaque année, à l'horizon 2030, en plus de l'aide existante.
En septembre, la Commission européenne a, de son côté, estimé les besoins à environ 100 milliards d'euros. Le chiffre paraît trop élevé pour être réellement discuté à Copenhague. En revanche, la Commission a avancé l'idée d'un financement immédiat ( fast start ) de l'ordre de 5 à 7 milliards d'euros par an d'ici à 2012. C'est ce montant qui sera discuté à Copenhague. A l'orée de la conférence, cependant, aucune promesse de financement n'a encore été faite.
Quant à la façon de gérer ces sommes éventuelles, rien n'est réglé. Les Etats-Unis privilégient une gestion par un organe de la Banque mondiale, les Européens hésitent, le G77 voudrait un fonds autonome au sein des Nations unies où ils auraient voix égale au chapitre. La conférence de Poznan sur le climat, en décembre 2008, s'était achevée sur un vif désaccord entre le Sud et le Nord, qui veut conserver un droit de regard sur les sommes en jeu.
Les réponses à ces questions sont jugées par les pays en développement comme un gage de la bonne foi des pays du Nord.
Les négociations sont bloquées : les pays africains, soutenus par les pays en développement du G77, suspendent leur participation aux groupes de travail des négociations. Au motif, rapporte un ministre occidental, que la conférence néglige l'importance du renouvellement des engagements pris par les pays industrialisés dans le cadre du protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Ils réclament une réunion des ministres exclusivement consacrée aux suites à donner au Protocole de Kyoto, après 2012, a ajouté le ministre.
Un délégué nigérian : «Pas question de parler avec des pays qui nous prennent pour des cons.»
Point commun de toutes les contributions des pays en développement : le refus absolu de toucher au protocole de Kyoto, qui constitue une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont un rôle "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète.
Le but de la conférence est de trouver un accord pour réduire, sur des bases nationales, les émissions de gaz à effet de serre et de mettre en place un mécanisme d'aide aux pays les plus pauvres pour lutter contre les changements climatiques. Mais les divisions sont grandes pour savoir qui va payer .
Les pays africains, comme la plupart des pays en développement, redoutent depuis le début du processus d'être pris dans une sorte de marché de dupes : on arriverait à un accord final qui, certes, pourrait rassembler autour d'un texte les 192 pays participant aux discussions, mais qui n'aurait pas de caractère obligatoire. Tout au moins dans l'immédiat. Ils refusent donc que les négociateurs abandonnent les discussions sur le protocole de Kyoto, «le seul texte qui induise des engagements contraignants pour les pays développés», rappelle Jose Endmundo, le ministre de l'Environnement de la République démocratique du Congo.
Les pays émergents privilégient une double approche consistant à prolonger le protocole, assorti de fortes baisses des émissions de GES pour les pays riches, et à adopter parallèlement un nouvel accord, moins contraignant, pour eux.
Le sauvetage de la forêt tropicale
Les négociations sur l'avenir des forêts tropicales - dont la disparition est à l'origine, selon les calculs, de 12 % à 20 % des émissions de CO2 annuelles - ont beaucoup progressé au cours des derniers mois. L'objectif - qui fait aujourd'hui consensus - est la création d'un mécanisme baptisé REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation) qui permette de récompenser financièrement les pays qui luttent contre la déforestation.
La Norvège et le prince Charles ont déployé beaucoup d'énergie pour convaincre leurs partenaires du Nord. La Norvège a, pour sa part, déjà promis 250 millions de dollars (167 millions d'euros) au Guyana et 1 milliard de dollars (670 millions d'euros) au Brésil d'ici à 2015.
Le Brésil et les autres pays forestiers - Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Congo... réunis au sein de la Rainforest Coalition - conditionnent, en effet, leurs efforts au soutien financier que le Nord sera en mesure de mobiliser. Que ce soit à travers l'aide publique ou un marché du carbone forestier dans lequel chaque tonne de CO2 conservée donnerait droit à un crédit monnayable auprès des Etats ou des entreprises. Mais cette deuxième solution est encore loin d'être opérationnelle et continue de soulever d'importances interrogations.
Tout en convoitant ce nouveau pactole, les pays forestiers refusent que REDD devienne un moyen pour les pays du Nord d'atteindre à bon compte leurs objectifs climatiques. En attendant, l'adoption de REDD butte sur l'argent que les pays du Nord seront prêts à mettre dès 2010 sur la table. Les experts estiment que pour réduire la déforestation de 25 % d'ici à 2015, 15 à 25 milliards d'euros "suffiraient".
Les sommes promises par quelques pays - Norvège, France, Royaume-Uni, Etats-Unis - sont loin d'être à la hauteur. Mais si aucune décision n'était prise à Copenhague, ce serait une grosse déception pour les pays forestiers. Une quarantaine d'entre eux ont déjà commencé, avec l'appui notamment de la Banque mondiale, à se mettre en marche pour profiter du futur dispositif. En septembre, en marge du sommet des chefs d'Etat sur le climat, ils avaient déjà exprimé leur impatience devant les hésitations du Nord.
L'avenir du protocole de Kyoto
Le protocole de Kyoto a été adopté en 1997. Son coeur est l'engagement des pays du Nord de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % sur la "première période d'engagement" allant de 2008 à 2012. La conférence de Copenhague a pour but principal de définir le régime international juridique sur le changement climatique applicable après 2012. Mais cette question fait l'objet d'un désaccord de fond.
Les Etats-Unis, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto (qu'ils avaient pourtant signé), n'en veulent toujours pas et se contenteraient d'une décision politique assortie d'engagements volontaires et non contraignants des Etats. Les Européens ont poussé à un accord unique, qui unifierait la Convention (non contraignante, mais à laquelle les Etats-Unis adhèrent) et le protocole.
Les pays en développement insistent sur le maintien du protocole de Kyoto, rappelant que son texte prévoit explicitement une deuxième période d'engagement, et qu'il ne sera donc pas périmé en 2012. Ils craignent, en effet, que les pays développés assouplissent leur engagement dans un autre accord. Ils l'ont rappelé avec force à la réunion de Barcelone, en novembre, contraignant l'Europe à affirmer qu'elle restait attachée au protocole.
Connie Hedegaard a cherché à bousculer l'agenda en multipliant les consultations restreintes avec quelques pays dont les ministres sont présents depuis le début de la semaine à Copenhague. Mais cette méthode a été vivement critiquée par les petits pays laissés à l'écart.
"Dans une négociation onusienne, il ne peut pas y avoir deux catégories de pays. Les négociations doivent être transparentes et tout le monde doit pouvoir participer", déplore un représentant du Bangladesh.
Cette erreur de méthode écorne la légitimité de la présidence alors que sur le fond des discussions, les grandes lignes de fracture entre les vieux pays industrialisés et les pays en développement restent entières. "Les pays du sud ont une attitude de plus en plus ferme parce qu'ils jouent leur avenir", assume Pablo Solon, l'ambassadeur de la Bolivie aux Nations unies.Car ils doivent hypothéquer leur développement socio-économique et leur souveraineté sous le contrôle et le droit de regard des pays industrialisés ."On ne peut quand même pas nous demander d'hypothéquer notre souveraineté nationale sans aucune contrepartie concrète", constatait un délégué d'un pays africain.
Des pays actuellement engagés par le protocole, tels que le Japon, pourraient choisir d'en sortir, pour ne pas être défavorisés par rapport aux Etats-Unis.Le Japon ou encore l'Australie ont récemment fait comprendre qu'ils ne voulaient pas prolonger Kyoto. «On ne voit pas pourquoi nous devrions avoir des engagements inscrits dans le marbre alors qu'ils sont gravés dans du chewing-gum pour les autres», ironise un expert européen.
Pays riches, pauvres et émergents avancent leurs pions à coups de projets de texte à Copenhague , et les antagonismes sur un accord mondial sur le climat restent vifs.
Déclaration de politique générale sur le climat , faute d'accord .
Près d'une trentaine de chefs d'Etat et de ministres composant un panel représentatif des pays industrialisés, dont les Etats-Unis et plusieurs Etats européens, des grands Etats émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil et des pays en développement (Bengladesh, Lesotho, Algérie...) ont travaillé à huis clos pendant plus de trois heures pour arrêter les principaux éléments de cette déclaration.
Vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement (ou leur représentant) se retrouvent dans une petite salle de réunion du Bella Center.
Autour de la table: Gordon Brown, Angela Merkel, le premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen. La Chine, l'Inde et les Etats-Unis, représentées par un ministre chacune. Hillary Clinton agissaient au nom de Barack Obama. Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi représentait l'Afrique, un ministre soudanais le groupe du G77. Le président russe Dmitri Medvedev est arrivé de Moscou vers minuit.
Au menu:
- une clarification sur la température moyenne mondiale de 2°C à ne pas dépasser (avec les implications que cela suppose en matière de rejet de CO2),
- une réflexion sur les "financements innovants" (taxes sur les transactions financières, le trafic maritime ou aérien) ainsi que sur le "principe de transparence", tant pour vérifier l'ambition écologique que les engagements financiers.
- la mise en place d'un organisme chargé de veiller à cette transparence et qui pourrait constituer l'embryon d'Organisation mondiale de l'environnement .
- le renvoi dans six mois à la discussion des textes plus détaillés, négociés depuis deux ans, qui devront être transformés en traité.
A la tribune du sommet, le président américain, Barack Obama, arrivé à Copenhague dans la matinée, a appelé les leaders la planète à conclure un accord même s'il n'est "pas parfait". "A ce stade, la question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l'action", a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat n'a toutefois pas fait d'annonce nouvelle concernant les engagements de son pays, que ce soit en termes de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, d'aide financière pour les pays en développement ou d'exigence de transparence vis-à-vis des grands pays émergents, au premier rang desquels la Chine.
Le premier ministre japonais, Yukio Hatoyama, a appelé à un accord politique "robuste" même s'il n'est "pas nécessairement parfait". La Chine, de son côté, s'est dit prête à respecter pleinement son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et même à "aller au-delà", a annoncé le premier ministre Wen Jiabao. "Nous allons honorer notre parole par de vrais actes. Quel que soit l'issue de cette conférence, nous serons déterminés à atteindre cet objectif", a-t-il précisé.
Du côté des chefs d'Etat plus pessimistes, le premier ministre indien Manmohan Singh a au contraire appelé à prolonger les négociations sur le climat en 2010, jugeant que le sommet de Copenhague pourrait s'avérer insuffisant pour arriver à un accord. Le président russe, Dmitri Medvedev, lui, a jugé que le chemin allait être encore "long et difficile" pour parvenir à un accord sur le climat et que les difficultés ont été "sous-estimées" : "Vu comment se déroulent les discussions dans cette salle et en comités restreints, on a encore un long et difficile chemin devant nous", a-t-il précisé.
Par ailleurs, le président américain Barack Obama et le Premier ministre chinois Wen Jiabao doivent avoir des discussions bilatérales ce vendredi, a annoncé la Maison Blanche jeudi soir.
"Nous n'allons pas (à Copenhague) pour obtenir un accord qui n'en aurait que le nom. Nous voulons quelque chose qui fonctionne pour la communauté internationale, mais aussi pour les Etats-Unis. Nous pensons que les éléments sont là pour atteindre un accord", a insisté Robert Gibbs."Evidemment, nous ne parlons pas d'un traité (qui succéderait au protocole de Kyoto ), nous parlons d'un accord politique qui jettera les bases de ce que sera un traité final pendant que nous y travaillons", a souligné le porte-parole.
From : Le Monde , l'Express , le Figaro , le nouvel'Obs...