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Le centre allemand de contrôle des maladies a annoncé ce vendredi avoir enregistré 199 nouveaux cas d'intoxication par la bactérie E.coli ces deux derniers jours.

Cent-quarante neuf étaient des infections simples et cinquante autres ont donné lieu à un syndrome hémolytique et urémique (SHU), une complication potentiellement mortelle.Cela porte le nombre total de cas d'intoxication connus à 1.733 depuis le 1er mai, a dit l'institut Robert Koch dans un communiqué.

 

Une dizaine de pays européens est touchée depuis la semaine dernière par une bactérie, l'Escherichia coli, très virulente. Ni son origine, ni le fait qu'elle ait surtout touché l'Allemagne ne sont connus ce vendredi.  En effet, c'est dans ce pays que 17 des 18 décès ont été enregistrés. En France, une cellule spéciale a été mise en place.

Des scientifiques chinois, qui ont analysé le génome de la souche, ont noté qu'il contenait des gènes qui rendent la souche résistante à certaines classes d'antibiotiques.Dans un communiqué, ils ont précisé que cette bactérie était liée à une autre souche d'E.coli, l'EAEC 55989, qui a été précédemment isolée en Afrique centrale.

 

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Origine de l'épidémie : des concombres , des tomates et des salades  contaminés par Escherichia coli E.coli enterohémorragique (Eceh).???

 

 

 


Des légumes ? ont facilité la transmission d'une bactérie qui a tué au moins deux personnes. Des centaines d'autres sont malades.
Des concombres ? sont l'un des vecteurs de transmission d'une bactérie qui a causé la mort d'au moins deux personnes et fait des centaines de malades en Allemagne, selon les autorités sanitaires jeudi. La bactérie E.coli enterohémorragique (Eceh), qui peut causer des hémorragies dans le système digestif, a été trouvée dans trois concombres en provenance d'Espagne et un autre dont l'origine demeure encore inconnue, ont annoncé les autorités sanitaires de Hambourg (nord).

"Les soupçons concernant la source de la maladie se portent sur les concombres", a déclaré Cornelia Prüfer-Storcks, chargée des questions de santé à la Ville-État de Hambourg. Le grand port hanséatique, et deuxième ville d'Allemagne, est le principal foyer de cette épidémie qui touche jusqu'ici surtout le nord du pays, selon l'Institut d'hygiène de Hambourg. Dans cette ville, 300 personnes ont été infectées ou présentent des troubles pouvant être associés à la bactérie, selon un bilan publié jeudi en milieu de journée.

 

 

 

Autres hypothèses sur la contamination : les germes de graines de soja ,....

 

 

Diarrhées et sang
Soixante-six personnes y ont déjà été hospitalisées après avoir développé des troubles graves appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU).

D'autres régions, dans le sud et l'est du pays, sont également touchées. Dans l'ensemble de l'Allemagne, 214 cas de SHU ont été officiellement recensés alors qu'en moyenne, 50 à 60 cas sont répertoriés par an, selon un nouveau bilan de l'Institut Robert Koch, établissement fédéral chargé du contrôle sanitaire et de la lutte contre les maladies.

Et "au moins deux personnes" sont mortes à cause de cette bactérie, selon la même source, qui évoquait mercredi jusqu'à quatre décès. La Commission européenne a appelé jeudi à la vigilance en cas de symptômes de maladie. L'inquiétude n'a cessé de grandir ces derniers jours en Allemagne en raison notamment de la difficulté à identifier la source de propagation. Deux cantines d'entreprise ont été fermées et le ministère de l'Agriculture avait indiqué mercredi que les concombres, les tomates et les salades consommés crus seraient à l'origine de la transmission de la bactérie. La maladie se traduit par des diarrhées et du sang dans les selles, des maux de tête et de vives douleurs au ventre

 

Gilles Salvat, de l'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments, nous dresse le portrait d'une tueuse baptisée Escherichia coli O104.

 

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Une bactérie qui se propage à grande vitesse en Allemagne est soupçonnée d'avoir causé la mort de plusieurs personnes. Bruxelles a appelé les Européens à la vigilance. Gilles Salvat, directeur de laboratoire à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses) et chercheur en microbiologie des aliments, fait le point des connaissances sur cette bactérie et sur les précautions à prendre.

 

Le Point.fr : Que sait-on de cette bactérie ?

Gilles Salvat : Il s'agit d'un Escherichia coli - c'est-à-dire un colibacille - entéro-hémorragique. De la famille des STEC (Shiga-Toxin-Producing), cet Escherichia coli produit une shiga-toxine particulièrement dangereuse. Baptisé O104, ce type de bactérie, relativement rare dans les toxi-infections humaines, provoque des diarrhées hémorragiques. Secondairement, quelques jours ou quelques semaines après l'infection, elle peut aussi, chez

certains patients, occasionner un syndrome urémique hémolytique susceptible de conduire à une insuffisance rénale majeure. Les cas graves cités jusqu'ici en Allemagne correspondent à cette complication. O104 peut également être responsable de purpura thrombotique et thrombocytopénique,

 

une maladie qui touche le sang et provoque des hémorragies un peu partout dans le corps.

Une des sources de contamination identifiées semblent être des concombres en provenance d'Espagne. Comment expliquer que l'on trouve cette bactérie sur des légumes ?

Ce sont généralement des bactéries que l'on trouve dans le tube digestif des animaux à sang chaud, en particulier des mammifères. On peut en trouver sur des légumes lorsque ceux-ci ont été fertilisés par des effluents de bovins, d'ovins ou d'autres espèces porteuses de la bactérie, et qu'ils n'ont pas été suffisamment décontaminés.

 

Comment l'infection se propage-t-elle ?

La plupart du temps cela ne touche que les personnes qui ont directement consommé les denrées contaminées, mais il peut y avoir, quand on a une diarrhée hémorragique, une transmission aux proches du malade. La première mesure à adopter pour l'éviter étant tout simplement un lavage très fréquent des mains. Reste que la particularité de ces colibacilles est que la dose infectante est très faible. Quand on parle, par exemple, de salmonelles, il faut ingérer quelques dizaines voire quelques centaines de milliers de bactéries pour être malade. Avec ce type d'Escherichia coli, quelques bactéries suffisent...

 

Les personnes atteintes sont-elles en danger de mort ?

Avec ce type d'infection, la première priorité est de réhydrater, et l'on peut dans certains cas faire des traitements antibiotiques, mais leur utilisation est assez controversée. Ça ne marche pas toujours... On a une morbidité importante dans la mesure où les complications sont un risque d'insuffisance rénale majeure. Si ce n'est pas pris à temps et que l'on perd complètement la fonction rénale, on est obligé d'envisager une greffe de rein avec toutes les difficultés que cela comporte. Quant à la diarrhée hémorragique en elle-même, si elle touche des personnes très fragiles, comme les jeunes enfants ou les personnes âgées, elle peut également être fatale. Mais, pour ce qu'on sait de l'épidémie en Allemagne, il semble qu'elle touche plutôt des femmes jeunes. À ce stade, il est impossible de dire si c'est parce qu'il s'agit de cette bactérie particulière ou bien si cela est lié au véhicule alimentaire, à savoir des crudités.

 

Quelles sont les précautions à prendre pour se préserver ?

Quand on consomme des crudités - et c'est valable de manière générale -, la première chose à faire c'est de les laver soigneusement et, si possible, comme pour les concombres, de les peler derrière. Cela dit, dans ce cas précis, il n'y a pas d'arme absolue car si c'est bien la surface qui est contaminée au départ, on risque toujours de contaminer la partie consommable en manipulant le légume ou le fruit. La seule méthode pour se débarrasser à coup sûr de l'Escherichia coli, c'est la cuisson des aliments. Les préconisations sont de cuire autour de 70 degrés pendant à peu près deux minutes.

 

 

Face à l'épidémie, la Russie a interdit jeudi l'importation de légumes frais en provenance de l'Union européenne,  "Ce qui se passe dans l'Union européenne depuis un mois n'arrive même pas dans les pays africains", a dénoncé Guennadi Onichtchenko, directeur de l'agence russe de défense des consommateurs, avant d'ajouter que "la législation sanitaire européenne tant louée (...) ne marche pas".

Et de marteler : "Nous voulons des explications. S'ils nous disent demain que la crise est réglée, que l'origine de la maladie est connue et que, par exemple, c'est la salade qui est en cause, alors nous interdirons les importations de salade et autoriserons tout le reste".

 

From : le Point , 20 minutes ,TF1,...

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Tag(s) : #Santé - Bien - être
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