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  Les attaques de l'ex-garde des Sceaux contre le premier ministre sont «honteuses, scandaleuses, lamentables et indécentes», a ainsi estimé Morano. «Quand on a été servi sur un plateau en or massif, on se tait, on se consacre à son mandat et on arrête d'enquiquiner tout le monde», a-t-elle plaidé. «Quand on n'a pas transpiré pour aller chercher ses mandats, on se tait», a-t-elle encore ajouté avant d'interpeller Jean-François Copé: «Il faut savoir taper du poing sur la table et dire stop.» Conclusion de Philippe Goujon après la réunion: «Il fallait que Copé prenne le pouls de la majorité à Paris. Maintenant, c'est fait.» 
 

 

Ses soutiens, Rachida Dati les a comptés hors du bureau politique, à travers les communiqués d'élus amis. La députée de Moselle Marie-Jo Zimmermann estime, au nom de la représentation des femmes à l'Assemblée, que François Fillon «ne doit en aucun cas priver» Rachida Dati de sa circonscription. Son collègue des Alpes-Maritimes Lionnel Luca met en garde contre les «parachutages électoraux (qui) sont toujours mal vus par les électeurs».
Député maire du XVIe à Paris, Claude Goasguen n'était pas au bureau politique, «occupé par des problèmes de fuite de gaz dans le quartier d'Auteuil» et surtout «fatigué de l'ambiance». «Énervé» aussi «par les déclarations de gens de province qui donnent des leçons alors qu'ils ont tout autant de problèmes chez eux !».
«J'attends des solutions du secrétaire général», a-t-il dit, ajoutant: «Je ne soutiens pas Dati, je soutiens une idée de Paris qui n'est pas un endroit où l'on atterrit pour changer d'air…» Goasguen considère que Fillon «devrait cesser de camper dans une position de dignité outrée et accepter de discuter avec Dati…».

 

 

 

 

D.Vaillant :Dati pointe l'embauche à Bercy du fils de Jean Tibéri...
" Je n'ai rien contre Dominique Tiberi, mais c'est encore la République ancienne. Il fallait offrir un poste à tout prix pour récupérer la circonscription que Jean Tibéri envisageait de transmettre à son fils. Que la commission chargée d'étudier cette nomination se soit prononcée contre à l'unanimité et, qu'on passe outre, c'est la République des copains et des pistons.
La nomination de copains compétents, c'est limite. La nomination de copains incompétents, c'est plus problématique et condamnable. Nous avons besoin d'une République de la méritocratie. Si j'ai nommé Claude Guéant préfet de Bretagne, c'est parce qu'il était compétent. Tant pis s'il était de droite."

 


" Elle pointe  l'embauche à Matignon d'une ex-conseillère technique du groupe UMP de Paris...
En vertu d'une loi qu'il a fait voter, s'il cesse d'être Premier ministre, François Fillon redevient député de la Sarthe. Il n'est pas élu à Paris. Embaucher quelqu'un pour sa connaissance des dossiers parisiens, cela relève donc vraiment de la convenance personnelle ! Ce n'est pas une bonne utilisation des deniers de la République. Ce n'est pas irréprochable. Mais avec un Premier ministre qui utilise des avions de l'Etec pour rentrer à Sablé-sur-Sarthe, plus rien ne peut nous étonner. Jospin, lui, rentrait à Toulouse à bord d'avions de ligne.
Mais presque tous les ministres ont un conseiller chargé des « affaires locales »...
C'est très vieille République – plus celle dont on a besoin aujourd'hui. J'ai été ministre pendant cinq ans : je n'avais pas, à mon cabinet, de conseiller chargé du XVIIIe. C'est une survivance condamnable.

 

 

François Fillon laisse tomber les sarthois pour aller  à Paris ?
" La décision de François Fillon est le signe de quelqu'un qui n'est pas sûr de lui. Il anticipe une défaite de la droite jusque dans la Sarthe. Entre la fidélité à un terrain et l'aventure d'un parachutage, il a choisi le confort. C'est une forme de réalisme.
Il ne dit pas : « Je viens à Paris pour contribuer à la reconquête municipale. » Il veut un poste de député à Paris dans une circonscription imperdable. Le jour où le VIIe arrondissement basculera, la droite n'aura vraiment plus rien.
Je ne veux pas m'immiscer dans les affaires de la droite mais ce processus n'a rien de démocratique. On ne va pas demander aux militants UMP ce qu'ils en pensent ? L'idée qu'il n'y aurait pas de salut sans parachutage est quand même un aveu de faiblesse extraordinaire.

 

 

Les parachutages
" Les parachutages à Paris ne marchent plus. Philippe Séguin l'a tenté en 2001, il a subi un revers magistral. La même année, Bertrand Delanoë avait été confronté à l'adversité de Jack Lang. Il s'était retiré de la course car il était redevenu ministre mais il est évident que Delanoë l'aurait emporté sur Lang qui n'était pas implanté à Paris.
Pour revenir sur le cas Fillon, il faut bien savoir que les Parisiens ne veulent plus de gens qui se prétendent sauveurs alors qu'ils ne sont là que pour eux-mêmes.....le parachutage de Fillon, comme si Paris est juste un tremplin ou un rebond .
From : le Figaro ,Rue 89,...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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