La pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu » jouée au Théâtre de la Ville jusqu’au 30 octobre ne passe pas. Des jeunes catholiques se sont retrouvés mardi en début de soirée place Louis Lépine sur l’île de la Cité afin de réciter le chapelet.
C’est dans un silence de mort ponctué par des « Je vous salue Marie » qu’ils sont arrêtés pour « vérification d’identité » par une quarantaine de policiers : 50 sont conduits dans un car, 21 dans un autre. Un enfant de douze ans, les larmes aux yeux, ainsi que sa grande sœur sont relâchés in extremis. Les autres sourient, chantent, brandissent leurs chapelets aux fenêtres des véhicules.
Un prêtre n’hésite pas à parler de « rafle » Certains policiers semblent eux-même un peu décontenancés devant un tel public.
Les catholiques manifestent quotidiennement, depuis une semaine, devant le Théâtre de la Ville, à Paris. Ils ont même réussi, à plusieurs reprises, à interrompre la représentation de la pièce de théâtre de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu (Le Monde du 27 octobre).
Si les groupes à l'origine du désordre sont connus – France Action Jeunesse, Renouveau français, Civitas –, et souvent surveillés par les policiers, les individus interpellés depuis une semaine ne le sont pas.
Les chrétiens, comme les autres, ont droit à la protection et au respect de leur foi.
Les tribunaux les leur ont refusés en rejetant une demande de l’AGRIF visant à déprogrammer ce spectacle qui blesse et qui injurie – puisqu’il y a des blessés et des injuriés. Un nouvel épisode de la haine anti-chrétienne s’ouvre avec la prochaine représentation, à Toulouse et à Paris, de Golgota Picnic, encore plus virulent dans sa dénonciation des catholiques et du Christ et bien plus obscène : Me Jérôme Triomphe vient d’adresser des « demandes préalables » au maire et au préfet de Paris afin de faire constater que la pièce constitue un trouble à l’ordre public et pour demander sa déprogrammation et son interdiction, avant de saisir le tribunal administratif.
L'Eglise catholique demande " une liberté d'expression respectueuse du sacré", a indiqué le porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Bernard Podvin."Elle réagit quand c'est nécessaire, avec détermination, et toujours par moyens pacifiques", poursuit le prélat.
Tiens ! si la Liberté d'expression irrespectueuse du sacré et de la personne est tolérée .... on aura bientôt des pièces de théâtre ...anti-rabbinique ,anti-mahomet , anti-christ .... anti-sarkozy , etc .... Et il ne faut pas se plaindre des incivilités ... Quelle réaction aura la personne concernée , si l'on remplace dans ces pièces de théâtre le visage du Christ par une photo de Sarkozy , ou de Obama ...et et que ces acteurs lancent des coulées de saletés là dessus !?
Charlie Hebdo
Les locaux parisiens du journal satirique, qui sort un numéro sur la charia, auraient été attaqués au cocktail molotov. Son site Internet a par ailleurs été piraté.
La réponse n'aura pas tardé. Deux jours après que l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a annoncé un numéro baptisé «Charia Hebdo», avec «Mahomet rédacteur en chef», le siège du magazine a été détruit dans la nuit par un incendie. Situés dans le 20ème arrondissement de Paris, les locaux, attaqués au cocktail molotov selon Europe 1, auraient été détruits à 70%, selon BFM TV. Le site internet du journal a par ailleurs été piraté, affichant en lieu et place de sa page d'accueil une image de la mosquée sacrée de La Mecque, accompagnée de la phrase «No god but Allah» («Il n'y a de Dieu qu'Allah»).
Le journal satirique avait décidé de faire son «Charia hebdo» en réaction à la victoire, en Tunisie, du parti islamiste Ennahda la semaine dernière, ainsi qu'à la proclamation de la loi islamique en Libye. «Afin de fêter dignement la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et la promesse du président du CNT (Conseil national de transition) que la charia serait la principale source de législation de la Libye, Charlie Hebdo a proposé à Mahomet d'être le rédacteur en chef exceptionnel de son prochain numéro», précisait le journal dans un communiqué lundi. «Le prophète de l'islam ne s'est pas fait prier pour accepter et nous l'en remercions», ajoutait le texte.
«100 coups de fouet, si vous n'êtes pas morts de rire !»
La Une du journal, qui doit paraître ce mercredi, affiche un dessin représentant Mahomet visiblement joyeux avec ces mots : «100 coups de fouet, si vous n'êtes pas morts de rire !» Dans ce numéro, on trouve un «édito de Mahomet» intitulé «L'apéro Halal», une double page de dessins pour expliquer «la charia molle» ou encore un supplément «Charia Madame». En dernière page, «les couvertures auxquelles vous avez échappé», un dessin représente Mahomet avec un nez rouge de clown et cette phrase: «Oui, l'islam est compatible avec l'humour».
L'hebdomadaire avait décidé cette semaine de se rebaptiser «Charia Hebdo» en référence aux événements en Tunisie et en Libye. Cette édition, dont la Une circulait depuis lundi sur les réseaux sociaux, a sucité de nombreux commentaires, dont certains indignés sur Twitter. Ces derniers accusaient le magazine de provocation. «On n'a pas l'impression d'avoir fait une provocation supplémentaire. On a l'impression simplement de faire notre boulot comme d'habitude. La seule différence cette semaine, c'est que Mahomet est en couverture et que c'est assez rare de le mettre en couverture», avait réagi lundi Charb, dessinateur et directeur de la publication de Charlie Hebdo. «On se demande ce qu'il faut faire pour ne pas indigner», avait-il ajouté.
Les locaux de l'hebdomadaire satirique ont été incendiés dans la nuit de mardi à mercredi alors que le journal sortait mercredi un numéro rebaptisé "Charia hebdo", avec le prophète Mahomet comme "rédacteur en chef". "Tu as touché notre prophète", "Allez au diable, Charlie Hebdo", "Honte à Charlie Hebdo,vous avez gagné un bon tirage mais vous récolterez les conséquences", indiquent par ailleurs des messages de menaces, tandis que d'autres argumentent.
"Les musulmans demandent une seule chose : des excuses publiques", dit l'un d'eux. "Si vous parlez de la liberté, alors pensez à ce que ça fait si je caricature Jésus", dit un autre. Ou encore : "Votre liberté s'arrête lorsque la liberté des autres commence..."
Charlie Hebdo avait déjà comparu au tribunal pour répondre de caricatures de Mahomet publiées en février 2006, considérées comme injurieuses par des organisations islamiques. Le journal avait été relaxé par la justice française. La publication de ces caricatures dans des journaux danois, puis d'autres pays d'Europe, avait déclenché de violentes protestations dans nombre de pays musulmans.
From : le Monde , Nouvelles de France , Islam en France ,Figaro, ...