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Sarkozy devient très vulnérable.

Le Sénat passé à gauche pour la première fois de la Ve République n'arrange rien. Plus des deux tiers des Français (68 %) estiment que «s’il se représente», le chef de l’Etat «va vraisemblablement perdre l’élection présidentielle de 2012», selon un sondage Viavoice pour Libération, détaillé dans l'édition de lundi. D’où la question de la pertinence d’une candidature Sarkozy en 2012.

Raison du discrédit: «La dette et les déficits publics» (65%), «l’insuffisance des résultats économiques et sociaux» (64%) et «les affaires politico-financières» (62%).

Et les résultats de ce sondage sont frappants: pour l’opinion, Alain Juppé  , François Fillon apparaîssent comme des  candidats les plus cotés pour l’UMP en 2012.

 

 

L’opposition, elle, profite de la chute du chef de l'Etat.

François Hollande, candidat à la primaire PS, a évoqué dimanche la possibilité que Nicolas Sarkozy ne soit pas candidat en 2012, en affirmant que s’il était désigné pour la présidentielle il ferait «la même campagne quel que soit le candidat de droite qui lui sera opposé».
«Aujourd’hui, il y a des humeurs, des rumeurs laissant entendre que cela pourrait ne pas être Nicolas Sarkozy», a déclaré Hollande, invité du «Grand rendez-vous» Europe 1/iTELE/Le Parisien. «Le plus probable, a-t-il poursuivi, est que ce soit Nicolas Sarkozy. Mais on ne peut rien empêcher, rien interdire. A un moment ou à un autre, il y aura un certain nombre de turbulences dans son camp. Pour l’instant, c’est plutôt feutré». «Mais, a ajouté le député de Corrèze, comme cette hypothèse existe, si je suis désigné les 9 et 16 octobre (date du scrutin de la primlaire), je ferai la même campagne quel que soit le candidat de droite qui me sera opposé».

 

 

 

Mercredi, le chef du gouvernement François Fillon  parfois présenté comme un possible recours pour 2012 face à l'impopularité persistante du chef de l'Etat ,a estimé mercredi 5 octobre que la primaire était un "processus moderne qui convient à droite comme à gauche", rappelant que l'UMP y avait déjà eu recours, "notamment lors des dernières élections municipales à Paris [en 2008". Une position subtile, qui tranche en partie avec les déclarations passées du premier ministre.

En juin 2010, M. Fillon a  affirmé qu'il y aura bien des primaires pour désigner le candidat de la majorité en 2012. Comme Nicolas Sarkozy l'a "toujours dit", précisait-il.

En 2005, Nicolas Sarkozy s'était en effet lui-même dit favorable à l'idée de primaire ouverte aux sympathisants pour désigner le candidat de l'UMP à la présidentielle. À l'époque, M. Sarkozy voulait éviter une candidature concurrente, en particulier celle de Dominique de Villepin. Il avait même fait inscrire le principe d'un vote des militants dans les statuts du parti à la suite d'un référendum interne, début 2006. Le principe, s'il ne porte pas le nom de "primaire", y est toujours défini clairement : "Le Congrès (...) composé de tous les adhérents à jour de cotisation (...) choisit le candidat soutenu par l'Union à l'élection à la présidence de la République."

 

Dans sa sortie, François Fillon a pris le soin de préciser que la primaire ne s'applique pas qu'à la présidentielle. Alors qu'on prête au premier ministre la volonté de se présenter aux législatives à Paris en 2012, puis aux municipales de 2014, M. Fillon a souligné qu'organiser des primaires ne constituerait "pas une nouveauté puisqu'à plusieurs reprises on a déjà employé ce processus", citant à titre d'exemple "les dernières élections municipales à Paris", en 2008.
Comme d'autres élus de droite à Paris, le député UMP Bernard Debré s'est d'ailleurs dit mardi favorable à des "primaires ouvertes" à droite à Paris pour l'élection municipale de 2014 afin de "calmer les ambitions d'un certain nombre de caciques".

 

Interrogé lors de son point presse hebdomadaire sur la proposition de M. Debré, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé – un des rivaux de M. Fillon à droite pour l'après-Sarkozy – n'a pas exclu mercredi la tenue de primaires ouvertes, à droite, pour les élections municipales de 2014 à Paris, répondant : "Peut-être, pourquoi pas ?"

 

Les propos de M. Fillon interviennent en pleine primaire socialiste, ouverte à tous les sympathisants de gauche. Avant que la campagne des socialistes ne débute vraiment, l'UMP affichait son mépris. Les ténors du parti pensaient que le processus de désignation du candidat PS pour la présidentielle de 2012 allait exacerber les divisions et transformer un peu plus le PS en "machine à perdre". Le ton a aujourd'hui changé.

 

 

 

 

Les primaires socialistes ont fait des ravages à l'UMP...

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Les-primaires-socialistes-ont-fait-des-ravages-a-l-UMP_a602.html

En 2007, personne à l'UMP n'avait empêché Nicolas Sarkozy d'organiser une primaire pour consacrer son investiture du 14 janvier 2007.( A l'époque, Jacques Chirac n'avait pas encore confirmé qu'il ne se représentait pas.)

 

 

Les primaires, surtout chez les autres, il déteste. Sarkozy a donné une leçon de gaullisme, signe d'un énervement hors normes. «La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques et le candidat  pris en otage par son parti. Le général de Gaulle a voulu une élection à deux tours, pas à quatre tours.»

Le sénateur/blogueur centriste Alain Lambert eut la réplique cinglante : «L'idée du général de Gaulle, c'était d'instaurer une élection présidentielle à deux tours, pas à quatre tours, ni d'aller au Fouquet's le soir, ni sur un yatch le lendemain, ni d'emmener Bigard chez le Pape, ni de nommer son fils à la Défense, ni de "casser les pauvres cons".»

 

 

 

Dans les couloirs de l'Elysée, on murmure chaque semaine qu'il annoncera sa candidature au plus tôt fin janvier, idéalement en février. S'il n'était pas candidat, il serait pourtant trop tard pour organiser des primaires à droite.

Les enquêtes se succèdent et se ressemblent. L'impopularité de Nicolas Sarkozy, malgré des mois et des mois de prises de distance, d'activité diplomatique et d'agitation provinciale, reste stable et énorme. Même chez  Opinionway, le sondeur du Figaro, on créditait Sarkozy de 66% de mécontents, soit 13 points de plus qu'en septembre 2009 ! A l'Elysée, où pourtant trois conseillers seniors et spécialistes des enquêtes d'opinion sont payés à temps plein sur le budget de l'Etat, on feint de ne pas s'en inquiéter.

 

On se dispute aussi parce qu'il n'y a plus de leader. Depuis des mois, Sarkozy ne tient plus son camp....

Un candidat qui se cache, un parti désorganisé, un programme ajourné...

 

From : Libération , le Monde , Rue 89 , Marianne,...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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