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Le Maghreb (en arabe : المغرب al-Maghrib, « le Couchant », en berbère : Tamazgha) est la région d’Afrique du Nord comprise entre la mer Méditerranée, le Sahara, l’océan Atlantique et l'Égypte.

 

 

Les premiers conquérants Arabes arrivés dans la région ont appelé Djazirat al-Maghrib, c'est-à-dire « Île du Couchant », les pays occidentaux isolés du reste du monde par le contact, au fond de la grande Syrte, entre le Sahara et le rivage de la Méditerranée. Le Maghreb au sens strict regroupait le Maroc, l'Algérie et la Tunisie. Aujourd'hui, afin d'éviter toute confusion, on appelle Petit Maghreb ou encore Maghreb central l'ensemble des trois pays occupant la péninsule atlassienne de l'Afrique du Nord. L'espace du Grand Maghreb rattache à cet ensemble la Mauritanie et la Libye, ainsi que le territoire contesté du Sahara occidental.

 

 

Le Maghreb couvre une superficie d'environ cinq millions de km² partagés entre le bassin méditerranéen et les régions sahariennes. Le désert du Sahara recouvre la majeure partie de son territoire. La population d'environ 87 millions d’habitants, a réalisé un PIB de 303 milliards de dollars en 2007[1] est de ce fait très inégalement répartie et concentrée principalement sur les plaines littorales. La région dispose en outre d'importantes ressources naturelles minières (phosphates et fer) et énergétiques (gaz naturel et pétrole).

 

Le Maghreb forme depuis plus d’un millénaire une unité géographique, mais pas linguistique (il y a plusieurs langues : les dialectes arabes et berbères). Il possède en effet une forte identité qui le distingue par rapport aux mondes arabe et africain du fait de son relatif isolement par rapport à celui-ci et de l'importance de l'élément berbère dans sa culture[2]. Bien qu'éloignés l'un par rapport à l'autre, le Maghreb et le Machrek sont toutefois particulièrement liés par la langue arabe et la culture islamique. Carrefour d'influences diverses, son histoire contemporaine est marquée par la colonisation française, espagnole et italienne mais aussi par sa proximité avec l'Europe de l'Ouest.

Une tentative de rapprochement politique et économique a été initiée en 1989 avec la création de l'Union du Maghreb arabe.

 

 

 

 

Un vent de Révolution souffle sur le Maghreb .....

L’immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi a déclenché en Tunisie une révolte sans précédent. L’immolation n’est pas un suicide, il s’agit d’un acte de courage destiné à montrer à la foule le rejet absolu des pratiques d’un pouvoir qui vous empêche littéralement de vivre et c’est bien la raison pour laquelle le peuple a décidé une fois pour toutes d’en finir avec la dictature.

 

Notes diplomatiques

L'entourage familial du président Zine el-Abidine Ben Ali est une "quasi-mafia" et le régime tunisien "n'accepte ni critique ni conseil", affirment des télégrammes confidentiels américains obtenus par WikiLeaks.

Dans ce câble daté de juin 2008, sous le titre "Ce qui est à vous est à moi", l'ambassade cite plus d'une dizaine d'exemples d'abus de l'entourage familial du chef de l'État. Par exemple, écrit-il, l'épouse du président se voit accorder gratuitement par l'État un terrain, qui sera viabilisé tout aussi gratuitement, pour construire un établissement scolaire privé, revendu depuis. À l'été 2009, un autre mémo, tout en saluant la robuste croissance économique (5 % en moyenne) et le statut avancé de la femme, relève que "le président Ben Ali prend de l'âge", que "son régime est sclérosé" et qu'"il n'y a pas de successeur avéré".

 

 

"L'extrémisme reste une menace. Confronté à ces problèmes, le gouvernement n'accepte ni critique ni conseil, qu'il vienne de l'intérieur ou de l'extérieur. À l'inverse, il ne cherche qu'à imposer un contrôle plus strict, souvent en s'appuyant sur la police", ajoute ce télégramme. Pour les diplomates, affirme encore l'ambassade américaine en Tunisie, travailler dans ce pays est devenu très difficile. Les contrôles, "mis en place par le ministre des Affaires étrangères", les contraignent à avoir une permission écrite avant tout contact avec un officiel. Une demande de réunion doit être accompagnée d'une note diplomatique. "Beaucoup restent sans réponse", précise-t-elle.

Les États-Unis, ajoute le télégramme, devraient aussi demander aux pays européens d'intensifier leurs efforts pour "persuader le gouvernement tunisien d'accélérer les réformes politiques". L'Allemagne et la Grande-Bretagne sont acquises à cette idée, mais "des pays-clés, comme la France et l'Italie, hésitent à faire pression" sur la Tunisie, selon ces remarques américaines divulguées par WikiLeaks

 

 

Le régime mis en place par Ben Ali, un homme qui a distribué à son entourage immédiat les ressources du pays et qui joue le rôle d’arbitre entre les différents détenteurs des richesses, retirant aux uns et donnant aux autres dans une valse des allégeances qui l’a complètement éloigné des réalités de la Tunisie.

Concernant les dérives politiques, ce sont des pratiques mafieuses de son entourage immédiat, et ce, au vu et au su de tout le monde et avec la complicité de plusieurs membres de tous les corps de l’État.

 

Cette logique du pouvoir a entraîné une si grave déliquescence des valeurs que la société dérive rapidement et sûrement vers la décadence de la société tunisienne.

Outre les mouvements de foule spontanés comme les révoltes de Redeyef en 2009 et de Sidi Bouzid qui se sont étendues à toute la république et où les slogans scandés par la foule sont dirigés contre la corruption de la famille de Ben Ali, Les Tunisiens depuis le premier jour réclament Liberté Egalité Justice et Démocratie.

 

 

 

 

 

Un Quai d'Orsay complètement largué .... dans le brouillard ! La France soutient  Ben Ali en proposant le savoir-faire de la répression policière .... contre le peuple tunisien !

Le gouvernement français aura soutenu jusqu’au bout le régime de Ben Ali contrairement aux américains qui ont pris leur distance à temps. En appuyant la « transition Ghannouchi », invalidée par le Conseil Constitutionnel, la France officielle montre qu’elle est plus proche d’un sérail déboussolé que des réalités politiques tunisiennes.

 

 

Le jeu de la France au Maghreb et sa perte d’influence peuvent se mesurer aux réactions à retardement devant l’évolution rapide de la situation en Tunisie. Depuis le début des troubles le 17 décembre à Sidi-Bouzid, tout le monde avait compris que le silence de Paris valait approbation au régime de Ben Ali. Ce soutien muet a été confirmé par la sortie surréaliste de la ministre des affaires étrangères françaises, Michèle Alliot-Marie, qui avait proposé – le 12 janvier ! - l’assistance technique de la police française aux polices tunisienne et algérienne.

 


 

Les éditorialistes de la presse française se sont perdus en conjectures sur les raisons profondes d’une sortie d’une maladresse rarement observée à ce niveau de responsabilités. La gêne des dirigeants français pour qui Ben Ali a été un allié fidèle ne suffit pas à expliquer l’attitude de Paris, systématiquement déphasé. Il semble clair que les diplomates français n’ont pas su évaluer l’ampleur de la révolte tunisienne. Ils ont été, comme Ben Ali, dépassés par un mouvement populaire dont l’

évolution actuelle s’apparente à une déclinaison des révolutions « orange » ou « verte » promues par les Etats-Unis en vue de faire basculer des régimes autoritaires vers des formes de démocraties plus conformes aux standards occidentaux. A l’image de ce qui s’est passé dans certains pays de l’Est européen, le rôle des réseaux sociaux du net, l’attitude de l’armée tunisienne et le discours diplomatique américain – sont des éléments structurants de la chute de la maison Ben Ali.

 

 

 

Ben Ali a-t-il décidé sa fuite ou l’armée tunisienne at-elle au contraire exigé son départ? C’est cette dernière hypothèse qui était privilégiée par plusieurs chancelleries européennes.

Selon BFM.TV, la fuite précipitée de Ben Ali serait due aux pressions américaines…Selon la même source les militaires lui ont demandé de partir … il a quitté vers malte, Dubai, puis Jeddah .

 

 

Dans la matinée, c’est un Zine El Abidine Ben Ali aux abois qui se replie sur son palais de Hammamet. Il y convoque certains membres de son gouvernement et quelques conseillers. Une équipe de la télévision tunisienne est également présente sur les lieux.

Autour du palais, le général Ali Sériati chef de la sécurité du président, veille au grain. Ses sbires quadrillent le quartier où se situe la résidence présidentielle, armes à la main. Zine El Abidine Ben Ali convoque Abdelaziz Ben Dhia, porte-parole de la présidence et Abdelwahab Abdallah, son conseiller politique et allié sans faille du clan Trabelsi.

Il les informe que la situation échappe à tout contrôle et qu’il sera dans l’obligation de sacrifier quelques têtes. Les rapports qui lui parviennent des services de sécurité font état d’une révolte généralisée dans le pays. La foule serait en train de marcher sur le Palais de Carthage à Tunis.

La veille, le président avait été lâché par deux figures de son régime : le ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjan et le général de corps d’armée, chef de l’état-major Rachid Ammar. Tous les deux forment un axe solide qui demande au président de partir pour éviter le bain de sang. Au milieu de l’après-midi, le général Rachid Ammar informe le président Ben Ali que l’armée sera obligée de décréter un couvre feu général et que dans trois heures elle procédera à la fermeture de l’espace aérien.

Kamel Morjan appuie les propos du général Ammar. Il dit au président que si jamais d’autres victimes civiles venaient à tomber sous les balles de la sécurité, les Américains vont définitivement lâcher le régime et appliquer des sanctions. C’est alors qu’Abdelaziz Ben Dhia intervient et réussit à convaincre le président de «s’éclipser » quelques jours pendant lesquels la Tunisie sombrerait dans le chaos.

Plusieurs attentats seraient alors organisés et imputés aux islamistes. Le RCD organiserait dans la foulée des marches monstres demandant le retour du sauveur. Ben Ali se laisse convaincre.....

 

Le plan est diabolique. Mais, c’est sans compter sur la détermination du duo Ammar-Morjan. Dans la soirée, les Américains font pression sur les français pour qu’ils n’accueillent pas le président déchu, alors que Hilary Clinton appelle le prince Nayef Ben Soltane pour accueillir Ben Ali.

 

 

L'immolation de Mohamed Bouazizi, le 17 décembre 2010, a été le détonateur d’une explosion ininterrompue de mécontentement généralisé. La répression exclusivement policière, sans que des mesures d’exception ne soient prises, d’une révolte à caractère insurrectionnel a été l’indicateur du refus de l’armée tunisienne de protéger Ben Ali. Plus significativement, l’armée après avoir été appelée à quadriller le centre de la capitale mercredi soir a ostensiblement retiré ses blindés des rues de Tunis dès jeudi matin, les officiers et soldats n’hésitant pas à manifester leur sympathie aux manifestants. Depuis la fuite de Ben Ali et l’instauration de l’état d’urgence et d’un couvre-feu très strict, les militaires se sont redéployés en force dans la capitale et des hélicoptères survolent la ville. L’armée nationale tunisienne a laissé tomber Ben Ali et elle soutient activement le processus en cours... .

 

 

 

 

Certains analystes estiment que l’Elysée et le Quai d’Orsay ont été court-circuités dans la gestion de la crise par les américains dont l’influence au sommet de l’armée tunisienne est très perceptible. Les officiels français n’envisageaient pas l’hypothèse de l’effondrement du régime alors que le département d’Etat a immédiatement et très clairement pris ses distances avec Ben Ali dès les premières manifestations, allant jusqu’à convoquer l’ambassadeur de Tunis à Washington. Le ton de l’administration américaine s’est durci au fil de la révolte du peuple tunisien. Le

Département d’Etat ayant publié le 11 janvier un communiqué s’inquiétant de « l’usage excessif de la force » par les forces de l’ordre. Le premier ministre français a du cependant emboiter le pas aux américains pour déplorer l’usage disproportionnée de la force. Une réaction aussi tardive que gênée aux entournures.

 

Mais c’est aussi auprès des « décideurs » maghrébins que les sinuosités françaises semblent poser problème. Le refus de recevoir Ben Ali, repoussé sans égards après avoir été longtemps été célébré par les plus hautes autorités françaises, montre aux dictateurs qui se targuent de cette légitimation « démocratique » extérieure, que « l’amitié » de la France officielle est sans valeur par gros temps. Les commentaires désabusés de certains dignitaires maghrébins en disent long : les cadeaux somptueux et les réceptions fastueuses de leaders politiques français ne garantissent pas le renvoi d’ascenseur… Tout au long de la crise tunisienne et jusqu’au départ de Ben Ali, l’exécutif français a envoyé des signaux qui montrent l’affaiblissent de son influence régionale et ternissent la réputation du pays des « droits de l’homme ». Le sentiment de honte exprimé par certains journalistes français n’est pas fortuit.

 

From : Matunisie , Babnet , Algériedz ,Mediapart , le Point , ....

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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