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Quand un homme politique est incapable de s’expliquer sur des pratiques financières douteuses, c’est inquiétant. Quand il s’agit de l’ex ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy, c’est grave.  

On avait eu la Cahuzac, du nom de ce ministre du budget jurant les yeux dans les yeux qu’il n’avait jamais eu de compte en Suisse, avant de battre sa coulpe quelques semaines plus tard. 

 

Voilà maintenant la Guéant, ou l’histoire d’un ex ministre de l’Intérieur pris la main droite dans un pot de peinture (flamande) et l’autre dans la caisse des primes occultes échappant au fisc.     

 

Comment disait l’ancien Président, déjà ? Ah oui, c’est ça : « République irréprochable ».

La « République irréprochable » a le visage de Claude Guéant, Talleyrand des temps modernes.

 

Roselyne Bachelot, qui le côtoya de près comme ministre du même gouvernement, a dit de ses explications embarrassées : « soit c’est un menteur, soit c’est un voleur ». Entre ex collègues, c’est sympa. On sent l’affection mutuelle, le respect et l’admiration. Mais pourquoi sous estimer les capacités de ce Sarkozyste du premier cercle ? Il est capable d’être les deux à la fois, voleur et menteur.

 

En tout cas, Claude Guéant n’a convaincu personne sur les origines des 500.000€ arrivés d’un compte étranger, découverts dans le cadre de l’enquête sur un éventuel financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007, par des fonds en provenance de la Libye de Kadhafi. 

Son histoire de vente de deux tableaux du peintre hollandais Andries van Eervelt à un avocat, en 2008, laisse pour le moins perplexe. La somme finale, rondelette, ne semble pas correspondre (et de loin) aux estimations des œuvres de cet artiste.

 

L’ex homme de l’ombre se plaint (à juste titre) de la violation du secret de l’instruction. Il assure pouvoir fournir à la justice tous les documents attestant de la validité de cette opération. On verra bien. Pour l’heure, l’affaire exhale plus l’odeur de l’argent sale évoqué par un Zied Takieddine que celle de la peinture flamande du XVIIème siècle.     

 

Mais ce n’est pas tout. Car les comptes de Claude Guéant, qui aime à se présenter comme un citoyen modeste, vivant chichement, attestent aussi d’étranges virements en liquide. 

 

Ce ne sont pas de « grosses sommes », a-t-il déclaré au Monde, pas plus de 20.000 à 25.000€, « pour acheter des appareils ménagers, des choses de ce type ». Une lessiveuse, peut-être ? 

 

Quant à l’origine des fonds, on plonge dans une étrange zone d’ombre. Des « primes de cabinet » ? Impossible puisqu’elles ont été supprimés par Lionel Jospin en 2001. Claude Guéant assure que la pratique a perduré au ministère de l’Intérieur jusqu’en 2006. Etrange. A moins qu’il ne s’agisse d’un système parallèle, et si oui, lequel ? 

 

A part çà, tout va bien. On apprend de la bouche d’un ex ministre de l’Intérieur que des primes occultes ont circulé, qu’elles étaient versées en liquide, qu’elles échappaient au fisc, et qu’il en a bénéficié.

 

A part ça, tout va bien. La Sarkozie était clean, propre, nette, sans bavure. Quant à la campagne de 2007, elle a été financée uniquement avec l’argent des militants et les ventes de tee shirt.

 

A part ça, tout va bien. On a pu faire la leçon aux pauvres, dénoncer en tout chômeur un tricheur potentiel, et organiser des réseaux de primes au black au plus haut sommet de l’Etat. *

 

A part ça, tout va bien. Un ex ministre de l’Intérieur s’est comporté comme un petit voyou sans que le Président de l’époque ait pu en être informé. 


A part ça, tout va bien. Il n’y a pas besoin d’organiser la promotion de Marine Le Pen. Le « tous pourris » chemine tout seul, avec le coup de main (pardon : de pinceau) d’un représentant éminent de la grande famille Ump, où l’on ne transige pas sur les principes de la République et de la morale.

 

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Des questions
Selon la société Artprice, numéro un mondial des données sur le marché de l'art, le prix record aux enchères d'une des toiles du peintre flamand de moyenne envergure dont Claude Guéant possédait deux tableaux, se monte à 140 000 € (hors frais).

Les « primes de cabinet » versées en liquide, invoquées par M. Guéant, ont été supprimées par le gouvernement Jospin en 2002 et remplacées par des virements bancaires. Sur ce point, l'ex-ministre UMP Roselyne Bachelot a estimé à propos de son ancien confrère du gouvernement : « Soit c'est un menteur, soit c'est un voleur. »

« La justice travaillera en toute indépendance et ira jusqu'au bout », a commenté hier François Hollande..

 

Gilbert Collard, député FN du Gard, interrogé sur i-Télé estime que: "pour l'instant, il donne des explications qu'on doit recevoir avec honnêteté et objectivité... Peut-être dit-il vrai, peut-être ment-il, mais tant qu'une enquête sereine ne sera pas accomplie, on n'en saura rien. Ce qui est vrai, c'est que la manière dont il s'est comporté a une odeur de suspicion grave, ça je crois qu'il faut avoir l'objectivité de l'admettre."

 


"Explications pas très convaincantes"
Le député FN juge notamment "inacceptable" l'explication sur les primes en liquide que l'Intérieur aurait continué de verser jusqu'en 2006 à ses fonctionnaires.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris, interrogé sur France Info s'est, lui, étonné de l'existence de telles primes. "C'est très étonnant parce que la décision prise par Lionel Jospin (de supprimer en 2002 les paiements en liquide dans les cabinets ministériels, ndlr) avait l'air définitive et à l'époque, les dirigeants de droite disaient qu'ils la respecteraient. Il faut manifestement que la justice aille plus loin pour y voir clair".

Et d'ajouter: "La justice qui a commencé à faire une enquête doit aller au bout de cette enquête. Manifestement il y a des choses pas très claires et les explications données par Claude Guéant ne sont pas très convaincantes pour le moment".

"Petit maître en embrouilles"
Pour le PS, "les faits révélés par Le Canard enchaîné au sujet de sommes d'argent découvertes sur les comptes de Claude Guéant sont d'une extrême gravité", selon le porte-parole du parti, Eduardo Rihan-Cypel.

"Si l'enquête judiciaire vient confirmer la nature frauduleuse et la provenance douteuse de ces sommes d'argent, nous serons alors en présence d'une véritable affaire d'État", poursuit-il, jugeant qu'il "serait alors légitime de s'interroger sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans cette affaire".

Quant à Laurence Rossignol, autre porte-parole du PS, elle estime que "tout cela semble davantage une affaire de faussaire, de petit maître en embrouilles, que celle d'un homme d'État honnête passionné de peinture".

 

 

Autant de déclarations qui ont conduit le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à diligenter jeudi une enquête administrative. Selon un communiqué, "des déclarations publiques jetant le doute sur le bon usage" des frais d'enquête et de surveillance, Manuel Valls a, "à la demande du Premier ministre, ordonné une enquête administrative" dont les résultats définitifs sont attendus d'ici "un mois".

 

En 2006, trois journalistes du Point publiaient un livre-choc sur les coulisses du ministère de l'Intérieur. Dans Place Beauvau, la face cachée de la police (Robert Laffont), Olivia Recasens, Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé soulevaient notamment l'épineuse question des millions d'euros en liquide qui circulent discrètement dans la police. Autant de révélations qui prennent aujourd'hui une tout autre saveur... Nous vous proposons aujourd'hui de retrouver un extrait qui abordait ce thème.


Les gros sous de la Place Beauvau
L'argent secret dans la police, c'est le sujet tabou Place Beauvau. Dans les autres ministères, les fonds secrets n'existent plus. Le ministère de l'Intérieur, lui, en profite encore. Des millions d'euros circulent de la main à la main. Les liasses de billets ne proviennent pas uniquement des fonds spéciaux. D'autres robinets fonctionnent discrètement, qui permettent chaque année de récolter autour de 40 millions d'euros. De l'argent liquide qui sert à financer les opérations discrètes, à rémunérer les indics et à récompenser les policiers avec parfois des dérives.

"C'est une petite dame âgée, toute menue, visage fermé et cheveux blancs, qui, chaque matin à 9 heures, émerge de l'escalator du métro Champs-Élysées-Clemenceau. Il ne faut que quelques dizaines de minutes à Henriette, qui flirte pourtant avec les 80 ans, pour rejoindre d'un petit pas pressé le ministère de l'Intérieur, place Beauvau. Son bureau est au troisième étage, tout près de celui du DGPN.

Chaque mois, les patrons des services, qui tous l'appellent par son prénom, défilent chez la vieille dame pour y chercher des liasses de billets. L'expression consacrée, c'est : "On part à la banque." "Vous frappez à la porte, elle vous ouvre, prend un gros trousseau de clés sur son bureau et se dirige vers un énorme coffre où sont méticuleusement rangées un tas d'enveloppes. Henriette ne sourit jamais. Parfois, elle vous tend l'enveloppe sans même vous regarder", confie un grand ponte de la police.

Tour à tour, les bénéficiaires signent en face de leur nom sur un grand listing alphabétique, pendant que, sur un petit cahier, Henriette inscrit au centime près la somme qu'elle vient de donner.

Voilà vingt ans qu'Henriette distribue aux patrons de la police l'argent secret du ministère de l'Intérieur. "La règle est de ne jamais dire aux autres combien Henriette vous a donné." Tous les ans, des dizaines de millions d'euros en grosses coupures passent entre les mains d'Henriette. De l'argent qui va servir à monter les opérations de police qui ne doivent pas laisser de traces, mais aussi à récompenser de la main à la main les policiers qui ont fait une belle affaire. Et sans doute à payer Henriette, officiellement partie à la retraite depuis longtemps avec le grade d'attaché de police, l'équivalent de commissaire pour un administratif. 

 

 

Affaire Guéant : Dahan piège Devedjian qui est "sûr" que l'argent ne vient pas des tableaux
POLÉMIQUE- Le "Canard enchaîné" a publié lundi sur son site, un canular de l'imitateur Gérald Dahan. Celui-ci se fait passer pour Manuel Valls et piège Patrick Devedjian au sujet de l'argent

qu'aurait reçu Claude Guéant depuis l'étranger. Cette blague pourrait relancer les doutes sur la ligne de défense de l'ancien ministre de l'Intérieur.
Décidément le téléphone est à l'origine de nombreux aveux. Après Jérôme Cahuzac, trahi par un message laissé involontairement sur un répondeur, c'est au tour de Patrick Devedjian, ancien ministre

de Nicolas Sarkozy et député des Hauts-de-Seine de se faire piéger. Cette fois-ci par un canular du célèbre imitateur Gérald Dahan publié sur le site du Canard enchaîné ce lundi.

"C'est sûr" que l'argent de vient pas des tableaux

Dans un article publié la semaine dernière et intitulé "Guéant pris la main dans un pot de peinture", le journal satirique révélait qu'à la faveur de perquisitions chez l'ancien conseiller de

Sarkozy, les enquêteurs ont découvert de surprenants transferts d'argent. Sur l'un de ses comptes, les magistrats ont découvert le versement d'un demi-million d'euros en provenance de l'étranger

ainsi que des traces de "nombreux et conséquents" paiements en liquide. L'intéressé a assuré que les 500.000 euros correspondaient à la vente, en 2008, de deux tableaux d'un peintre hollandais.

L'humoriste Gérald Dahan a donc voulu piéger Patrick Devedjian et Claude Guéant sur cette affaire. Il s'est fait passer pour le ministre Manuel Valls, rebaptisé pour l'occasion sur le site du

journal "Emmanuel Valls".

Extrait de la conversation téléphonique entre le faux Manuel Valls et Patrick Devedjian

•Gérald Dahan : Patrick Devedjian ? Manuel Valls. Bonjour, je ne te dérange pas ?
•Patrick Devedjian : Je t'en prie.
•Gérald Dahan :  Je me permets de t'appeler parce que j'ai certaines informations qui me sont remontées dans l'affaire Guéant.
•Patrick Devedjian : O ui.
•Gérald Dahan : J'en ai informé François Hollande.
•Patrick Devedjian : O ui.
•Gérald Dahan : Il est évidemment hors de question qu'une nouvelle affaire éclabousse la classe politique en ce moment. On cherche un solution pour essayer d'aider Guéant. As-tu des informations,

un conseil, quelque chose …
•Patrick Devedjian : C'est à dire, qu'est ce que tu peux faire ?
•Gérald Dahan : On est au courant (de) d'où vient l'argent !
•Patrick Devedjian : C'est à dire, qu'est ce qui va sortir ? Je sais pas moi, tu me …
•Gérald Dahan : L'argent ne vient pas du tout des tableaux.
•Patrick Devedjian : Oui, ça c'est sûr. Et qu'est ce que vous allez faire? Tu veux faire quoi avec lui. Ça va être rendu public ?
•Gérald Dahan : Justement, je voudrais intervenir avant parce que c'est vraiment pas le moment.
•Patrick Devedjian : Tu veux lui parler ? (…) Moi je veux bien lui parler, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire non plus.
•Gérald Dahan : Oui, tu l'appelles et tu le cuisines.
•Patrick Devedjian : D'accord. Je vais l'appeler et je te rappelle.
•Gérald Dahan : Ecoute, tu essaye de l'appeler et tu me rappelles ? Il faut qu'on trouve une solution pour effacer les preuves.
•Patrick Devedjian : Ok
Gérald Dahan a aussi piégé Claude Guéant sans pouvoir le faire véritablement réagir. "Je suis très sensible à votre appel Monsieur le ministre, mais je ne sais pas comment faire", a répondu Claude

Guéant à la question de l'imitateur qui lui demandait comment pouvait-on l'aider. Et lorsque le faux Manuel Valls déclare savoir d'où vient l'argent, Claude Guéant le coupe net: "J'ai bien entendu

cela". Proximité entre dirigeants politiques, déclarations ambigües, c'est une blague qui risque de ne pas faire rire tout le monde.

 

 

 

 

 

*Contrôle des chômeurs : profs au chomage pas concernés ? Ah bon ?
http://profsprecairesmidipy.free.fr/spip.php?article120


La nouvelle baisse des chiffres du chômage pour le mois de novembre, annoncée à la veille des voeux présidentiels, a encore provoqué une rafale de cocoricos. " Nous avons marqué des points face au chômage, a martelé Chirac. Depuis huit mois, mois après mois, le chômage baisse. " Et c’est évidemment, pour lui, " la preuve " que l’action du gouvernement porte ses fruits. Ce résultat laisse pantois nombre d’économistes, y compris ceux qui ne passent pas pour des opposants farouches. Marc Touati, gourou de Natexis, s’interroge-ainsi dans le dernier bulletin de conjoncture de sa banque sur ce mystère : comment le gouvernement s’y prend-il pour annoncer 150 000 chômeurs de moins en un an quand on ne dénombre que 50 000 emplois créés ?

 

De fait, plus que son " action ", c’est l’inversion de la pyramide des âges (plus de départs à la retraite et moins d’arrivées sur le marché du travail) décrite à plusieurs reprises par " Le Canard " qui explique en partie ce mystère. Un fantastique coup de bol pour Villepin, Si bien que le gouvernement pourrait presque se tourner les pouces en regardant le chômage baisser. Mais, consciencieusement, Villepin, Borloo et leur ministre de l’Emploi Gérard Larcher ont accéléré le mouvement par ce que l’Insee vient de baptiser pudiquement le " traitement administratif " du chômage. Poliment, les statisticiens officiels reprochent au gouvernement de manier la machine à radier avec un peu trop d’empressement.

 

Deux chiffres résument assez bien l’efficacité de la méthode utilisée par Villepin comme par tous ses prédécesseurs : de juin (c’est-à-dire dès son installation à Matignon) à novembre, le nombre de chômeurs a chuté de 119 000 dans les statistiques officielles. Dans le même temps, les radiations des listes de l’ANPE faisaient un bond de 109 000 par rapport à la même période de l’année précédente.

 

Descente indécente

Dans beaucoup de cas ces radiations sont le fruit du soupçon : tout chômeur est considéré comme un tricheur potentiel. D’où une chasse aux " fraudeurs " qui a été furieusement encouragée par le décret du 22 décembre autorisant les fonctionnaires chargés du contrôle au ministère de l’Emploi (et non les contrôleurs de l’ANPE et des Assedic, comme " Le Canard " l’a écrit la semaine dernière) à se procurer le dossier fiscal des demandeurs d’emploi suspects. Dans ce joyeux climat, les employés de l’ANPE sont priés de faire du chiffre. Ainsi, mardi 13 décembre, dans une agence du IXe arrondissement de Paris, les chômeurs convoqués pour un " entretien individuel " destiné à faire le point sur leur situation se sont retrouvés entassés à 57 dans une salle de 30 places. En fait, il s’agissait de les " préparer " (sic) à un stage de valorisation personnelle (comment rédiger un CV, soigner son apparence, etc.) qui devait cace-à-face prévu avec un agent attentif vire au meeting : ils sont aussitôt menacés d’être radiés.

 

Curieusement, l’ANPE trouve les moyens de financer ces stages bidons qui, au dire des syndicats, n’ont guère d’autre résultat que d’enrichir des officines spécialisées. En revanche, pour les formations vraiment qualifiantes, les fonds manquent. De nombreux sans-emploi se voient ainsi refuser un stage au motif qu’il n’oriente pas, aux yeux de l’ANPE, vers un secteur " porteur ". Exemple cocasse, par les temps qui courent : un chômeur qui sollicitait une prolongation de ses indemnités afin de terminer sa formation de prof de collège dans un IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) s’est fait couper les vivres en novembre par son ANPE. Motif : " formation non prioritaire ". Chirac a pourtant affirmé, dans ses vœux, que l’école " est la clé de tout ". C’était pour faire bien ?

 

 

From : BfmTv , ouestFrance,Marianne,.....

            http://www.marianne.net/La-part-d-ombre-de-Claude-Gueant_a228558.html?google_editors_picks=true

 

             http://lecanardenchaine.fr/?p=178

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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