A qui profite la baisse de l'euro ?
Depuis le mois de mai, la monnaie unique européenne a perdu 11% de sa valeur face au dollar et 5% face à l'ensemble des autres grandes devises. Est-ce une si bonne nouvelle pour la France ?
Le secteur du vin haut de gamme, comme les groupes du luxe, sont les premiers à tirer profit de la baisse de l'euro. NICOLAS TUCAT/AFP Le secteur du vin haut de gamme, comme les groupes du luxe, sont les premiers à tirer profit de la baisse de l'euro.
Elle est enfin là. La baisse de l'euro tant espérée par le gouvernement a bien eu lieu. Depuis le mois de mai, la monnaie unique européenne a perdu 11% de sa valeur face au dollar et près de 5% face à l'ensemble des devises. Le change est actuellement de 1,24 dollar contre 1 euro alors qu'il s'établissait à 1,39 dollar pour 1 euro, il y a six mois. Face au yen, notre monnaie commune s'est dépréciée de plus de 3% et elle a perdu 4% par rapport à la livre sterling. Et cette baisse, qui selon le gouvernement va permettre de restaurer une partie de la compétitivité des entreprises françaises, devrait selon plusieurs économistes, se poursuivre pendant plusieurs mois. Voici les questions que posent cette dépréciation.
1. Pourquoi l'euro baisse-t-il ?
La dépréciation de l'euro s'explique essentiellement par la mise en oeuvre d'un programme d'assouplissement quantitatif, qu'a engagé la Banque centraleDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque européenne (BCE). Lancé en juin 2014, ce dernier a abouti en septembre, à un abaissement du principal taux directeur de la BCE, de 0,15% à 0,05% - plus bas niveau historique tant en Europe qu’aux États-Unis -, à une baisse de son taux de dépôt qui est désormais négatif (-0,2%). ainsi qu'à un rachat massif de nouveaux actifs. "Par cette action, la BCE a manifesté sa volonté de déprécier l’euro face aux autres monnaies pour soutenir la croissanceDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque européenne et atteindre son objectif d’inflationDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque, précise Bruno Ducoudré, économiste à l'OFCE. La BCE a voulu rendre les placements moins attractifs pour les investisseurs dont beaucoup sont allés placer leur argent aux États-Unis, ce qui a contribué à faire baisser l'euro".
La fin du "quantitative easing" annoncée par la Réserve fédérale américaine (Fed), le 29 octobre, est un autre facteur qui explique cette dépréciation de l'euro. Cela devrait notamment avoir pour conséquence de faire remonter les taux directeurs de la Fed en 2015, ce qui rendra les placements en dollar plus attractifs. "Pour les taux longs, on pourrait atteindre 3,2% pour le bon à 10 ans du Trésor américain dès 2015, contre environ 2,3% aujourd'hui", anticipait il y a deux semaines, Daniel Gerino, directeur de la Gestion et président de Carlton Sélection. "Pour cette raison, nous prévoyons la poursuite de la dépréciation de l’euro d’ici le début de l’année 2015, avec un taux de change de l'euro qui se déprécierait pour atteindre 1,20 dollar dès le deuxième trimestre 2015" estime Bruno Ducoudré.
Cette analyse n'est pourtant pas partagée par tous les économistes. Selon Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis, il n'est pas certain que cette baisse, qui s'explique aussi "par des positions spéculatives des traders à court terme", se poursuive. "Pour le moment, les investisseurs institutionnels européens et, surtout, non européens sont – eux – toujours acheteurs d'actifs financiers libellés en euros. Il faudrait donc que la dépréciation de l'euro, due aux positions spéculatives, finisse par les décourager pour que la monnaie européenne baisse vraiment, et de façon durable" explique-t-il.
2. Qui en profite ?
Une dépréciation de l'euro est un avantage pour toutes les entreprises qui produisent leurs biens ou services dans la zone euro et les exportent en dehors de celle-ci. La baisse de la monnaie leur permet de vendre plus facilement leur produits et/ou augmentent leurs marges. Leurs produits sont ainsi moins chers que ceux libellés en dollars et cela favorise la "compétitivité prix". Cela procède de la même logique que la dévaluation du franc que menaient les gouvernements français avant la mise en place de l'euro.
Tous les segments de l'économie ne sont pas sensibles de la même manière à cette dépréciation de la monnaie. "Une baisse de l'euro est bénéfique aux entreprises et aux secteurs qui sont compétitifs d'abord grâce à leurs prix, indique Bruno Ducoudré. Cela concerne plutôt le moyen de gamme que le haut de gamme".
Parmi les secteurs concernés on peut citer, l'automobile, le luxe, le vin ou encore l'aéronautique. "On a calculé au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), qu'une dépréciation du taux de change de 10% avait pour conséquence d'accroître de 6% les exportations de toutes les entreprises françaises, précise Jérôme Héricourt, économiste au CEPII. Mais on a aussi constaté une réelle hétérogénéité. Par exemple, les exportations augmentent de plus de 8% dans l'automobile et de seulement 4,9% pour les machines de bureau".
Certains professionnels ont déjà commencé à ressentir les effets de cette baisse de l'euro. "Nous avons battu notre record de ventes pour le mois de septembre (hors primeurs), témoigne, Arnaud de Laforcade, directeur financier et commercial du prestigieux domaine viticole Cheval Blanc, qui réalise 85% de ses ventes à l'export. Cela s'est traduit par une hausse comprise entre 15 et 20% de nos ventes. C'est évident que la baisse de l'euro a joué un rôle non négligeable même si ce n'est pas le seul facteur".
Outre le vin, l'agroalimentaire en général profite de cette dépréciation. "Tous nos coûts de production sont en euros. Quand l'euro baisse d'un centime par rapport au dollar, notre chiffre d'affaires grimpe de 0,57 % en base annuelle. Cela sans charge supplémentaire, ce qui gonfle notre marge de 2 millions d'euros. C'est l'équivalent de ce que nous rapporte le CICE" confiait, le 3 octobre au Figaro, Arnaud Marion, président du directoire du volailler Doux qui réalise les deux tiers de ses ventes en dollars. Jean-Paul Agon, le PDGDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque de L'Oréal s'est également félicité à plusieurs reprises de cette dépréciation.
A l'inverse, toutes les entreprises qui achètent du pétrole, des produits importés hors zone euro, des matières premières en général, ne sont pas gagnantes avec cette dépréciation. Celle-ci renchérit leur prix et réduit leurs marges. Cette problématique est la même pour les consommateurs qui voient leur pouvoir d’achat limité par cette baisse de l'euro. "Les ménages sont effectivement un petit peu pénalisé par rapport aux entreprises", soutient Bruno Ducoudré.
3. Cela relancera-t-il croissance et emploi ?
Le gouvernement en a fait son gimmick ces derniers mois. La baisse de l'euro permettra de restaurer une partie de la compétitivité des entreprises et surtout de retrouver la croissance. Cet aspect fait d'ailleurs l'objet d'un véritable débat. Selon la Direction Générale du Trésor, une baisse de 10 % du taux de change effectif de l’euro face à toutes les monnaies (ce qui n'est donc pas encore le cas) permettrait la première année d’accroître notre PIB de 0,6 point, de créer 30.000 emplois, de réduire le déficit public de 0,2 point de PIB et d’augmenter les prix à la consommation de 0,5%.
L'OFCE qui a également réalisé une simulation similaire partage cette analyse. Selon elle, l’effet sur l’activité serait de +0,2% la première année et de +0,5% au bout de trois ans. Sur le marché du travail, une telle dépréciation entraînerait, selon elle, la création de 20.000 emplois la première année et de 77.000 emplois au bout de 3 ans.
Tous les économistes ne sont pas aussi optimistes. Selon Patrick Artus, la baisse de 10% de l'euro se traduirait par "une hausse de 7% des exportations en dehors de la zone euro, soit 0,77% de PIB supplémentaire. Mais, revers de la médaille, ce gain serait en très grande partie obéré par la hausse du prix des importations, en particulier de matières premières. Le renchérissement des importations se traduirait ainsi par 0,6% de point de PIB en moins. Du coup, le gain net pour l'économie française ne serait que de 0,17% de point de PIB en plus. Ce qui est négligeable" assure-t-il.
Il convient toutefois de préciser que la baisse actuelle des cours du pétrole, écarte pour l'instant ce scénario. Celle-ci limite la facture énergétique et permet à la France de tirer profit de la baisse de l'euro sans être affectée par un coût plus elevé de ses importations en pétrole. "On a actuellement tous les avantages, appuie Jérôme Héricourt. Je pense que de manière générale une dépréciation est toujours avantageuse pour le PIB mais là encore plus".
Enfin, il faut aussi ajouter que les exportations françaises hors zone euro ne représentent que 11 % du PIB. Et la France ne recense qu'environ 120.000 entreprises exportatrices contre plus de 300.000 en Allemagne. L'hexagone n'est donc peut-être pas le pays qui va tirer le plus de bénéfices de cette baisse de l'euro en Europe.
From : Antoine Izambard
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Pourquoi la France n'a rien à gagner d'un euro faible
Une forte baisse de la monnaie unique profiterait certes à nos exportations hors zone. Mais le gain serait, au final, négligeable pour le PIB à cause du renchérissement des importations.
Depuis janvier, l'euro affiche déjà une baisse de 7%. Mais cette chute s'explique essentiellement par des positions spéculatives des traders à court terme. Pour le moment, les investisseurs institutionnels européens et, surtout, non européens sont – eux – toujours acheteurs d'actifs financiers libellés en euros. Il faudrait donc que la dépréciation de l'euro, due aux positions spéculatives, finisse par les décourager pour que la monnaie européenne baisse vraiment, et de façon durable.
Partons donc de l'hypothèse d'une baisse de 10% de l'euro par rapport à ses niveaux actuels, soit un change autour d'1,17 dollar contre 1 euro. Ce qui correspond grosso modo à la parité de pouvoir d'achat entre les deux devises, selon les estimations de Bruxelles.
Si l'on prend en compte l'ensemble des pays de la zone euro, cette baisse n'a pas d'impact. Les gains à l'exportation vers le reste du monde seraient en effet effacés par le surcoût des importations. La grande perdante serait l'Allemagne, car ses exportations sont insensibles à la baisse de l'euro. Sa part de marché à l'export est ainsi restée stable entre 2002 et 2007, alors que la monnaie européenne s'est appréciée sur cette période. Mais, à l'inverse, la chute de l'euro alourdirait sa facture pétrolière. A cela s'ajouterait un enchérissement des importations considérées comme incompressibles, car liées à la délocalisationDécouvrez la définition de ce terme avec Saxobanque des entreprises allemandes, comme, par exemple, l'achat de composants électroniques. En revanche, les économies françaises, italiennes et espagnoles seraient plutôt gagnantes, car leurs exportations reposent sur une compétitivité "prix". Elles profitent donc de la baisse de l'euro.
Un gain très négligeable pour la France
Qu'en serait-il plus spécifiquement pour la France ? Aujourd'hui, les exportations vers le monde hors zone euro comptent pour 11% du PIB. Selon nos calculs, la baisse de 10% de l'euro se traduirait par une hausse de 7% des exportations en dehors de la zone euro, soit 0,77% de PIB supplémentaire. Mais, revers de la médaille, ce gain serait en très grande partie obéré par la hausse du prix des importations, en particulier de matières premières. Le renchérissement des importations se traduirait ainsi par 0,6% de point de PIB en moins. Du coup, le gain net pour l'économie française ne serait que de 0,17% de point de PIB en plus. Ce qui est négligeable.
Conclusion : la baisse de l'euro profiterait aux industries exportatrices au détriment des secteurs protégés, com me les services, et pénaliserait aussi le pouvoir d'achat des ménages français, en raison du renchérissement des biens importés.
From : Patrick Artus
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Faut-il vraiment se réjouir de la baisse de l’euro ?
Jugée trop fort il y a peu, la monnaie européenne s'affaiblit depuis quelques semaines. Et cela n'est pas sans conséquence, explique Nathalie Janson économiste et enseignante à Neoma Business School.
Le taux de change de la monnaie, c’est comme le temps qu’il fait, il ne satisfait jamais personne. Jusqu’à récemment l’euro était jugé trop fort par rapport au dollar compromettant les exportations françaises, problème d’autant plus aigu que l’activité économique en France est atone. Mais si l’euro s’affaiblit depuis quelques semaines, faut-il vraiment s’en réjouir ?
Cette baisse profite essentiellement aux entreprises exportatrices. Pour deux raisons. Les entreprises qui exportent en dollars voient automatiquement leurs recettes augmentées à supposer qu’elles les convertissent systématiquement en euros ce qui n’est pas toujours le cas, elles ont également des compte en devises en particulier pour les plus internationales. Par ailleurs, dès lors que l’euro baisse, le prix des exportations baisse automatiquement en valeur nominale. On espère que cette baisse nominale conduise à une augmentation de la demande d’exportations françaises. Pourtant, l’amélioration attendue de la balance commerciale est loin d’être une certitude et ce pour plusieurs raisons. Pour qu’un tel effet bénéfique se produise, il faut que la demande étrangère hors zone euro se porte sur les produits français. On peut légitimement se demander pourquoi la demande étrangère se porterait davantage sur les produits français plutôt que les produits espagnols, italiens ou allemands...
Le même effet sur toute la zone euro
En d’autres termes, la baisse de l’euro a le même effet sur toute la zone Euro. Désormais l’effet positif d’une "dépréciation compétitive"- si tant est qu’il existe –est partagé par tous les pays membres de la zone euro. En outre, l’augmentation des exportations présuppose que la demande étrangère réagisse fortement à la baisse des prix – en jargon d’économiste que l’effet quantité positif liée à l’augmentation des exportations soit supérieur à l’effet-prix négatif de la baisse des prix. Il faudrait donc espérer que les entreprises françaises à l’export soient sur des segments où le prix est le facteur discriminant. Ce raisonnement va à l’encontre des analyses sur les raisons de la faiblesse des exportations françaises à savoir que contrairement aux entreprises allemandes les entreprises françaises n’ont pas su se positionner sur des produits haut de gamme. Cependant la demande pour les produits haut de gamme est peu sensible au prix.
Qui veut une monnaie faible ?
Malheureusement les enthousiastes de la baisse de l’euro oublient deux éléments importants : d’une part quand il s’affaiblit, le coût des importations se renchérit automatiquement donc tous les secteurs pour lesquels les intrants sont libellés en dollars sont affectés négativement par cette évolution. Il est heureux que cette baisse ne se produise pas conjointement à une hausse du prix des matières premières. Est-on certain dans ces conditions que les entreprises exportatrices bénéficiant de la baisse de l’euro soient plus nombreuses que les entreprises qui la subissent? Au vue des performances de la balance commerciale française depuis quelques années, il est permis d’en douter à court terme. Par ailleurs, faut-il vraiment souhaiter avoir un euro faible quand l’ambition même de l’euro est de concurrencer le dollar sur les marchés internationaux ? Est-ce qu’une monnaie faible a des chances de remplacer le dollar dans les décennies à venir ? Il est permis d’en douter fortement. Et n’oublions pas que si l’euro s’affaiblit, les investisseurs internationaux qui détiennent une partie de la dette française vont sans doute demander une rémunération plus importante pour compenser l’effet négatif du taux de change. Donc la baisse de l’euro est-elle vraiment une si bonne nouvelle que cela ?...
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La monnaie unique a confirmé son entrée durable dans le club des devises faibles avec l'assentiment de la BCE.
Peu de monnaies vont pouvoir rester neutres encore longtemps si la guerre des changes s'étend et s'aggrave.
Désormais juste au-dessus de 1,24 dollar, l'euro a continué de s'enfoncer à la faveur de l'activisme de la Banque centrale européenne (BCE). Son engagement indéfectible et renouvelé à combattre le risque de déflation a une fois de plus convaincu les marchés de vendre la monnaie unique. Et la baisse est, selon eux, loin d'être finie d'après un sondage réalisé par SG CIB juste avant la dernière réunion de la BCE. Les deux tiers des 340 professionnels interrogés estiment que la Banque centrale européenne vise implicitement un niveau de 1,20 à 1,15 dollar pour sa monnaie. Autant dire qu'ils voient la BCE rompre avec la neutralité qui l'a longtemps caractérisée dans la guerre des changes. Ils anticipent, à une écrasante majorité (90 %), que la monnaie unique sera inférieure ou égale à 1,20 dollar l'année prochaine.
Seuil fatidique
L'affaiblissement de l'euro met de nouveau sous pression une autre banque centrale, la Banque nationale suisse (BNS). Celle-ci ne souhaite pas que l'euro descende sous le plancher de 1,20 franc suisse par euro, qu'il a établi en septembre 2011 et défendu depuis avec « la plus totale détermination », selon l'expression consacrée. Or à 1,2037 franc suisse, l'euro est aujourd'hui proche de ce seuil fatidique. La BNS n'a pour l'instant pas réagi aux différentes annonces de la BCE depuis septembre. Certains stratèges estiment qu'elle pourrait le faire avant la fin de l'année. Engagées comme la BNS dans une véritable guerre de tranchées, les banques centrales tchèque et danoise doivent éviter que leur devise remonte.
A part quelques pays belliqueux assumés (Japon, Chine, Suisse…) qui ne font pas mystère de cibler directement l'affaiblissement de leurs monnaies, les autres font généralement preuve de davantage de diplomatie et prudence. Ils martèlent que la baisse de leur monnaie est une conséquence heureuse de leur politique plus qu'un objectif en soit. Mais même parmi les pays « combattants » de la première heure, l'action sur le change peut faire débat. En effet, la dernière décision de la Banque du Japon d'assouplir sa politique, fut très contestée, avec 5 voix « pour » et 4 « contre », une rareté. Est-ce le signe d'une brèche dans l'union sacrée pour un yen faible compte tenu de son impact décevant sur les exportations et l'inflation ?
En effet, la guerre des changes est plus ou moins efficace selon les contextes et pays, d'après des travaux (1). Ainsi, 1 dollar dépensé dans la guerre des changes pour affaiblir sa monnaie augmente l'excédent courant du pays concerné de 18 à 66 cents. La guerre des changes n'est pas toujours la panacée, mais pour certains le non-interventionnisme est perçu comme intenable du fait de son prix élevé à terme, des pertes d'emplois massives et la détérioration du commerce extérieur. Les Etats-Unis pourraient faire les frais de la vigueur du dollar. Mais le billet vert « est encore au-dessous de sa moyenne de long terme (depuis 1973), et sa valorisation ne constitue pas encore un handicap de compétitivité pour son économie », souligne Jens Nordvig, responsable de la stratégie sur les changes à la banque Nomura. Celui-ci s'attend à une poursuite de la progression du dollar, à savoir un gain de 4 à 8 % dans les douze prochains mois.
From : Nathalie Janson , les Echos ,..................
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