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Guérilla urbaine
Mariette Le Guellaff ,L'Express


Pour la quatrième soirée consécutive, des affrontements ont opposé dimanche soir policiers et jeunes dans la ville de banlieue parisienne.


Pour la quatrième soirée consécutive, des affrontements ont opposé dimanche soir policiers et jeunes. La situation était "apaisée" vers minuit.  Six policiers ont été légèrement blessés par des jets de projectiles. De leur côté, les pompiers n'ont pas signalé de blessés civils. Onze personnes ont été interpellées, dont quatre placées en garde à vue pour dégradations de biens publics et  privés.

Les échauffourées ont débutées à la Forestière, un quartier situé entre Clichy et Montfermeil. Huit voitures et des poubelles ont été incendiées. Une ou plusieurs grenades lacrymogènes, dont la provenance n'a pas été déterminée, ont été lancées à l'intérieur d'une moquée. Selon la police, il s'agirait de l'oeuvre des casseurs, pour eux celle de la police. Vers 21H30, 100 à 150 jeunes se sont rassemblés et ont voulu en découdre avec les forces de l'ordre.

Déjà, jeudi et vendredi soir avaient été le théâtre d'une véritable guérilla urbaine, avec de nombreux policiers blessés, dégâts et interpellations. Samedi soir avait été plus calme, avec quelques feux et échauffourées. Les émeutes ont commencé après le décès, jeudi, de deux adolescents, Ziad et Banou, électrocutés dans un transformateur EDF. La rumeur s'était répandue que les deux victimes s'étaient réfugiées là,  pendant une course-poursuite avec la police, ce qu'ont formellement démenti le parquet et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Ce dernier a saisi l'Inspection générale des services (IGS), promettant que "tous les éléments" de l'enquête "seront rendus publics". Il se rendra en Seine-Saint-Denis ce matin et recevra dans l'après-midi les parents des deux jeunes gens électrocutés jeudi à Clichy-sous-Bois.

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Banlieue parisienne: retour au calme après une 5e nuit de violences

d'apres Swissinfo
 
PARIS - Le département de la Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, a progressivement retrouvé le calme mercredi à l'aube. Des violences ont eu lieu pour la cinquième soirée consécutive après la mort de deux jeunes jeudi à Clichy-sous-Bois.

Selon la préfecture de Bobigny, la situation en Seine-Saint-Denis s'est améliorée vers 1h30 mercredi. Environ 62 voitures ont été brûlées et une dizaine de personnes ont été arrêtées, selon la même source. Un policier a également été légèrement blessé par un jet de projectile à la gare de Gagny où l'auteur présumé a été interpellé.

Les violences ont notamment eu lieu dans le secteur de la "cité des 3000" à Aulnay-sous-Bois et à la cité des Beaudottes à Sevran. En revanche, les villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, "berceaux" des violences des premiers soirs après la mort des deux adolescents, étaient moins agitées que les nuits précédentes.

Des violences urbaines et des affrontements ont également éclaté mardi soir dans au moins trois autres départements de la banlieue parisienne, la Seine-et-Marne (est), les Yvelines (ouest), et le Val d'Oise (nord-ouest). De nombreux véhicules ont été brûlés et plusieurs personnes interpellées.

Clichy-sous-Bois a été le théâtre d'émeutes après la mort jeudi de deux adolescents dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés, croyant être poursuivis par la police. Leur décès a provoqué un embrasement de la banlieue nord, avec de nombreux affrontements entre jeunes et forces de l'ordre.

Une réunion d'une trentaine de fonctionnaires, d'élus, et de jeunes de Seine-Saint-Denis a commencé mardi soir au ministère de l'intérieur. Présidée par Nicolas Sarkozy, elle vise à "établir un dialogue" pour favoriser le retour au calme dans certaines banlieues.

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Tag(s) : #Société
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