En complément du Rapport de l'Union européenne : autres rapports et réflexions , témoignages ....même les français d'origine étrangère ( noir ,café , beur , asiatique ) diplômés ( Bac +2 +5 +7 ) ont été mis à l' écart depuis des décennies déjà !!! (3)
Les discriminations raciales et ethniques dans l’accès au logement social
Auteur : Groupe d’étude et de lutte contre les discriminations
Le Groupe d’Étude et de Lutte contre les Discriminations (GELD) a fait figurer l’accès au logement des populations immigrées ou supposés telles * parmi les thèmes prioritaires de son programme de l’année 2000. Ce choix ne préjuge pas de l’importance des discriminations dans les autres domaines de la vie sociale (emploi, école, services, loisirs, relations avec la police ou la justice ...), mais il découle d’une analyse de la place du logement dans les trajectoires d’intégration des immigrés, et du durcissement des processus de sélection et de ségrégation des ménages en lien avec les tensions sur le marché de l’habitat. Dans un contexte de relative rareté des logements à prix modérés dans les secteurs attractifs des agglomérations, les paramètres de sélection tendent à s’établir non seulement sur des critères de niveau de ressource et de composition familiale, mais de plus en plus à partir de l’origine, réelle ou supposée, des ménages. Le repérage des populations immigrées ou supposées telles dans les pratiques d’attribution des propriétaires, qu’ils soient privés ou sociaux, peut générer des discriminations d’autant plus inacceptables qu’elles contredisent le droit fondamental d’avoir un toit. Rappelons que le droit de disposer d’un logement décent est un principe de valeur constitutionnelle par décision du Conseil Constitutionnel de janvier 1995.
L’écart entre l’affirmation d’un droit et l’absence de garanties quant à son exercice réel interroge le modèle républicain. Plus encore, les obstacles rencontrés par les populations immigrées ou supposées telles contredisent le principe d’égalité au fondement de ce modèle, comme l’ont successivement rappelé les rapports du Conseil d’Etat (Du principe d’égalité, 1996), du Haut Conseil à l’Intégration (Lutte contre les discriminations : faire respecter le principe d’égalité, 1998) et Belorgey (Lutter contre les discriminations, 1999).
Depuis sa mise en service en mai 2000, le 114, numéro d’appel gratuit à la disposition des personnes qui ont fait l’objet ou qui ont été témoins de discriminations à caractère racial, a établi près de 5000 signalements dont 12% concernaient l’habitat. Les situations rapportées dans ces signalements décrivent un vaste éventail de discriminations dans l’habitat, concernant aussi bien les refus de location, que les relations difficiles avec des propriétaires, voire des voisins. Elles sont constatées dans le secteur privé comme dans le parc social. De même, les responsables des actes dénoncés dans les appels sont aussi bien des propriétaires privés, des conseillers d’agences immobilières ou d’administrateurs de biens que des bailleurs sociaux, des agents des services municipaux ou des élus locaux.
La constitution d’un groupe de travail au sein du GELD consacré aux « discriminations raciales et ethniques dans l’accès au logement », dont la présente note synthétise les travaux, avait pour objectif d’établir un état des lieux des connaissances sur les mécanismes et les conséquences des traitements inégalitaires dont les populations immigrées ou supposées telles font l’objet dans l’habitat. Cependant, il est vite apparu nécessaire de traiter séparément les différents secteurs de l’habitat pour éviter une dispersion des analyses, tant les logiques et les mécanismes apparaissent en partie spécifiques.
La création d’un parc social important (près de 4 millions de logements sociaux en 1998, soit 17% des résidences principales, mais plus de 45% des logements en location) correspond à un engagement fort de l’Etat pour assurer des conditions de logement décentes aux populations à revenus modestes, en corrigeant les effets inégalitaires d’un marché spéculatif et concurrentiel. La mission sociale assignée aux organismes HLM leur confère des responsabilités particulières dans la mise en oeuvre du droit au logement, comme l’a rappelée en juillet 1998 la loi contre les exclusions. Au droit au logement s’ajoute le « droit à la ville », à la définition plus aléatoire, mais dont la mixité sociale offre, dans l’esprit des lois successives 2 l’évoquant, les meilleurs garanties. Les objectifs de lutte contre la ségrégation afin de restaurer la cohésion sociale dans les communes et les quartiers dits sensibles s’imposent aux différents acteurs de l’habitat et fournissent désormais le cadre dans lequel se conçoivent les politiques de peuplement. Souhaitant promouvoir la « diversité » dans les villes et les quartiers, la puissance publique s’appuie sur ses prérogatives en matière d’occupation du parc social, ce qui la rend de ce fait comptable des résultats obtenus et des procédures utilisées.
C’est pourquoi la première note du groupe de travail porte sur le logement social. Les observations qui suivent concernent non seulement l’accès à un logement social, mais aussi l’ouverture de l’ensemble des segments du parc auxquels peuvent prétendre les ménages immigrés ou supposés tels, en fonction de leurs ressources et caractéristiques socio-démographiques.
Le GELD n’entend pas ignorer l’existence de phénomènes discriminatoires sur le marché privé du logement, ni négliger les interdépendances entre parcs privé et social. Les obstacles rencontrés pour se loger dans le secteur privé par certaines populations immigrées ou supposées telles contribuent directement à reporter la pression sur le parc social, comme en témoigne la proportion croissante des demandes émanant de ces ménages dans les fichiers préfectoraux de mal logés. L’égalité de traitement des demandes doit normalement être plus facile à évaluer lorsque les procédures s’effectuent dans un cadre réglementaire et que les objectifs de peuplement sont énoncés. On conçoit aisément qu’une telle cohérence ne peut être attendue des propriétaires privés, animés par des logiques qui ne sont pas celles de l’intérêt collectif. Ce constat souligne davantage encore la responsabilité qui incombe à l’Etat et au mouvement HLM dans la lutte contre les discriminations.
L’engagement des institutions se mesure à leur capacité à s’ériger en exemple positif. La clarté des procédures d’attribution et l’élimination des traitements inégalitaires dans la sélection des demandeurs de logement social constituera, à n’en pas douter, le mode d’intervention le plus efficace contre les discriminations dans le parc privé.
Sur la base des données existantes, le présent document s’attache à formuler un diagnostic sur la situation générale des immigrés dans le logement social. Ce diagnostic éclaire la situation inégalitaire vécue par ces populations, ces inégalités relevant de situations économiques et familiales précaires ou « lourdes », pour reprendre la terminologie de l’action sociale, mais aussi d’un stigmate social qui tend à se structurer durablement. La combinaison de ces paramètres spécifiques influent sur les pratiques s’exerçant à l’encontre de certains groupes en raison de leur origine réelle ou supposée, pour composer des traitements défavorables constituant des discriminations. Toute différence d’accès à un bien collectif comme le logement social n’est pas constitutive d’une discrimination. L’attribution d’un logement procède nécessairement d’une sélection des candidats, en particulier lorsque les demandes dépassent de loin l’offre locative. C’est à ce stade que prennent effet les préjugés et appréciations négatives à l’égard des immigrés ou supposés tels, comme l’ont par ailleurs montrées les analyses du marché du travail, de l’orientation scolaire, de l’accès aux espaces de loisir et de consommation , etc. Une discrimination est avérée lorsque des critères légitimes de déni d’accès sont contournés au profit de critères illégitimes (l’origine ethnique ou la race) ou lorsque des arbitrages en apparence neutres lèsent systématiquement des personnes de telle ou telle origine, réelle ou supposée. S’il n’existe pas d’évaluation globale du rôle de l’origine ethnique ou raciale dans les politiques et pratiques de peuplement, un faisceau d’indices montre l’importance du phénomène. Celui-ci ne se réduit pas à la question des titres de séjour ou de la nationalité effective, aux caractéristiques socio-économiques ou démographique des ménages immigrés ou à l’offre de logements disponibles (I).
L’un des obstacles à la mise en oeuvre d’une lutte efficace contre les discriminations ethniques et raciales en matière de logement social provient de la difficulté à cerner avec précision la source des traitements défavorables. Ceux-ci sont très largement générés par le fonctionnement du système local d’acteurs en charge de l’attribution des logements sociaux, sans que l’on puisse établir une intention raciste à visée ouvertement discriminatoire. Les discriminations prennent effet sur fond d’éclatement de la gestion des attributions entre de multiples acteurs poursuivant leurs objectifs propres. Au sein de ce système aucune institution n’est réellement comptable de la situation des personnes discriminées. Avec la loi sur les exclusions (29 juillet 1998), de nombreuses améliorations ont été apportées au dispositif d’attribution des logement sociaux. Mais les dispositions législatives et réglementaires les plus significatives du point de vue de la lutte contre les discriminations n’ont pas encore été suivies d’effets (II).
Surtout, elles ne tranchent pas la difficulté de fond du logement des immigrés ou supposés tels : la contradiction entre les objectifs de « mixité sociale » et du droit au logement, toutes deux réaffirmées par la loi sur les exclusions et la loi SRU. Prenant appui sur différents travaux de recherche, le GELD s’est efforcé de mettre en évidence la contribution, plus ou moins involontaire et paradoxale, de la norme de mixité aux discriminations s’exerçant à l’encontre des populations immigrées ou supposées telles (III).
Enfin, conformément à sa vocation et après consultation des membres du groupe de travail et d’intervenants reconnus dans le domaine du logement, le GELD formule plusieurs préconisations de nature à orienter l’action des pouvoirs publics (IV).
* français d' origine étrangère , français nés de parents français+étranger , français des Dom-Tom ,...
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La discrimination des immigrés en France
Quand les origines constituent un frein social
mardi 20 juillet 2004 Afric.com
Les discriminations à l’égard des immigrés en France ne cessent pas. La preuve : les condamnations et les procès intentés à des entreprises discriminantes foisonnent. La couleur de la peau ou les origines cantonnent souvent « les étrangers » dans des emplois de seconde zone ou leur ferme la porte à l’emploi.
Par Luc Olinga
« Toujours à la recherche d’un employé service entretien. Profil : race blanche. bonne tête, dynamique, esprit d’initiative, volontaire et assidu. Poste déboucherait sur un CDI. Pas besoin de grandes connaissances mais une volonté d’apprendre, de s’intégrer ». « 25 /26 ans, fille ou garçon. Déjà pratique de la vente (si possible prêt-à-porter).TB présentation (BCBG). Pour un bac pro, commerce ou BTS action commerciale. Pas typé(e) ayant BEP ou CAP VAC... » Deux annonces, explicitement discriminatoires, déposées à l’ANPE Alsace et, citées par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Elles illustrent l’ostracisme auquel peuvent être confrontés les immigrés d’origine africaine en quête d’un emploi.
Les critères sont souvent subjectifs et varient d’un employeur à un autre. Pour certains, c’est par peur de la réaction de la clientèle. Fatima Saadi, 20 ans, d’origine comorienne en a fait les frais. De niveau Bac commercial, elle a postulé à un poste de vendeuse de cures de minceur, proposé par une boutique du 12e arrondissement à Paris. Un rendez-vous téléphonique est pris sans accroc. La gérante n’a pas hésité à la refouler en l’apercevant. « Ah ! Mais vous êtes Noire, je ne savais pas que vous étiez d’origine africaine, je ne peux pas me permettre d’engager une personne de couleur à cause de ma clientèle. C’est mauvais pour mon image », lui lance-t-elle en refusant de prendre son curriculum vitae (CV). Fatima a porté plainte. Le parquet a requis 2 mois d’emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d’amendes en octobre 2003 contre la gérante.
« Ils ont Bac+7 et on leur propose des métiers sous qualifiés »
D’autres employeurs ont mis sur pied d’autres formes plus subtiles de discrimination à l’embauche. Ce que le sociologue Philippe Bataille nomme « l’ethnicisation et la racialisation des tâches ». En d’autres mots un ghetto de l’emploi. Les attributions se font selon la couleur de la peau. L’immigré est normalement rétribué, mais l’organisation du travail évite qu’il soit en contact avec la clientèle. Bref un placard « douillet ». Le précédent du Moulin rouge, où les Noirs étaient confinés à la cuisine et 97% du personnel en salle était d’origine européenne, en atteste. « On était trois immigrés, narre Koné, originaire du Burkina-Faso, salarié d’un magasin d’ameublement de la région parisienne. Moi, Kodjo et un autre, Idriss. Tous les trois, on nous a mis à la manutention parce que c’était ça ou rien ; on ne discute pas ces choses-là ». Paranoïa ? « J’ai une formation de vendeur, s’emporte-t-il. C’est un hasard que nous trois on n’est plus devant les clients ? interroge-t-il amer. On est la honte du magasin, parce que s’ils ont fait ça ils avaient des raisons. » Lesquelles alors ? « Je ne sais pas, si ce n’est pas du racisme, ça doit être l’image ».
Ce que confirme Dogad Dogoui, président du club Africagora, créé en 1999 et qui milite pour l’émergence d’une génération de décideurs noirs. « Il y a plein de Noirs diplômés à qui on ne donne pas leur chance. Ils ont bac+7 et on leur propose des métiers sous qualifiés. Comme ils n’ont pas de réseau sur lequel s’appuyer, ils s’isolent ».
Le recrutement des entreprises étant de plus en plus fondé, aujourd’hui, à diplôme équivalent, sur les parrainages et le piston, les procédures adoptées récemment par les cabinets de recrutement à coup d’aggiornamentos médiatisés ne vont pas radicalement changer la donne. Même si l’opération « ça va être possible », lancée par SOS-racisme pour lever les obstacles à l’embauche des jeunes des quartiers sensibles, connaît ses premiers succès. En un an quelques dizaines de candidats ont été embauchés. Un chiffre, certes encourageant, mais dérisoire au vu du taux de chômage des jeunes issus de l’immigration et sans qualification : 40% selon le HCI. « Le fait d’être immigré ou d’origine immigrée constitue une difficulté supplémentaire au moment de l’insertion professionnelle », souligne le Haut conseil à l’intégration (...)
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« Français comme les autres ? »
Une étude pour battre en brèche les clichés sur les Français d’origine immigrée
jeudi 23 février 2006, par Saïd Aït-Hatrit , Afric.com ( extraits )
Les Français issus de l’immigration maghrébine, subsaharienne et turque sont ils des musulmans fanatiques assistés et refermés sur leur communauté ? Les clichés pullulent, mais la loi française rend difficile toute tentative scientifique de les confronter à la réalité. Dans « Français comme les autres ? », les chercheurs en Sciences politiques Vincent Tiberj et Sylvain Brouard mettent à mal ces poncifs et tentent de mieux connaître cette population qui serait différente car provenant de pays majoritairement musulmans.
Cachez ce Français d’origine étrangère que je ne saurai voir. Parce que tous ses fils seraient libres et égaux, la Vè République accepte mal, voire interdit, la catégorisation des Français sur la base de leurs origines nationales ou de leurs croyances religieuses. Une posture qui part d’un principe estimable mais qui confine à l’aveuglement, à une époque où la France serait minée par des problèmes sociaux liés aux récentes vagues d’immigration. Comment lutter contre les difficultés d’intégration de ces « nouveaux Français » sans données précises sur ce qu’ils sont et ce qu’ils veulent ?
Deux mois avant que Nicolas Sarkozy ne remette aux devants de l’actualité la question des statistiques ethniques, Sylvain Brouard et Vincent Tiberj (prononcer Tibéri) ont publié « Français comme les autres ? ». Un titre provocateur pour la première étude sociologique prenant clairement les Français issus de l’immigration (maghrébine, subsaharienne et turque) pour objet d’étude. Sans fausse pudeur. Les deux chercheurs du Centre de recherche politiques de Sciences Po (Cevipof) voulaient ainsi confronter à la réalité les poncifs exploités depuis des années par l’extrême droite et les préjugés parfois partagés par une large frange de la population française. Les deux chercheurs ont procédé en comparant chaque réponse d’un échantillon de 1003 personnes originaires d’une immigration récente à celles d’un échantillon de l’ensemble de la population française.
Le religieux n’est pas facteur de retrait
Les trois régions d’immigration ont été choisies pour la pratique religieuse de l’Islam qu’elles ont en commun. Car c’est bien cette religion qui pour beaucoup poserait problème à l’intégration des nouveaux migrants. Philippe De Villiers assure volontiers que ces derniers voudraient « islamiser la France », alors que « leur rapport à la religion en général et à l’Islam en particulier n’a jamais été exploré », regrettent les auteurs. Ils l’ont donc exploré et constaté que plus de 80% d’entre eux adhèrent au principe de laïcité, parfois même avec plus de conviction que l’échantillon témoin (France entière). « Le religieux en soit n’est pas facteur de retrait de la société française, analyse Vincent Tiberj. Maintenant, la question est de savoir si la France est prête à admettre que c’est une immigration comme une autre ».
Nicolas Sarkozy nomme un préfet musulman censé représenter les nouveaux migrants ? Ils sont 59% à se dire musulmans (61% d’Algérie, 57% de Tunisie, 77% du Maroc, 28 % d’Afrique subsaharienne, 60% d’origine turque) contre 65% de l’échantillon témoin à se déclarer de confession catholique ! Les sans religion culminant avec 25% chez les Français issus de l’immigration algérienne (28% pour l’ensemble de la population française). « C’est l’avantage d’avoir fait ce double portrait de la population française, poursuit Vincent Tiberj. On voit bien dans l’échantillon mémoire l’amalgame entre immigrés et musulmans, de même qu’entre banlieues et musulman. Nicolas Sarkozy a fait le choix de traiter le multiculturalisme par la religion. Or, ça n’est pas que cela ».
Là où certains voient des assistés tirant vers le fond le système social à la française, l’étude devine « le choix de l’école et de la réussite et la volonté de s’en sortir ». La France serait en voie de communautarisation ? « L’étude montre que plus les Français d’origine étrangère sont proches de leur pays d’origine, plus ils se sentent Français. Les identités ne s’opposent pas, elles se renforcent, explique le co-auteur . J’ai été marqué après les émeutes par ces jeunes gens qui disaient à la télévision : ‘on est français’... Eux n’ont pas de problème d’identité ».
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Frêche insulte les harkis et provoque la tempête
Claude Belmont le Figaro
14 février 2006
Le président PS de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, s'est excusé hier soir d'avoir traité des représentants de harkis de «sous-hommes». Des propos qui ont provoqué hier une cascade de protestations.
«Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez pas d'honneur !» : c'est en ces termes que Georges Frêche a violemment apostrophé samedi à Montpellier les représentants des harkis rassemblés à son invitation devant la stèle à la mémoire de Jacques Roseau, infatigable défenseur des rapatriés et des harkis. La langue de Georges Frêche s'est emballée lorsque celui-ci a appris que ces mêmes représentants de la communauté avaient participé le matin même à Palavas-les-Flots à la manifestation organisée par des députés UMP hostiles à l'abrogation de l'article de loi sur le «rôle positif» de la colonisation française.
«Allez donc rejoindre vos frères les gaullistes qui ont laissé massacrer les vôtres, qui ont été égorgés comme des porcs. Allez leur lécher les bottes !», a-t-il poursuivi, après les avoir qualifiés de «cocus» dans une ambiance au bord du pugilat. Hier soir, Frêche a regretté d'avoir «blessé par maladresse» et présenté ses excuses aux harkis, qu'il a «toujours aimés».
Plainte pour «injures, diffamation et appel à la haine raciale».
Mais le mal était fait. Les déclarations de samedi, d'une rare violence, se sont transformées en véritable tempête politique après la plainte déposée par Abdelkader Chebaïki, le président de l'association harkie Ajir 34, pour «injures, diffamation et appel à la haine raciale». Et l'onde de choc n'a pas épargné la majorité régionale, visiblement ébranlée par la sémantique outrancière développée samedi après-midi à Montpellier en présence de l'ancien ministre Jack Lang, pris au piège de ce guet-apens verbal, mais qui est resté impassible.
Les partenaires de Georges Frêche sont pourtant rompus, depuis le mois d'avril 2004, aux coups de gueule et aux fracassantes déclarations. «Ces insultes sont empreintes d'un relent de colonialisme. C'est plus qu'un dérapage», constate un élu Vert. Les Verts «condamnent fermement ces propos» tout comme les communistes de Jean-Claude Gayssot, ancien ministre des Transports. «Pour moi, la politique c'est d'abord les actes, avant les paroles. Mais quand dans les paroles on atteint ce sommet-là, c'est inacceptable», déclare Maryse Arditi, élue écologiste. «C'est effrayant», lâche un autre élu de la majorité sous couvert d'anonymat.
Quant aux élus socialistes du conseil régional, ils préfèrent se taire.
L'UMP locale a également très sévèrement condamné les propos du successeur de Jacques Blanc à la région. «Pendant que les harkis se faisaient tuer pour la France, Georges Frêche, lui, brandissait des banderoles maoïstes sur les bancs de la faculté, rappelle Jacques Domergue, député UMP et membre du conseil régional. Nous sommes aujourd'hui à Montpellier, dans le «no-limit». Et on ne sait pas où cela peut s'arrêter. Je pense que Georges Frêche doit démissionner, car il est devenu néfaste pour l'image à la fois de la Région et de Montpellier. Il nous entraîne avec lui dans une spirale infernale.»
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Réflexions ,Témoignages recueillis à droite à gauche ........
Oubliés de l'Histoire et des émissions TV ?
Je suis une nouvelle fois surpris qu'aucune personne d'origine asiatique n'ait été invitée à témoigner au cours de l'émission.
Je ne suis "que" quarteron, mon grand-père était militaire au Tonkin et ma grand-mère viet d'origine chinoise. Malgré une apparence peu typée, cela ne m'a pas empêché d'être traité de chinois dans ma ville natale de .......au début des années 60. Depuis, les habitnants ont dû s'habituer à vivre avec des gens d'origine étrangère. Comme beaucoup d'individus de race ou d'origine étrangère, mon oncle et ma mère ont travaillé et se sont battus pour se faire leur place au sein du pays qui les a recueillis. Guère plus que les français bon teints. Car il y a peu, la France n'avait pas de logements dignes (toilettes collectives sur le palier, pas de sdb, pas de chauffage central...).
Il y avait du travail mais mal payé. C'était il y a moins de 40 ans. Souvenons-nous en ! La volonté, la hargne pour s'en sortir les ont guidés. Ils n'ont demandé aucune aide, ni de l'état, ni de leur communauté, car étant métis ils étaient rejetés des 2 côtés.
Evidemment tout n'a pas été positif lors de la colonisation (quelles soient française ou anglaise ou portugaise etc.). En revanche, lorsque l'on voit ce qu'ont fait leurs successeurs ! Ils ont été incapables de faire fructifier le "peu" de positif qu'il restait ! Ils ont persécuté et massacré les "colons" ou les "indigènes" qui avaient voulu rester ou défendre la France. Ils ont maintenu leur population au niveau du Tiers Monde. Aujourd'hui certains de leurs descendants attaquent et crachent sur la France. Comme l'a dit l'ami de Max Gallo, JP Chevénement, un minisre çà ferme sa gueule ou çà démissionne ! Si on n'est pas content de la France, on va ailleurs. C'est ce qu'on fait un certain nombre de viets qui sont maintenant au Canada et aux USA, et de plus en plus de français de souche qui partent à l'étranger, parce qu'en France nous sommes sous le joug du politiquement correct, la soit-disante exception sociale française, c'est la faute des allemands, des américains, des anglais, des chinois et maintenant des indiens qui veulent nous prendre notre sidérurgie !
Arrêtons de nous plaindre en permanence ! Il n'y a pas de modèle social français ! Il y a un Mal Français ! Alain Peyrefitte en parlait il y a 30 ans. François de Closets aussi il y a 20 ans. Arrêtons de nous regarder le nombril ! Soyons entreprenant, innovant, le plus souple possible car il y a des concurrents dans le monde, mais ce n'est pas grave, on peut faire mieux ! Et ceci avec tout le monde, quelles que soient leurs origines ethniques ! On s'en fout d'ailleurs ! Pourvu qu'ils aient de l'ambition et envie de réussir par leur travail et leur talent ! Les exemples ne manquent pas, mais on n'en parle jamais !
On doit être un peu maso à vouloir remuer le couteau dans la plaie en permanence. Arrêtons de faire repentance à tout bout de champ ! Il y a plus urgent ! 5 millions de personnes inactives ! Des retraites à payer ! 1100 milliards de dettes ! On, avance à reculons, on regarde toujours derriere nous. Oui on est une ancienne grande puissance, oui on est un ancien colonisateur, oui on a pratiqué l'esclavage, mais on a été capable de l'abolir, on n'a pas éliminé des populations entières comme certains l'on fait en Amérique du Nord et du Sud. L'Histoire n'est pas toute blanche d'un côté et toute noire de l'autre. Je suis fier d'être français et aussi fier d'avoir quelques origines asiatiques, ce mélange est un carburant pour aller de l'avant !
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C'est tout de même assez incroyable !
C'est tout de même assez incroyable que comparativement à la présence asiatique en France, ils soient si peu représentés dans les métiers "d'intéret publique"...je cherche une explication à cela!
...Les fils d'immigrés doivent avoir en général 25 à 30 ans selon moi...
Sans compter ces français diplômés d'études supérieures ( Ecoles supéreiures made in France ) d'origine asiatique , ou ceux qui sont venus ici faire des études supérieures Bac +2 , Bac+5 Bac+7 et plus, et qui désormais doivent parler un français parfait!!!
Ainsi à 30 ans,à 40 ans ,à 50ans , à 60 ans ils devraient occupés tout de même pas mal de postes ostensibles dans les métiers "d'utilité publique"...
Avouez tout de meme que c'est curieux !!! Les asiatiques ne sont vraiment pas présents dans les médias et dans certaines professions!!
Est-ce une spécificité française? je penses qu'aux Etats Unis, ce n'est pas pareil......
En France, Michel Leb doit sûrement encore faire le chinois alors que ça fait quelques temps qu'on lui a fait comprendre que le blak et le beur devait sortir de son répertoire.
Il y a deux ou trois mois j'ai vu Michel Leb qui faisait le "petit chinois" en se bridant les yeux, en prenant un accent bidon, et en disant sûrement des trucs nazes comme "hihihi je vais manger du riz hihihi", et tout ça dans une émission de TV française , sans que personne ne soit choqué. S'il aurait fait le " le ridicule " cariturant l' africain , le magrébin comme il y a quelques années, il se serait fait flammer la tronche.
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Quoi dire des propos tenus par certains politiciens , certaines soi-disantes institutions sur les besoins de la France en matière grise , c'est à dire qu'il faut faire venir de loin , importer des experts , des diplômés venant de l'étranger !
No Comment ! .... Mais vu le nombre de chômeurs diplômés français ( surtout d'origine diverse ) qui n'ont pas de boulot depuis des décennies déjà ( vieux et jeunes !), on a tendance à avoir comme conviction que la France va très mal , espérons qu'elle soit gouvernée par des sains d'esprit , et pas par des fous !
Quand nous entendons que les pauvres réfugiés à Sangate ont refusé même l'accueil de la France ( proposé par les préfets , et le gouvernement ?! ) et qu'ils cherchent plutôt à partir de la France pour gagner l'Angleterre , ça me fait blêmir déjà de honte et de tristesse pour ma pauvre France , moi qui suis français d'origine vietnamienne ....! Vu que même les français d'origine étrangère hautement qualifiés ont été mis à l'écart depuis des décennies déjà ( logement , emploi , création d'entreprise , ...) .... comment ces politiciens , ces institutions .... osent dire de pareilles futilités ! Pour se vanter ? pour camoufler leur incapacité , leur incompétence ?.... ou leur politique de discriminations plus ou moins institutionnalisées !