Corée du Sud: prélèvements pour analyses de lots de lait de Vitagermine
La direction de la consommation (DGCCRF) a prélevé mardi pour analyses des échantillons de boîtes de lait en poudre pour bébé de la marque "Babynat" après la découverte, par les autorités vétérinaires de Corée du Sud, d'une bactérie dans un lot, a-t-on appris.
"Il y a eu des prélèvements" de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) chez le fabricant Isigny Sainte Mère du Calvados.
"Ca ne concerne pas le marché français ni le marché européen. Il s'agit d'un petit problème avec un export (vers) la Corée du sud qui demande à être vérifié. Il n'y a aucune certitude quant au problème rapporté par les autorités coréennes. Isigny est une entreprise très sérieuse", a-t-on ajouté à la direction de la concurrence du Calvados.
"Nous travaillons depuis (mardi) matin sur des lots correspondant sans avoir à notre avis d'analyses équivalentes à celles présentées par les Coréens", a-t-on insisté.
"Dans le cadre de la procédure habituelle, et en vue de contre-analyses, la DGCCRF a prélevé chez Isigny Sainte Mère des échantillons de boîtes du lot en cause ainsi que d'un grand nombre de fabrications encore en stock",de la société Vitagermine, installée à Canéjean (Gironde). La coopérative Isigny Sainte Mère a fabriqué pour le compte de Vitagermine le lait Babynat, qui a fait l'objet de contrôles en Corée.
Les résultats de ces analyses devraient être connus le 24 février, selon Vitagermine.
Les services vétérinaires sud-coréens ont détecté des traces de l'entérobactérie sakazaki dans un lot de 135 kilos de boîtes de lait de marque Vitagermine importées le mois dernier dans le pays mais qui n'ont pas été distribuées aux clients.
Cette bactérie peut être à l'origine de méningite et d'entérite.
En France les responsables de Vitagermine, qui commercialise ce lait de vache en Corée sous le nom de "Babynat" ont indiqué que les "analyses systématiques faites sur les lots envoyées en Corée, avant leur expédition, n'avaient révélé aucun problème".
Vitagermine a cependant relancé des "tests sur des échantillons de laits conservés dans l'usine pour une contre-analyse auprès d'un laboratoire français agréé par les autorités sud-coréeennes", dont les résultats sont attendus "en fin de semaine", a précisé M. Lisoie.
Depuis décembre 2007, 1.492 kilos de produits Vitagermine ont été exportés vers la Corée du Sud et 1.222 kilos distribués dans le commerce.
Après la découverte de traces de bactéries dans le lot importé le mois dernier, les services vétérinaires de Séoul ont annoncé qu'ils allaient procéder à d'autres tests sur un autre lot de 135 kilos arrivé en Corée du Sud le 6 février et qui n'a pas encore été mis sur le marché.
Inspections prévues chez Vitagermine et la coopérative qui fabrique le lait
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Des inspections vont être menées dans la société Vitagermine et la coopérative qui fabrique un lait en poudre pour enfants dans lequel les autorités vétérinaires de Corée du Sud ont affirmé avoir trouvé une bactérie dangereuse, a indiqué mardi le ministère de l'Agriculture.
"Par mesure de prévention", la DGCCRF a notifié le 16 février une alerte
potentielle au Réseau d'alerte communautaire (RASFF, rapide alerte system for
food and feed), a également annoncé le ministère.
Ce dernier a aussi affirmé être toujours en attente d'"informations
officielles" des autorités sud-coréennes sur la présence de l'entérobactérie
sakazaki.
Selon les services vétérinaires sud-coréens, cette bactérie aurait été
trouvée dans un lot de 135 kilos de boîtes de lait en poudre pour bébés de la
marque Vitagermine importées le mois dernier dans le pays mais qui n'ont pas
été distribuées aux clients. Cette bactérie peut être à l'origine de méningite
et d'entérite.
Des inspections vont être menées au siège de la société Vitagermine "qui
n'est qu'un simple entrepôt" en Gironde et dans la coopérative
d'Isigny-Sainte-Mère (Calvados), afin de "vérifier notamment les procédures de
traçabilité des produits destinés à l'export".
Des analyses seront également réalisées sur les "échantillons conservés",
a-t-on ajouté de même source.
Ces inspections seront menées par les DDCCRF (Direction Départementale de
la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et DDSV
(Direction départementale des services vétérinaires).