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Le pape a souligné combien l’Eglise était présente aujourd’hui auprès des malades du sida en Afrique, mentionnant en particulier le mouvement Sant'Egidio ou encore toutes les « religieuses » qui sont proches des malades. Mais à ses yeux, l’épidémie ne pourra être enrayée que par une « humanisation de la sexualité » et aussi « une présence amicale auprès des malades ». Le pape a estimé que la solution passait par «un réveil spirituel et humain» et l’ «amitié pour les souffrants».


Un "programme religieux"
L’Afrique qui reçoit le pape est une Afrique pauvre. Certes, Benoît XVI ne vient pas ici avec un programme politique et économique. « Je ne suis pas compétent », a-t-il même ajouté. Mais son « programme religieux » peut aussi, espère-t-il, apporter une contribution essentielle à la crise. Car, poursuit-il, un des éléments fondamentaux de la crise actuelle est le déficit d’éthique.

Le pape arrive cependant dans une Afrique dont il apprécie la « foi joyeuse » et dont il ne veut pas négliger les forces d’espérance.

Après un mois de février particulièrement éprouvant, car marqué par la crise intégriste, Benoît XVI assure ne pas être un « homme isolé » : «A la vérité, ce mythe de la solitude me fait rire. Tous les jours je rencontre beaucoup de monde (...) Je suis entouré d’amis. La solitude n’existe pas (...) Je ne me sens seul d’aucune façon», a-t-il encore déclaré dans l’avion, affirmant être au contraire très entouré par ses collaborateurs.

C’est donc dans cet esprit confiant qu’il veut aborder ce voyage dont l’objectif principal est bien, a–t-il encore rappelé, de « confirmer ses frères africains dans la foi ».
From : La Croix , Isabelle de Gaulmyn, à bord de l'avion papal




L’engagement de l’Eglise dans la lutte contre le sida : Comment s’implique-t-elle concrètement dans la prévention et le soin ?

Dans ses réflexions sur la prévention contre le sida, Benoît XVI a d’abord voulu souligner l’engagement de l’Église - qui reste largement méconnu - dans l’accueil, les soins médicaux et l’accompagnement social et spirituel des personnes touchées par le sida.

Parmi les institutions dans le monde qui s’occupent des personnes ainsi atteintes, l’Église est le plus important prestataire privé de soins aux malades du sida (44% sont des institutions d’État, 26,70% sont des institutions catholiques, 18,30% sont des ONG et 11% d’autres religions).

L’Église est également engagée dans la prévention contre la transmission du virus HIV par l’intermédiaire de ses réseaux d’écoles, de mouvements de jeunesse et d’associations familiales. Le Saint-Siège a créé en 2004, sous l’impulsion du Pape Jean-Paul II, la Fondation du Bon Samaritain afin de financer de projets de soins et d’éducation en direction des personnes concernées et de la prévention. C’est dire combien l’Église est active dans ces domaines......





Mercredi 18 mars, lors d’un point presse à Yaoundé, le Père Federico Lombardi, Porte-parole du Pape  a expliqué que, pour l’Eglise, « développer une idéologie de confiance dans le préservatif » n’est « pas une position correcte » car elle ne met pas l’accent sur « le sens des responsabilités ».

Le Père Lombardi a aussi rappelé « les lignes essentielles de l’engagement de l’Eglise catholique dans le combat contre ce terrible fléau qu’est le sida : en premier, par l’éducation à la responsabilité des personnes dans la pratique de la sexualité et en réaffirmant le rôle essentiel du mariage et de la famille. Deuxièmement : par la recherche et l’utilisation des thérapies efficaces contre le sida et dans leur mise à disposition au plus grand nombre possible de malades grâce à de nombreuses initiatives et instances sanitaires. Troisièmement, par l’assistance humaine et spirituelle des malades du sida comme de tous ceux qui souffrent et qui demeurent au cœur de l’Eglise »........

Autrement dit, il ne s’agit pas d’exclure le recours au préservatif dans certaines situations. Le discours sanitaire peut être nécessaire mais reste largement insuffisant quand il s’arrête à des mesures purement techniques.

Source : Eglise catholique de France





l’Eglise n’a pas position « idéologique » sur le préservatif.
Elle considère simplement que les moyens de contraception s’oppose à la logique d’amour voulue par Dieu dans les relations sexuelles et que la fidélité conjugale est le meilleur moyen pour lutter contre les maladies. Elle respecte les décisions politiques sur l’accès aux moyens de contraception, dans la mesure où ces derniers ne sont ni imposés par la force, ni promus abusivement pour encourager la débauche, ni dangereux pour ceux qui les utilisent.


En Afrique comme ailleurs, les chrétiens sont appelés à prendre leurs responsabilités, ainsi que le rappelait, le 20 avril 1995, Mgr di Falco, alors porte-parole de la Conférence des évêques de France : " L’Eglise croit que la sexualité est belle, et fragile, et qu’elle est indissociable de l’amour."


L’Eglise croit que l’on ne peut pas répondre aux questions justes et légitimes des hommes en général et des jeunes en particulier par des considérations uniquement médicales, voire vétérinaires. Alors c’est vrai, l’Eglise ne rejoint pas le discours hégémonique et assez simpliste du "Vas y mets une capote et fais ce que tu veux."


Elle préfère appeler à la fidélité, pas d’abord comme moyen de combattre le SIDA mais avant tout comme moyen de trouver le bonheur en couple.
From : ???




Des questions demeurent : pourquoi cet acharnement contre Benoît XVI, y compris des politiques ?
Qui a pu lire réellement la version complète du texte pour juger ? Il y a, dans ce texte, des tonalités humaines réelles sur l'humanisation morale et spirituelle à promouvoir et sur le soutien des malades réalisé au jour le jour par les Églises africaines. Les médias ont-ils rapporté que, dès son arrivée à l'aéroport, Benoît XVI avait demandé aux chefs d'État la gratuité des soins pour les sidéens ?


De plus, quel homme politique a saisi les médias pour demander l'engagement financier de la France pour l'aide pharmaceutique aux séropositifs et aux sidéens en Afrique ? Que signifie la passion (allant jusqu'à la haine) autour de cette affaire ?
From :Jean-Michel Moysan,
Prêtre, aumônier d'hôpital, formateur, Brest.





La polémique sur le préservatif a occulté l'essentiel du message que le pape était venu délivrer au continent noir.

 
Le week-end dernier, un journaliste des Dépêches de Brazzaville notait que le voyage du pape, au Cameroun et en Angola, avait commencé dans la polémique, mais «surtout hors d'Afrique». Quel contraste, en effet, entre les commentaires entendus en France et l'événement tel qu'il a été vécu sur place. Soixante mille fidèles à la messe finale à Yaoundé, un demi-million à Luanda : les foules africaines ont réservé à Benoît XVI l'accueil festif, coloré et chaleureux qu'elles offraient naguère à Jean-Paul II.


A Paris, en revanche, une unique phrase du souverain pontife sur l'utilité du préservatif dans la prévention du sida a déclenché un vacarme médiatique auquel la proximité du Sidaction n'était pas étrangère, et qui a donné lieu, contre Benoît XVI, à une escalade sans précédent dans la violence verbale......

Ajoutons que, lors de son allocution d'arrivée, à l'aéroport de Yaoundé, le souverain pontife a demandé que les malades du sida, en Afrique, aient droit gratuitement aux médicaments, information qui n'a été relayée nulle part.

Le pape, doutant de l'efficacité des campagnes de prévention fondées uniquement sur le préservatif, a indiqué un idéal : une sexualité maîtrisée, responsable, respectueuse de l'autre.



Ceux qui opposent un Benoît XVI dur et conservateur à un Jean-Paul II compatissant et ouvert oublient que le pape précédent, dans les années 1990, fut victime de campagnes d'opinion identiques, rigoureusement pour les mêmes raisons, et qu'il fut alors traité de «criminel contre l'humanité».

«Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir, a répliqué Mgr Sarr, archevêque de Dakar. Dans des pays comme les nôtres, l'abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues et, avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida.»

En France, la polémique a occulté le vrai message que le pape était venu délivrer aux Africains. En 16 discours, et à travers le document préparatoire au synode sur l'Afrique qui aura lieu à Rome, à l'automne prochain, Benoît XVI a dénoncé la corruption des élites, le culte de la violence, le tribalisme, et la collusion avec les puissances économiques internationales qui utilisent l'Afrique comme un marché, au détriment de sa culture et au mépris des droits de l'homme et de la démocratie. De vrais sujets qui fâchent, mais qui, manifestement, intéressent moins le Tout-Paris.
From : Jean Sévillia 27/03/2009 le Figaro




L’accueil chaleureux fait par les africains au Pape sur leur terre tranche radicalement avec ce que vomissent les médias.....Il y a un vrai décalage entre ce que les médias déversent chaque jour pour laver les cerveaux, et la réalité africaine. Jugez-en :

Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré déclare : « Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas (…) Le débat sur le sida n'est pas théorique, il est pratique. L'Eglise apporte sa contribution. Si l'abstinence est un moyen de prévention, nous n'allons pas nous en priver ! [...] "

Le cardinal archevêque de Dakar, Mgr Théodore-Adrien Sarr, a martelé : "Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l’abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida [...] Nous ne pouvons pas promouvoir l’utilisation du préservatif, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d’aider nos populations à se prémunir du sida ..".


L’archevêque de Kinshasa (RDC), Mgr Laurent Monsengwo, a expliqué que le préservatif : "aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n’en est pas toujours une".


L’Ouganda a réussi à faire reculer l’épidémie du sida ces quinze dernières années, grâce à des campagnes d’information nationales. Depuis le second mandat de George Bush, les Américains ont changé leur politique à l'égard du sida et ne financent plus les ONG prônant l'utilisation du préservatif.
From:   un internaute Forum catholique





Témoignage d'un malade du Sida, Mr .M remercie le Pape d’avoir brisé un tabou.
"Je témoigne dans les écoles depuis quinze ans....Dans les années 80, je vivais dans la délinquance, la drogue, le sexe, et la violence politique. En 1986, j’ai commencé à me convertir. Je n’en pouvais plus de toute cette violence. Par la pratique religieuse, j’ai découvert une joie que je ne connaissais pas. J’ai décidé de me confesser, persuadé de me faire jeter ! Or j’ai rencontré la Miséricorde de Dieu, à travers le sourire bienveillant du prêtre et son absolution. Puis j’ai découvert en 1993 que j’étais infecté du sida, en phase 4. J’étais fichu. ...

Jamais l’Eglise n’a dit d’aller s’infecter sans préservatif. Certaines pulsions sont parfois si fortes, notamment chez les homosexuels, que la personne n’est pas toujours capable, malgré ses efforts, d’y résister. Dans ce cas-là, bien sûr, le prêtre invite à ne pas en plus propager la mort.


Benoît XVI ne nous transmet pas une théorie qu’il vient d’inventer. Il ne fait que rappeler ce que prône l’Eglise, basée sur la Révélation. Dans l’Ancien Testament déjà est écrit "je te montrerai le chemin de la vie et de la mort. Tu choisiras la vie". Comme Dieu, l’Eglise croit en nous. Elle croit l’homme capable de poser des choix. Ces choix font sortir d’une logique fataliste qui fait de l’homme l’esclave de ses pulsions.


Vous êtes-vous senti condamné par l’Eglise ?

Jamais je ne me suis senti rejeté par l’Eglise, au contraire. Elle m’a ouvert ses portes, elle m’a accueilli comme j’étais, là où j’en étais. Je me suis senti aimé. Car l’Eglise distingue la personne de ses actes. Avant ma conversion, je me sentais condamné par les propos de l’Eglise, parce que je croyais faire corps avec mes actes. Je croyais que lorsque l’Eglise condamnait tel acte, elle condamnait l’homme. Or, "la vengeance de Dieu, c’est de pardonner", comme disait Pagnol. Dieu ne sait qu’aimer. Il couvre d’un amour de prédilection les malades du sida........

L’Eglise fut la première à se soucier des sidéens. Dès les années 80, aux Etats-Unis, le Cardinal O’Connor a ouvert un service spécial pour les accueillir, alors qu’on ignorait encore les risques de contamination. Mère Teresa est venue créer le premier centre "The gift of love" à New-York, dédié aux malades du sida. Il en existe plusieurs aujourd’hui, à travers le monde.


L’Eglise veut le bonheur de l’homme. Le Pape tient son rôle de père, de pédagogue, lorsqu’il rappelle que l’homme est destiné à aimer en vérité, et non dans le mensonge, dans la peur et le risque de la mort. Il nous montre un chemin exigeant, sans chercher à plaire ni à séduire. Le sida se propage par le multi partenariat. Le seul moyen de l’endiguer est de revenir à la racine de l’amour.
From : Famille chrétienne




Les évêques demandent aux médias du monde entier de respecter le Pape ( VietCatholic News )


Le 25 mars dernier, le P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CBCI): "Comment peut-on comparer un chef spirituel mondial avec ces autres personnes citées ? C’est lamentable », a-t-il confié à l’agence Ucanews . La revue américaine Foreign Policy a estimé opportun de placer le pape en position numéro deux, juste après l’Autrichien tristement célèbre Josef Fritzl, qui a séquestré et violé sa fille pendant 24 ans, lui faisant six enfants, et juste avant l’Américain Bernard Madoff, à l’origine d’un gigantesque scandale financier pour avoir détourné des sommes d’argent colossales.


La Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CBCI) a publié le 24 mars un communiqué de presse dans lequel elle dit considérer comme « gravement irresponsables et infamants » ces propos au sujet du chef de l’Eglise catholique. Les évêques y défendent le pape, « le chef spirituel des catholiques, aimé et respecté dans le monde entier ». Ils rappellent que la communauté internationale avait écouté avec respect ses déclarations sur la récession économique ou le terrorisme.

Le texte de la Conférence épiscopale indienne demande également aux catholiques du monde entier de respecter les enseignements du pape. Celui-ci a si souvent incité le monde à entrer davantage « dans  l’esprit de Dieu en construisant une société fondée sur des valeurs morales et le respect de la vie », peut-on lire. « C’est le rôle moral (du pape) de diriger et de guider les consciences, celles de l’humanité en général, et celle des catholiques en particulier. »

Le pape Benoît XVI « est l’un des plus grands intellectuels des temps modernes, et est parfaitement informé des tendances actuelles qui préfigurent la dégradation morale de l’humanité », affirme encore la déclaration, signée par le secrétaire général de la CBCI, Mgr Stanislaus Fernandes, archevêque de Gandhinagar.

Le texte des évêques, pour finir, engage les catholiques comme les non-catholiques à se garder de « faire des déclarations irréfléchies » contre le chef de l’Eglise, qui a toujours « œuvré pour la paix, la réconciliation, la fraternité, l’unité et l’attention portée aux pauvres et aux laissés-pour-compte ».



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Tag(s) : #Société
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