Les participants à la Conférence de l'ONU dite de Durban II ont adopté mardi à Genève par acclamations la Déclaration finale sur le racisme.
"Mesdames et Messieurs, vous avez pris la décision capitale d'adopter le document", a déclaré le président de la conférence, Amos Wako, à l'adresse de la centaine de représentants des pays participants à la Conférence devant assurer le suivi de celle organisée à Durban, en Afrique du sud, en 2001. Le texte devait initialement être soumis au vote vendredi, au dernier jour de la conférence, mais les diplomates ont décidé d'avancer le vote .
LA CONFÉRENCE D'EXAMEN DE DURBAN ADOPTE SON DOCUMENT FINAL ET CLÔT SON DÉBAT DE HAUT NIVEAU : Un travail de protection pour des millions de victimes de par le Monde .
La Ministre suisse des affaires étrangères se réjouit du succès de la Conférence La Conférence d'examen de Durban a adopté, cet après-midi, son Document final, dans lequel elle exprime notamment sa préoccupation face à l'augmentation, ces dernières années, des actes d'incitation à la haine, qui ont pris pour cibles et sérieusement affecté des communautés raciales et religieuses. Dans ce document, la Conférence d'examen prie instamment les États de redoubler d'efforts pour protéger les droits de l'homme de tous les migrants, indépendamment de leur statut d'immigration.
LA CONFÉRENCE D'EXAMEN DE DURBAN ADOPTE SON DOCUMENT FINAL ET CLÔT SON DÉBAT DE HAUT NIVEAU : Un travail de protection pour des millions de victimes de par le Monde .
La Ministre suisse des affaires étrangères se réjouit du succès de la Conférence La Conférence d'examen de Durban a adopté, cet après-midi, son Document final, dans lequel elle exprime notamment sa préoccupation face à l'augmentation, ces dernières années, des actes d'incitation à la haine, qui ont pris pour cibles et sérieusement affecté des communautés raciales et religieuses. Dans ce document, la Conférence d'examen prie instamment les États de redoubler d'efforts pour protéger les droits de l'homme de tous les migrants, indépendamment de leur statut d'immigration.
Saluant l'événement que constitue l'adoption de ce texte, le Président de la Conférence, M. Amos Wako, a indiqué que les délégations, ainsi que lui-même, auront l'occasion de présenter leurs commentaires à son sujet vendredi prochain, en séance plénière.
Le Document final de la Conférence d'examen identifie notamment un certain nombre de nouvelles mesures concrètes et initiatives visant à combattre et éliminer toutes les manifestations de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance qui y est associée. La Conférence d'examen note les actions des pays qui ont, dans le contexte de tragédies du passé, présenté des excuses et mis en place des mécanismes institutionnalisés comme les commissions de vérité et de réconciliation, et demande à ceux qui n'ont pas encore contribué à restaurer la dignité des victimes de trouver les moyens appropriés de le faire. La Conférence d'examen demande en outre aux États d'assurer que toute mesure prise dans le contexte de la lutte contre le terrorisme soit appliquée en respectant pleinement tous les droits de l'homme, en particulier le principe de nondiscrimination.
D'autre part, la Conférence d'examen reconnaît avec une profonde préoccupation la persistance du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance y associée à l'encontre des Roms/Gitans/Sintis/Gens du voyage. Elle demande par ailleurs aux États de ne pas avoir recours au profilage fondé sur des bases de discrimination interdites par le droit international, notamment sur des bases raciale, ethnique ou religieuse.
D'autre part, la Conférence d'examen reconnaît avec une profonde préoccupation la persistance du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance y associée à l'encontre des Roms/Gitans/Sintis/Gens du voyage. Elle demande par ailleurs aux États de ne pas avoir recours au profilage fondé sur des bases de discrimination interdites par le droit international, notamment sur des bases raciale, ethnique ou religieuse.
La Conférence d'examen souligne que le droit à la liberté d'opinion et d'expression constitue l'un des fondements essentiels de toute société démocratique et pluraliste et souligne le rôle que ce droit peut jouer dans la lutte contre le racisme à travers le monde.
Elle prend note de la proposition du Haut Commissariat aux droits de l'homme, en coopération avec les parties prenantes régionales de toutes les parties du monde, d'organiser à la lumière de travaux sur les liens entre la liberté d'expression et l'interdiction de l'appel à la haine nationale, raciale ou religieuse, une série d'ateliers d'experts visant à parvenir à une meilleure compréhension des cadres législatifs et des pratiques judiciaires ainsi que des politiques nationales des différentes parties du monde en ce qui concerne le concept d'incitation à la haine, de manière à évaluer le niveau d'application de l'interdiction de l'incitation.
La Conférence d'examen a par ailleurs clos son débat de haut niveau, ouvert hier après-midi , en entendant les hauts dignitaires de 18 pays. Il s'agit de la Ministre des affaires étrangères de la Suisse et de la Ministre de la promotion des droits humains du Burkina Faso; des Vice-Ministres des affaires étrangères de l'Arménie, de l'Inde, de l'Équateur, de la Fédération de Russie et de la République démocratique populaire lao; des Vice-Ministres de la justice du Soudan, de la Zambie et du Kenya; du Vice-Ministre des droits de l'homme de l'Iraq; du Vice-ministre de la planification du Chili; des Vice-Ministres de la culture du Kazakhstan et de Cuba; du Vice-Ministre aux affaires multilatérales de la Colombie; du Vice-Ministre aux affaires européennes de la Jamahiriya arabe libyenne; et du Conseiller politique auprès du Président du Yémen....
Durban vue d'Afrique et de par le Monde
From ???
La plupart des observateurs s'emploient à dire que le racisme doit être combattu. S'il est connu pour avoir provoqué des phénomènes comme l'esclavage et le colonialisme, le racisme se manifeste aujourd'hui par la xénophobie, et la discrimination dont souffrent de nombreux hommes à travers le monde. L'Europe et les autres grandes puissances sont le théâtre régulier d'insultes racistes envers des hommes et des femmes dits de "couleur"...
Un phénomène qui semble de plus en plus prendre de l'ampleur et pour lequel l'Onu a voulu amener les Etats membres à prendre leurs responsabilités.
Ban Ki Moon, le secrétaire général de l'Onu ne pouvait que regretter l'absence de pays dont le rôle au cours des travaux aurait fortement pu aider à exorciser le mal. On peut d'ailleurs regretter avec Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations Unies que certains pays ont décidé de ne pas prendre part à la seconde rencontre du genre ( des pays où la montée du phénomène connaît une certaine ampleur depuis quelques années).
Pourtant la rencontre de Genève a bénéficié de nombreux appuis, à l'instar du Pape Benoît XVI, pour qui ces phénomènes dont on peut penser qu'ils relèvent de l'histoire, existent encore de nos jours. Le Vatican a d'ailleurs pris part à ces assises, car pour le porte parole du Saint Siège Federico Lombardi, c'était une " importante occasion de faire avancer la lutte contre le racisme.
L'absence de certains pays occidentaux peut être interprétée comme un refus d'assumer leur rôle dans la montée d'un fléau que l'on a toujours présenté comme une atteinte grave aux droits de l'homme.
Cité du Vatican -- Prenant ses distances d'avec la querelle en cours, le pape Benoît XVI a salué hier la tenue de la conférence de l'ONU sur le racisme à Genève, exhortant la planète à s'unir pour éliminer l'intolérance.
Cette conférence qui s'ouvre aujourd'hui est importante car «même aujourd'hui, en dépit des leçons de l'histoire, ces phénomènes déplorables ont lieu», a-t-il estimé.
Benoît XVI a quant à lui dit espérer que les délégués à la conférence travaillent «avec un esprit de dialogue et d'acceptation réciproque, pour mettre fin à toutes les formes de racisme, de discrimination et d'intolérance».
Benoît XVI a quant à lui dit espérer que les délégués à la conférence travaillent «avec un esprit de dialogue et d'acceptation réciproque, pour mettre fin à toutes les formes de racisme, de discrimination et d'intolérance».
Le Vatican, qui a le statut d'observateur à l'ONU, a d'ores et déjà annoncé qu'il enverrait une délégation à Genève à la conférence sur le racisme. Le Vatican espère une déclaration finale «équilibrée», précisait il y a quelques semaines Mgr Silvano Maria Tomasi, le représentant du Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève
Le pape Benoît XVI avait qualifié dimanche "d'importante" la réunion de Genève et avait adressé "ses voeux sincères pour que les délégués (...) travaillent ensemble, dans un esprit de dialogue et d'écoute récriproque propice à la disparition de toute forme de racisme et de discrimination".
Il faut écouter tout le Monde !
Le journal La Croix donne plus d'informations: Alors que "des délégations européennes sont sortis de la salle lorsque le président iranien s'est lancé dans une violente diatribe contre Israël,... [l]a délégation du Saint-Siège conduite par Mgr Silvano Tomasi, l'observateur permanent du Vatican à l'ONU, 'n'a pas quitté la salle' a confirmé à l'AFP le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. Le père Lombardi n'a pas souhaité commenter l'attitude des délégations européennes, [sortant de la salle] ... se bornant à indiquer que ces pays étaient 'libres' de leur choix.
La déclaration de Durban reconnaît que "tous les peuples et les personnes forment une seule famille humaine riche en diversité", ce qui constitue "un progrès de la civilisation et de la culture, patrimoine commun de l'humanité", a souligné le pape.
Ban Ki-Moon satisfait
Ban Ki-Moon satisfait
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité de l'adoption de la Déclaration finale sur le racisme à la Conférence de l'ONU "Durban II" mardi à Genève, affirmant qu'elle donnait espoir à des millions de victimes de par le monde.
Ban Ki-moon est "encouragé" par le fait que tous les Etats membres présents ont adopté le document final par consensus, déclare un communiqué de son service de presse.
"Ce faisant, la communauté internationale a revigoré son engagement pour la mise en oeuvre de la Déclaration et du programme d'action de Durban (DDPA), donnant ainsi espoir aux millions de victimes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance dans le monde", ajoute le communiqué.
"La lutte contre le racisme est un processus continu". Ban Ki-moon "espère par conséquent que les Etats membres qui n'ont pas participé rejoindront bientôt la communauté internationale dans le combat contre les fléaux du racisme et de la discrimination raciale", conclut-il.
"Ce faisant, la communauté internationale a revigoré son engagement pour la mise en oeuvre de la Déclaration et du programme d'action de Durban (DDPA), donnant ainsi espoir aux millions de victimes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance dans le monde", ajoute le communiqué.
"La lutte contre le racisme est un processus continu". Ban Ki-moon "espère par conséquent que les Etats membres qui n'ont pas participé rejoindront bientôt la communauté internationale dans le combat contre les fléaux du racisme et de la discrimination raciale", conclut-il.
Le texte adopté, fruit de longues et âpres négociations, réaffirme la DDPA de 2001 mais a été nettoyé de tous les sujets de discorde.
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