Publicité

 

Le 24 mai 2007, au Zénith de Paris, ils étaient plus de 6000 pour assister au lancement de la campagne législative du Mouvement Démocrate. A la tribune se sont succédés des élus, des candidats ou de simples nouveaux adhérents de tous horizons.

 

Clips Video  

http://www.dailymotion.com/mouvementdemocrate/video/x22nsv_bayrou-zenith-modem

 

http://www.dailymotion.com/mouvementdemocrate

 

 

 

 

 

L’étonnant succès du Mouvement démocrate, symbole de renouveau politique

 

 

La création d’un nouveau grand parti politique n’est pas chose commune dans un pays démocratique. Elle survient en général à l’occasion de changements profonds dans la société et tend souvent à renouveler le débat démocratique. Le lancement du «MoDem» par François Bayrou s’annonçait pourtant périlleux, avec le départ de la plupart de ses députés vers la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy. Mais une vague d’adhésion massive et inattendue à ce nouveau parti est venue confirmer le bouleversement du paysage politique national.

 

Plus de 50.000 inscriptions en une semaine, sans campagne d’adhésion, uniquement par le bouche-à-oreille et la fréquentation d’un site internet, tel est le bilan étonnant d’une petite annonce, affichée sur le site de François Bayrou, invitant ses lecteurs à rejoindre le futur Mouvement démocrate. Ce phénomène est tout à fait surprenant et novateur, quand on le compare avec l’émergence des autres partis politiques actuels.  

 

Le dernier grand parti politique français à avoir émergé est bien sûr l’UMP. Fondé en 2002 par la volonté de Jacques Chirac et d’Alain Juppé, celui-ci avait pour ambition de devenir le seul grand parti de la droite, afin de transformer le système politique français sur le modèle bipolaire américain. L’objectif était aussi de donner à Jacques Chirac, alors en difficulté dans la course à l’élection présidentielle, un outil efficace contre le Parti socialiste. D’abord appelé « Union pour la majorité présidentielle » pendant la campagne électorale, ce mouvement devenait l’ « Union pour un mouvement populaire » après la réélection de Jacques Chirac, celui-ci voyant dans le plébiscite du second tour l’occasion d’éliminer définitivement le parti concurrent qu’était l’UDF.  

 

Comme lors de la création du RPR en 1976, l’UMP était donc né d’abord par la volonté d’un chef et de son état-major, en fonction de considérations stratégiques. De façon similaire, la naissance de l’UDF en 1978 procédait des mêmes préoccupations, assurer au président de la République d’alors, Valéry Giscard d’Estaing, un outil politique permettant l’accès ou le maintien au pouvoir. Dans les deux cas, la base, c’est-à-dire les militants ou les électeurs eux-mêmes, n’eurent pas voix au chapitre, même s’ils approuvèrent facilement la décision de leur chef.  

 

Avant l’UMP, il faut remonter à 1984 pour constater l’apparition d’un autre parti d’une certaine importance, celui des Verts. Ce parti était alors né de la fusion de deux composantes aux préoccupations environnementales, afin de bâtir un mouvement permettant de défendre une écologie politique. 

 

Depuis cette époque, et malgré différentes tentatives d’émancipations de divers responsables politiques, aucun nouveau mouvement d’envergure ne vit le jour. 

 

 

Des caractéristiques tout à fait inattendues : 

 

La première surprise, c’est bien sûr le nombre : ce chiffre de 50.000 adhésions au Mouvement démocrate dépasse de loin le nombre d’adhérents de l’UDF à la fin 2006 !  

 

La deuxième surprise, c’est l’origine de ces adhérents : à près de 90%, ceux-ci n’appartiennent pas à l’ancienne UDF. Il ne s’agit donc pas de la simple transformation d’un parti en un autre, comme lors du passage du RPR à l’UMP, mais bien de premières adhésions de citoyens à un parti politique.  

 

Les membres de l’UDF deviendront sans doute automatiquement membre du MoDem à l’automne, et il est probable que seule une très faible minorité refuse ce transfert (tout comme un faible nombre d’adhérents UDF avait suivi les élus transfuges vers l’UMP en 2002). Autant dire que ce nouveau parti devrait compter rapidement 100.000 adhérents. Pour la première fois sous la Ve République, un mouvement central dans le paysage politique est un mouvement populaire !  

 

Il est surprenant que les médias n’aient d’ailleurs jusqu’ici pas commenté ce fait remarquable. A de nombreux niveaux, cet enthousiasme s’apparente en effet à la montée en popularité de François Bayrou durant les mois de janvier-février lors de la campagne électorale. Alors qu’il était pourtant évident qu’un phénomène populaire inattendu se déroulait, la plupart des journalistes attendirent la fin février et le passage de Bayrou au dessus de 16-17% d’intentions de votes pour réagir.  

 

Le troisième élément marquant, c’est la sociologie de ces adhérents. Parce que cette adhésion quasi spontanée ne se fait que sur internet, par la visite des sites de François Bayrou et de son parti, ces adhérents sont des internautes. Il faut rapprocher cela à la forte sympathie de la blogosphère envers Bayrou et ses idées, reprises au sein du MoDem. Or, ce sont ces mêmes internautes qui ont en quelque sorte lancé François Bayrou à l’automne 2006 ; relativement peu nombreux en chiffres absolus, ils n’en n’ont pas moins une grande importance par l’existence de leurs réseaux d’influence étendus, notamment au sein de l’électorat privilégié de François Bayrou que sont les classes moyennes-supérieures et les professions intellectuelles. 

 

Quelles sont les raisons possibles de ce succès ?  

 

D’abord, bien sûr, la personnalité de François Bayrou. Celui-ci a réalisé une campagne exceptionnelle par rapport à ses moyens, a su s’imposer comme présidentiable à part entière, et a réussi à imposer dans l’opinion la légitimité de ses idées et de son mouvement politique. Dans un certain sens, cette vague d’adhésion est similaire, bien qu’à plus petite échelle pour le moment, à celle qu’avaient entraîné Nicolas Sarkozy à l’UMP et Ségolène Royal au PS.  

 

Se trouve-t-on pour autant face à un nouveau parti dédié à son chef, comme cela a classiquement été le cas pour les partis gaullistes ? Non. Car, ces adhésions sont, au moins autant, destinées à soutenir une idée, simple, qu’a défendue tout au long de cette campagne François Bayrou, et qui correspond à une évolution profonde du corps électoral : le dépassement du clivage droite-gauche et le rassemblement des compétences.  

 

Ce mouvement de fond est d’ailleurs tel qu’aussi bien Nicolas Sarkozy, dans sa tentative actuelle de formation d’un gouvernement élargi (à la Bayrou ?), que François Hollande, dans sa proposition de créer un nouveau parti de gauche s’étendant jusqu’au centre, se sont emparés de ce thème. On peut néanmoins se demander quelle sera leur crédibilité dans ce domaine par rapport à François Bayrou, étant donné leurs prises de position antérieures.  

 

Quelles peuvent être les effets de ce phénomène inattendu ?  

 

Tout d’abord, comme au début de sa campagne, cela permettra de fournir à Bayrou et à ses candidats un relais d’opinion essentiel pour leur campagne, dans un contexte médiatique très défavorable.  

 

Le succès de ce nouveau parti signifie peut-être aussi la mort des Verts. Les ralliements de nombreux écologistes pourraient hâter cette fin. Ce parti vivait depuis de nombreuses années dans une étrange schizophrénie : ses électeurs étaient en majorité de gauche modérée, tandis que ses représentants prônaient une politique de gauche antilibérale. Le très faible score de Mme Voynet et l’orientation environnementale du MoDem condamne à plus ou moins brève échéance les Verts, dont la partie de gauche dure pourrait se fondre dans un mouvement altermondialiste plus large.

 

D’autre part, renforcée par le très vif sentiment de sympathie à l’égard du MoDem généré par la trahison de la plupart des députés UDF sortants, cette vague d’adhésion pourrait bien être suffisante pour permettre à François Bayrou de sauver son groupe parlementaire. Il est en effet possible que, par réaction, ce mouvement d’adhésion militant se concrétise aussi dans l’électorat, qui voudra permettre à Bayrou de conserver une voix dans le paysage politique français, malgré un système électoral défavorable. Il faudra néanmoins sans doute attendre deux semaines pour en savoir plus.  

 

Enfin, ce succès oblige les autres partis politiques à réagir, ce qui a pour effet une profonde rénovation du paysage politique français.  

 

A gauche, le Parti socialiste est agité par les soubresauts de l’après-élection. Mais que ce soit Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn ou François Hollande, et bien sûr nombre d’élus locaux, la plupart des responsables PS tentent de prendre en compte l’apparition de ce nouveau mouvement, soit en proposant de transformer le PS en parti social-démocrate, soit en ouvrant la possibilité d’alliances avec le MoDem, soit même en tenant de faire une OPA sur MoDem naissant en élargissant le PS vers le centre. Face à ces tentatives, les tenants d’une ligne « de gauche » du PS se trouvent isolés, et pourraient tenter de se renforcer avec les altermondialistes antilibéraux.  

 

De la même façon, les Verts sont traversés par les mêmes divisions, entre partisans de nouvelles alliances et ceux de l’ancrage à gauche.  

 

A droite, la menace est aussi prise au sérieux. La réponse est double : proposer un gouvernement d’ouverture d’un côté, et tenter de vider le MoDem de ses élus en faisant pression sur ses cadres et en favorisant l’émergence d’un autre parti centriste, de l’autre. Pour autant, on n’observe pas de changement idéologique chez les vainqueurs, qui semblent plutôt tentés de confirmer leur positionnement à droite après leur large victoire, et donc de vider de leur substance les anciens partis nationalistes.  

 

 

Au centre enfin, ce mouvement populaire vient confirmer le tournant amorcé par François Bayrou depuis deux ans, et le décrochage définitif du parti nouveau parti centriste (central ?) de l’ancienne droite. Le départ des derniers députés élus sous « l’ancien régime », que rejoindront sans doute un certain nombre d’élus locaux menacés par les représailles de l’UMP, va laisser place à une nouvelle génération de responsables au positionnement recentré. Renforcé par des bataillons de militants motivés, le MoDem devrait connaître quelques années difficiles avant de pouvoir bénéficier à plein de son emplacement central lors des élections régionales et européennes de 2010. La liberté accordée à ses élus locaux pour conclure des alliances ad hoc en fonction des situations devrait néanmoins lui permettre de se développer lors des municipales où les discussions sont souvent plus pragmatiques.

 

 

C’est donc bien à un profond bouleversement de notre système politique auquel nous assistons avec l’émergence du MoDem. Celui-ci en avait certainement besoin, tant était profonde la fracture entre les citoyens et leurs élus. Souhaitons que ce regain d’intérêt pour la démocratie s’accompagne des réformes institutionnelles nécessaires à la plus grande participation des citoyens à la vie publique.

Yahoo Actualités

 

 

 

Déclaration de François Bayrou
Conférence de presse
25 avril 2007 - Paris

 


Mesdames, Messieurs,

Je n’ai à cet instant que deux sujets à l’esprit. Le premier sujet, c’est la France, que j’ai scrutée pendant ces mois de campagne électorale, que j’ai rencontrée en milliers de visages différents, la France qui s’inquiète, qui souffre, qui est déchirée, bien plus qu’elle ne l’a jamais été, et en même temps, la France riche de potentiel, riche de promesses, la France qui voudrait y croire.

 

Et j’ai à l’esprit aussi, et plus que tout, les quelque sept millions de Français qui m’ont donné leur confiance, qui ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d’un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. Les sept millions de Français et tous ceux qui ont eu à un moment ou à un autre l’envie de se joindre à eux, et parfois qui le regrettent. Cela fait un immense espoir.

 

Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.

Je veux vous parler de l’avenir.

La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.

Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.

 

Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.

Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’œil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.

 

Nous avons à retisser notre société.

Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l’immigration est la cause de nos maux. La situation de l’immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C’est l’emploi qui intègre. J’ai rencontré des milliers de jeunes Français d’ascendance immigrée. Ils m’ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s’arrangera ! Donnez nous du taf !

 

Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !

 

Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l’un ou l’autre de ces maux.

 

Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.

 

Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.

 

Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l’ordre de 60 milliards d’euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l’un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n’ont jamais approchée même en rêve.

 

Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.

 

De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.

Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.

Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.

Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.


 
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général.

 

Je serai le garant de cette indépendance et de la défense de l’intérêt général du peuple français.

Je suis un homme d’ouverture, ouvert à toute discussion de bonne foi. Ségolène Royal a proposé d’avoir avec moi un débat « public et ouvert ». J’accepte ce débat, sans arrière-pensées, par exemple à la télévision.

Nicolas Sarkozy n’a pas proposé le même débat, mais s’il le faisait je l’accepterais aussi.

Je n’ai aucun intérêt à défendre, mais si je peux servir l’intérêt des Français, et clarifier leur choix, je le ferai.

 

D’ores et déjà, pour changer définitivement la politique française, j’annonce la création d’un nouveau parti politique, le parti démocrate, qui présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d’abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre de son expression et décidée à les défendre sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir.

 

Le parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France. En particulier il saisira toutes les occasions d’imposer la séparation des pouvoirs, un vrai parlement, élu selon la justice, le réforme et l’impartialité de l’état, la création d’une démocratie sociale pour le XXI° siècle.

 

Il proposera de reformer le tissu social de notre pays, en pensant à tous ceux qui n’ont pas de voix pour les défendre. Il imposera l’égalité de traitement de tous les citoyens devant la loi. Il combattra la société de castes et défendra la mobilité sociale.

Il proposera de libérer les forces de création, éducation, recherche, entreprise, culture, et la croissance dans notre pays.

 

Il proposera de réconcilier les Français avec l’Europe et l’Europe avec la France. Cette réconciliation est nécessaire pour que s’édifie, au milieu des plus graves dangers, un monde de paix et de développement, fondé sur l’équilibre des droits et des devoirs entre les puissances de la planète. Le parti démocrate défendra l’idée que la responsabilité de la France et de l’Europe doit s’exercer en particulier dans le domaine de la lutte contre le réchauffement de la planète, de la défense de la biodiversité, et du développement du tiers-monde, particulièrement de l’Afrique.

 

Ce nouveau parti défendra la démocratie, comme portant des valeurs et un idéal, considérant que ce sont ces valeurs qui donnent leur sens à la vie des hommes et à la société qu’ils forment.

 

La France a un immense besoin de renouveau. La France a un immense besoin de changement positif, de changement équilibré. La France a besoin de trouver un nouvel équilibre, non pas l’équilibre de celui qui reste sur place, mais l’équilibre du marcheur qui progresse d’un pas sûr. C’est cet équilibre, cette recherche d’un avenir meilleur, qui nous rassemblera et qui nous ressemblera.

 

Nous avons devant nous un grand chemin parce que nous portons une grande espérance.

 

 


François Bayrou a estimé que l’UMP et le PS ne pourront pas tout seul redresser le pays. Le candidat à la présidentielle veut rassembler une nouvelle génération politique issue des deux camps il estime que l’on aura besoin des valeurs de gauche, de droite et du centre pour mener les changements profonds dont la France a besoin. François Bayrou souhaite également que la France redevienne un pays dans lequel les principes démocratiques et républicains sont respectés.

 


François Bayrou a estimé que l’enjeu de l’élection présidentielle est de s’attaquer au drame, à l’enlisement dans lequel le pays se trouve et non de se copier les uns, les autres comme le font Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal : une étude de l’AFP montre en effet que les candidats de l’UMP et du PS disent la même chose, mot à mot.

 

Le candidat à la présidentielle a estimé que ni l’UMP, ni le PS ne sont capables tout seul d’apporter une réponse aux problèmes de la France, ils n’ont pas la force, ni la volonté de changer les choses dans notre pays : « la France a besoin d’une politique courageuse, soutenue beaucoup plus largement que par un parti politique ou un autre ».

 

Pour François Bayrou, nous avons besoin des valeurs de droite – l’entreprise, la sécurité, des valeurs de gauche – la solidarité et des valeurs du centre – la tolérance, la compréhension et l’équité. Il veut ainsi favoriser l’arrivée d’une nouvelle génération politique : « je ne ferai pas de clivages, je représenterai des sensibilités qui sont aujourd’hui dans un camp et dans l’autre ». François Bayrou est convaincu que les Français ne veulent pas du choix préfabriqué Ségo-Sarko que les médias cherchent à leur imposer. Jean-Marie Le Pen ne peut être une alternative à ce duo : « refaire la République, ce n’est pas l’affaire des extrêmes, c’est l’affaire des Républicains ».

 

François Bayrou a qualifié le déplacement de Ségolène Royal au Proche-Orient de « voyage de campagne électorale ». Or selon lui, la situation est trop grave pour qu’on en fasse un sujet de campagne. Il considère que le Hezbollah n’est pas un parti politique comme les autres et que le Liban est aujourd’hui déchiré et le gouvernement libanais menacé par le Hezbollah. Il a annoncé que le groupe UDF allait s’abstenir sur le projet de loi de prévention de la délinquance car même s’il trouve que c’est un « texte de publicité », François Bayrou approuve le rôle de coordinateur confié au maire dans la prévention de la délinquance.

 

Il a critiqué la promesse électorale de Nicolas Sarkozy concernant la baisse de la TVA dans la restauration et il a estimé qu’à la longue, les professionnels doivent en avoir assez de ces promesses non tenues. Enfin, dans l’affaire Clearstream où le Premier ministre sera entendu comme simple témoin, François Bayrou a rappelé qu’il avait symboliquement voté la censure car cette affaire avait montré qu’il y avait eu un manquement aux principes républicains puisque les services secrets de l’Etat avaient été utilisés dans une guerre de clans au sein du gouvernement et du parti majoritaire : « dans le grand projet que nous allons conduire, il y a une chose qui est essentielle : on va retrouver les principes démocratiques et républicains, la France va redevenir un pays dans lequel on respecte les règles élémentaires du droit et de la séparation des pouvoirs ».  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bayrou donne le coup d'envoi de la campagne législative du MoDem
Stéphane de Sakutin Afp

 

François Bayrou a lancé jeudi soir à Paris la campagne législative de son nouveau Mouvement démocrate (MoDem), la décrivant comme le début d'une "longue marche" pour la construction d'un centre "fort et indépendant".

 
Alors que la majorité des députés UDF se sont ralliés à Nicolas Sarkozy et que les sondages lui prédisent un faible nombre de sièges à l'Assemblée, le "troisième homme de la présidentielle" s'est projeté au-delà de ce "premier combat".

Il "sera suivi de bien d'autres, plus faciles, plus encourageants", a-t-il promis, citant les municipales de 2008, puis les régionales et les européennes.

 

"Nous avons commencé une longue marche, mais cette marche, pour moi, elle est enthousiasmante, elle est prometteuse", a-t-il assuré, s'adressant à "l'immense armée" des 6,8 millions de citoyens qui ont voté pour lui au premier tour et des "75.000 volontaires pour l'adhésion" au MoDem.

 

Pour cette première réunion publique du MoDem, au Zénith, quelque 6.OOO personnes s'étaient déplacées, pour la plupart assez jeunes, beaucoup arborant des T-shirts orange.

En début de soirée, plusieurs parlementaires restés fidèles au leader centriste - son bras droit Marielle de Sarnez, euro-députée, les sénateurs Jacqueline Gourault et Michel Mercier, les députés Anne-Marie Comparini et Gilles Artigues - sont montés à la tribune. "Maintenant il y a les purs, les vrais, ceux qui y croient vraiment", a lancé M. Artigues.

Des personnalités ayant rejoint le MoDem (Corinne Lepage venue de Cap 21, l'ex-Verts Jean-Luc Bennahmias) ont également pris la parole, ainsi que des candidats et de nouveaux adhérents. "Il n'y a rien de mieux qu'une traversée du désert pour atteindre l'oasis", a lancé le plus célèbre d'entre eux, l'acteur Vincent Lindon.

 

Soulignant que "l'UMP va avoir tous les pouvoirs en France" après l'élection de Nicolas Sarkozy, M. Bayrou a posé son mouvement en défenseur des citoyens, "face à cette immense entreprise de communication" et à "la sarabande effrénée des images, des annonces". "Il est des sujets que personne d'autre que nous ne défendra", a-t-il affirmé, citant la réduction de la dette publique, les solidarités, l'Europe politique et l'introduction de la proportionnelle aux législatives.

 

"L'état du pays, son angoisse, exige que nous ayons un nouveau projet de société, qui ne sera pas celui de l'argent roi, du matérialisme intégral", a-t-il dit. M. Bayrou a une nouvelle fois dénoncé "la proximité affichée" de M. Sarkozy "avec les plus grands groupes de médias", fustigeant la nomination à TF1 de Laurent Solly, collaborateur de l'ex-candidat UMP. Il a également exprimé son "inquiétude" concernant la future franchise médicale projetée par le gouvernement et une éventuelle pause dans la lutte contre les déficits.

 

En revanche, illustrant sa volonté de "soutenir quand l'action gouvernementale sera bien inspirée", il a approuvé le projet de traité simplifié du nouveau président de la République pour remplacer le projet de Constitution européenne.

Le leader centriste a annoncé pour "la dernière semaine d'août" des "grandes assises de la démocratie", pour fixer les statuts et les orientations de son nouveau parti. "Le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance d'une génération politique nouvelle. Les gens en place, les notabilités sont chez les autres. Nous, nous avons la force de votre jeunesse", a-t-il lancé. La réunion s'est achevée sur une musique du groupe américain "The Killers", complété par un "bon anniversaire" entonné par quelques supporters, à la veille du 56ème anniversaire de M. Bayrou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bayrou a lancé la campagne législative du MoDem
25/05/2007


Devant plus de 6000 personnes, François Bayrou a lancé le 24 mai au Zenith de Paris le Mouvement démocrate. Il souhaite en faire un mouvement de citoyens actifs, participant à la vie publique. Il veut écrire une charte éthique qui engagera chaque adhérent, chaque militant du nouveau Mouvement démocrate.

 

Afin de redonner un sens plein et entier à l'idée de démocratie. François Bayrou veut aussi défendre les principes d'une réforme profonde de nos institutions républicaines. Son action se fondera sur la vérité et l'enracinement intellectuel de l'action politique. Le Mouvement démocrate aura également pour objectif de faire partager la réflexion sur l'avenir à l'ensemble du champ social, son principe en étant le rassemblement. La naissance et la promotion d'une génération politique nouvelle.

 

Lors de la soirée, plusieurs parlementaires - son bras droit Marielle de Sarnez, euro-députée, les sénateurs Jacqueline Gourault et Michel Mercier, les députés Anne-Marie Comparini et Gilles Artigues - sont montés à la tribune. Des personnalités ayant rejoint le MoDem (Corinne Lepage venue de Cap 21, l'ex-Verts Jean-Luc Bennahmias) ont également pris la parole, ainsi que des candidats et de nouveaux adhérents.

 

Enfin, François Bayrou a une nouvelle fois critiqué "la proximité affichée" de M. Sarkozy "avec les plus grands groupes de médias", faisant référence à la nomination à TF1 de Laurent Solly, collaborateur de l'ex-candidat UMP. Il a également exprimé son "inquiétude" concernant la future franchise médicale projetée par le gouvernement et une éventuelle pause dans la lutte contre les déficits .

LesInfos

 

 

 

 

Bayrou repart à la bataille

Philippe Goulliaud.Publié le 25 mai 2007 08h52 

Hier soir, au Zénith, François Bayrou a reçu le soutien de 6 000 militants de son Mouvement démocratique qui revendique déjà 70 000 adhérents et présente 535 candidats aux législatives. 

 
LE MOMENT est venu de repartir au combat. Après quinze jours de diète médiatique, François Bayrou a donné, hier soir, au Zénith, à Paris, le coup d'envoi de la campagne législative pour son nouveau parti du centre, le Mouvement démocrate (MoDem).

 
Abandonné par ses troupes, le président de l'UDF n'était entouré que de ses fidèles, Marielle de Sarnez, candidate à Paris, Michel Mercier, président du groupe sénatorial, Jacqueline Gourault, sénateur de Loir-et-Cher, ainsi que l'écologiste Corinne Lepage qui­ l'a rejoint avec son mouvement Cap 21. Mais la salle était pleine de quelque 6 000 militants qui lui gardent toute leur confiance et veulent bâtir autour de lui ce nouveau parti, pour en faire « un contre-pouvoir » à Nicolas Sarkozy.

 

Le MoDem revendique déjà 70 000 adhérents et présente 535 candidats aux législatives. Malgré les 18,57 % qu'il a obtenus au premier tour de la présidentielle, François Bayrou doit se faire une raison : sauf retournement de situation improbable, il ne sera pas en me­sure de constituer un groupe dans la prochaine Assemblée. Il s'apprête donc à connaître une nouvelle traversée du désert, après celle de 2002, au moment de la création de l'UMP.

 
 
Les choses étaient plus dures à vivre à l'époque, affirme-t-il, re­connaissant toutefois avoir été blessé par l'abandon de quelques-uns de ses proches, notamment d'Hervé Morin. Le président de l'UDF ne croit pas aux chances du parti de centre droit que s'apprêtent à lancer les UDF ralliés à la majorité présidentielle. Pour faire vivre un parti, il faut « un leader, et un projet politique », explique-t-il, or il ne pourra avoir de projet distinct de celui de l'UMP. « Nous risquons d'être un parti sans députés, eux seront des députés sans parti », observe un proche de Bayrou.

 
Lui se félicite de s'être « émancipé » de l'UMP, quoiqu'il lui en coûte aujourd'hui. Et il souligne que, pour crédibiliser cette ligne d'autonomie, il a souvent dû ba­tailler contre ceux-là mêmes qui aujourd'hui le quittent. Notamment lorsqu'il s'est agi de voter contre le budget ou de censurer le gouvernement Villepin.

 
Quelques semaines seulement après la victoire de Nicolas Sar­kozy, le président de l'UDF sait que les législatives des 10 et 17 juin sont « la pire des élections » pour son parti. « Ça va être rude », pronostique-t-il, bien décidé à se battre.

 

Son agenda est très rempli. Après avoir mené campagne tous les matins, chez lui, en Béarn, il fera dans l'après-midi et en soirée un mini-tour de France pour aller sur le terrain soutenir des candidats du MoDem. Il est convaincu que les municipales lui permettront, en 2008, de se refaire une santé. Philosophe, il rappelle un précédent glorieux. En 1951, le général de Gaulle avait fait élire près de 120 députés RPF. Un an après, tous l'avaient quitté. En 1958, il revenait au pouvoir...

 

 

 

 


 
 François Bayrou à l’émission L’invité du Matin sur LCI
« Le PS et l’UMP n’ont pas la force, ni la volonté de changer les choses » - 04.12.06
 

Publicité
Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :