La Légion d'honneur pour servives rendus ?!
From : le JDD , Marianne , Libération , le Parisien , le Point , la Légion d'honneur , ....
La Légion d'honneur est la première haute décoration instituée après la Révolution française. Elle récompense, en un grand brassage national, les mérites acquis par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et ce, dans tous les secteurs d'activité du pays.
La dignité de Grand'Croix des deux Ordres lui est conférée de plein droit.
Il est reconnu comme Grand Maître, lors de la cérémonie de son investiture, par le Grand Chancelier qui lui remet le collier de l'ordre en prononçant les paroles suivantes :
"Monsieur le Président de la République, nous vous reconnaissons comme Grand Maître de l'Ordre national de la Légion d'honneur
Il nomme le Grand chancelier ainsi que les membres du Conseil de l'Ordre de la Légion d'honneur et de celui de l'Ordre National du Mérite.
Il statue en dernier ressort sur toutes les questions concernant les Ordres Nationaux. Il préside les Conseils des Ordres quand il le juge utile.
Il fixe par décret, pour une période de trois ans, les contingents annuels d'admission et d'avancement dans la Légion d'honneur.

Les propositions de nomination et de promotion dans l'Ordre lui sont soumises par le Grand Chancelier, accompagnées de la déclaration de conformité du Conseil de l'Ordre ; il signe personnellement les décrets portant nomination et promotion.
Il remet les insignes de leur dignité aux Grand'Croix et Grands Officiers. En pratique, il ne procède lui-même à ces cérémonies que dans la mesure où les impératifs de sa fonction le lui permettent.
Il décide par décret, après avis du Conseil de l'Ordre, de la suspension et de l'exclusion des membres des Ordres Nationaux et des médaillés militaires pénalement sanctionnés ou ayant commis des actes contraires à l'honneur.
Il décide des attributions de dignités et de grades de la Légion d'honneur ou de l'Ordre National du Mérite aux chefs d'Etats étrangers, à leurs collaborateurs, ainsi qu'aux membres du corps diplomatique.
"Dans quel autre pays, un ministre serait encore en place dans les conditions que les Français connaissent aujourd'hui?", a-t-elle lancé en demandant la "transparence". "Il serait sommé de s'expliquer. Il serait au moins suspendu en attendant qu'une enquête impartiale ait lieu", a-t-elle poursuivi.
"Je demande une enquête impartiale et je demande ce qui se fait dans n'importe quelle autre démocratie", a insisté la présidente de la région Poitou-Charentes, évoquant "un effondrement des valeurs morales".
Nicolas Sarkozy "devrait donner l'exemple, comme l'a dit Dominique de Villepin, il doit renoncer à l'achat de son avion privé" de "180 millions d'euros", a-t-elle affirmé, en allusion au fait que le chef de l'Etat comme le Premier ministre et ses ministre devraient disposer à l'automne d'un nouvel Airbus A-330 spécialement aménagé.
Pour madame Royal, "les riches sont protégés par un ministre du Budget qui est de plus trésorier de l'UMP, il y a non seulement impunité totale, en plus il y a ce qu'on peut appeler un trafic de Légion d'honneur parce que les fraudeurs sont en plus récompensés par la Légion d'honneur".
Robert Peugeot et la Légion d'honneur
http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-lingots-de-Robert-Peugeot-203209/
L’héritier de la famille Peugeot a craint une enquête fiscale sur ses lingots. L’entourage de Woerth dément toute intervention.
"La France n’est pas une République fiscale bananière… Il n’y a pas de passe-droit! Au contraire, Eric Woerth passe pour un hystérique du contrôle fiscal. C’est lui qui a changé la loi pour permettre de vraies enquêtes dans les paradis fiscaux. Toutes vos questions relèvent du roman de gare!", s’emporte un collaborateur du ministre. Motif de cet énervement: les raisons d’un dîner en tête à tête avec Robert Peugeot en décembre dernier.
Il a eu lieu chez L’Ami Louis, à Paris, et s’est décidé après le cambriolage opéré chez l’héritier des Peugeot, où lui ont été dérobés des lingots d’or.
Pourquoi le président de la structure familiale contrôlant le géant automobile a-t-il voulu dîner rapidement avec le ministre du Budget? Selon nos sources, Robert Peugeot, déjà sous le coup d’un litige fiscal, avait une crainte: une enquête sur l’origine de son or. Le montant du vol, sur la base de sa déclaration initiale, a d’abord été estimé à 500.000 euros… puis aujourd’hui à 150.000 euros. Pourquoi cet écart? "Le préjudice réel de 150.000
euros, sur lequel l’assurance a remboursé 82.000 euros, est conforme à l’ISF de M. Peugeot, assure au JDD un de ses conseillers. Le fisc s’en est assuré, point final, nous ne dirons rien de plus, ni là-dessus ni sur le dîner avec M. Woerth", poursuit ce conseiller. Même démenti chez Eric Woerth, où l’on se dit "atterré que l’on puisse imaginer que le ministre du Budget s’occupe de vérifications fiscales concernant des particuliers. C’est le travail des services". Toute intervention d’un ministre du Budget sur les services fiscaux relève donc de l’histoire ancienne. Et le cas Peugeot , vérifications faites, une simple "erreur de calcul de la police".
L’histoire remonte au 5 décembre dernier. Alors qu’il chasse en Turquie pour le week-end, Robert Peugeot est appelé sur son portable par un policier du commissariat du 16e. Prévenu par la concierge de l’immeuble, l’enquêteur ne peut que constater les dégâts : dans la salle de bains de cet appartement de 400 m², des cambrioleurs bien renseignés ont descellé un coffre-fort Fichet-Bauche, d’environ 45 cm de large pour 30 cm de hauteur.
Les monte-en-l’air ont aussi fait main basse sur une collection de montres, dont une Cartier de prix. Des voleurs très "professionnels" puisqu’ils ont laissé à sa place une montre sans valeur… Au téléphone, le policier demande au propriétaire des lieux ce que contenait le coffre. "Des lingots et des pièces d’or", répond Robert Peugeot, qui ira déposer plainte le mardi suivant.
Selon la procédure de la police, une dizaine de lingots ont été dérobés ainsi que des pièces, et vérifications faites, au prix du lingot d’un kilo à environ 25.000 euros, le préjudice se chiffrerait à environ un demi-million d’euros. Le Parisien, en décembre, évoque ce montant. Interrogée également par les enquêteurs, Mme Peugeot, en instance de divorce, assure avoir remis à son mari la clé du coffre "quelques semaines" avant le cambriolage. "Le 1er octobre, il n’y avait aucun lingot, juste mes bijoux du quotidien", assure-t-elle à la police. Alor d’où venaient les lingots? "Dans ce genre de
situation, le fisc vous tombe dessus aussitôt, confie un avocat fiscaliste, pour vous demander la provenance de l’or."
Dans les jours suivant le fricfrac, et les articles dans les journaux, les policiers se souviennent d’une "remontée de bretelles" "venue de tout en haut" pour ces fuites… Puis le montant du préjudice a été divisé par trois. Interrogé hier sur son téléphone portable, Robert Peugeot n’a pas souhaité s’exprimer. Ses conseillers assurent que "tout est en ordre" et ne nient pas l’amitié qui lie le ministre et l’entrepreneur. D’ailleurs, début juin, Robert Peugeot a reçu la Légion d’honneur au siège de PSA, avenue de la Grande-Armée… des mains d’Eric Woerth.
Le JDD raconte donc que Robert Peugeot, l’un des héritiers de la firme automobile, fut, en son absence, cambriolé à Paris.
Les malfrats, à l’évidence bien informés, forcèrent un coffre secret camouflé dans une salle de bains et mirent la main sur des bijoux, une Rolex, des pièces d’or et surtout sur des lingots. Valeur d’un lingot d’or : 25.000 euros à l’époque. Donc le préjudice est facile à évaluer. 500.000 euros, précise la police. L’info fuite. Des policiers se font engueuler par leur direction, qui s’est, elle-même fait engueuler par plus haut placé. Et, miracle, le préjudice est ramené à 150.000 euros. Ce qui correspond à ce que Peugeot a déclaré pour le calcul de l’ISF. Le camouflage d’une fraude est évident.
Or, un peu après le vol, on a pu apercevoir Eric Woerth dîner au restaurant l’Ami Louis, en tête à tête, avec Robert Peugeot. A qui, il a, d’ailleurs – à lui aussi – remis personnellement la légion d’honneur.
Faut-il préciser qu’aucune enquête ne sera diligentée sur l’origine des lingots d’or ?
Autre information du JDD, décidemment en forme, (l’édito d’Askolovitch est terrible) : au printemps 2008, Eric Woerth, flanqué de son épouse, recevait à dîner dans un hôtel servant de succursale au ministère des Finances, mais en temps que trésorier de l’UMP (incroyable confusion des genres) une douzaine de gros donateurs, des responsables financiers en majorité, dont plusieurs personnes en difficulté avec le Fisc, et parmi eux Patrice De Maistre, le financier de Madame Bettencourt et… Robert Peugeot.
Détail croustillant : tous ces gens se connaissent fort bien car ils participent, en France et à l’étranger, à des parties de chasse au gros.
Patrice de Maistre et la Légion d'honneur
Il figure dans tous les enregistrements clandestins du dossier Bettencourt. Patrice de Maistre aurait organisé l’évasion fiscale et recruté Florence Woerth.
Portrait de l’homme au coeur du scandale. C’est un homme de comptes, de chiffres et de dossiers qui arbore costumes sombres et visage sérieux sur les photos. Loin, très loin, des excentricités que l’on prête au photographe dandy François-Marie Banier qui était jusqu’à maintenant le seul accusé par Françoise Meyers-Bettencourt de spolier sa mère, l’héritière de L’Oréal, âgée aujourd’hui de 87 ans.
Patrice de Maistre est pourtant l’acteur principal de tous les enregistrements clandestins effectués par le majordome de Liliane Bettencourt pendant un an et révélés la semaine dernière.
Les comptes dissimulés en Suisse ? C’est cet homme de 61 ans, titulaire d’une maîtrise de gestion et d’un diplôme d’expert-comptable, qui semble les maîtriser. « Je suis en train d’organiser le fait de l’envoyer (NDLR : l’argent) dans un autre pays, qui sera Hongkong, Singapour ou l’Uruguay », explique-t-il à sa cliente. Les relations douteuses entretenues avec les politiques ? C’est encore lui qui rencontre le conseiller juridique de Sarkozy, pour tenter d’étouffer l’action judiciaire menée par Françoise Meyers-Bettencourt contre François-Marie Banier. Lui encore qui laisse entendre avoir embauché Florence Woerth pour faire plaisir à son mari, Eric Woerth, ancien ministre du Budget. Eric Woerth, qui lui aurait d’ailleurs remis la Légion d’honneur le 14 juillet 2007.
L'homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a reçu les insignes de la Légion d'honneur des mains d'Éric Woerth, alors ministre du Budget, le 23 janvier 2008 à Bercy. Cet épisode, passé inaperçu dans la tourmente politico-médiatique de ces derniers jours - mais révélé dans Le Point jeudi 24 juin - pourrait relancer les doutes sur la relation entre le conseiller de la milliardaire, mis en cause dans les enregistrements de son maître d'hôtel, et le couple Woerth. Florence Woerth, l'épouse du ministre, travaille sous les ordres de Patrice de Maistre depuis novembre 2007. Après la révélation de possibles malversations et fraudes fiscales commises dans la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, elle a annoncé cette semaine sa prochaine démission, tout en certifiant avoir été tenue à l'écart des opérations contestées.
La divulgation de conversations dans lesquelles Patrice de Maistre présentait Éric Woerth comme "un ami" a conduit, par ailleurs, l'actuel ministre du Travail à affirmer que l'homme d'affaires n'était pour lui qu'une "connaissance". C'est pourtant bien sur le contingent réservé à son ministère que M. de Maistre avait été promu, le 14 juillet 2007, au grade de chevalier de la Légion d'honneur, dans la première promotion suivant l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Signe du destin : la cérémonie officielle de remise de la décoration avait été initialement fixée au 19 novembre 2007, soit au moment même où Florence Woerth faisait son entrée au sein de la société Clymène, l'une des structures chargées de la gestion des avoirs de Liliane Bettencourt, dont M. de Maistre est le directeur général. Mais ce jour-là, André Bettencourt, ancien ministre et époux de la milliardaire, décédait des suites d'un cancer et la réception fut annulée. Elle ne put finalement se tenir qu'au début de l'année suivante, au ministère. Éric Woerth prononça alors l'éloge du récipiendaire.
Aucun élément issu de l'enquête sur l'affaire Bettencourt ne permet de supposer que le ministre savait, à cette date, que M. de Maistre participait, dans le cadre de ses fonctions, à des opérations d'évasion fiscale de grande ampleur, ainsi que les enregistrements semblent l'attester. Mais l'épisode de cette distinction oubliée risque de compliquer la défense publique d'Éric Woerth, alors que l'annonce par l'entourage de Mme Bettencourt du rapatriement de ses avoirs expatriés confirme a posteriori l'existence d'une dissimulation.
« Il apparaît également comme un profiteur, ajoute une source proche du dossier. Alors qu’il est son plus proche conseiller, l’homme qui devrait la protéger, il lui demande une somme énorme pour s’acheter un bateau… en exigeant que cet argent passe par la Suisse ! » Un autre membre de l’entourage de Françoise Meyers-Bettencourt confirme : « Ceux qui connaissent la maison n’ont pas été étonnés de ce qu’ont révélé les écoutes. Ils savent que Patrice de Maistre joue un rôle central et néfaste. Et c’est d’autant plus inquiétant que c’est lui qui risque d’être le protecteur de M m e Bettencourt le jour où elle le décidera. » La milliardaire a en effet signé un document prévoyant de lui transférer tous les pouvoirs.
Un très lourd réquisitoire qui ne semble pas déstabiliser Patrice de Maistre. Alors qu’il a refusé de s’expliquer publiquement, son avocat temporise :
« Les enregistrements clandestins, des procédés par ailleurs odieux, ont été sélectionnés, clarifie Pascal Wilhelm. Patrice de Maistre est directeur général de Téthys et Clymène, qui sont les deux sociétés chargées de faire fructifier les dividendes des titres de L’Oréal. Il est également directeur général de la fondation Bettencourt-Schueller. Et via sa société de conseil, un autre contrat le lie à M m e Bettencourt afin qu’il gère sa fortune personnelle. Voilà son rôle. » Un autre de ses proches vole à son secours. « Les actifs situés à l’étranger l’ont été dans les années 1960. C’est donc
une situation dont M. de Maistre a hérité. » Et aucune casserole ne figure au CV de celui qui apparaît dans le « Who’s Who » comme étant marié à l’ancienne femme de Bernard Arnaud. Diplômé de l’université Dauphine puis de Sciences-po Paris, l’homme a occupé plusieurs postes d’administrateur et de directeur général avant de devenir membre, en 1998, de Deloitte, un des quatre grands cabinets d’audit et de conseil. Et d’en finir senior vice-président jusqu’en 2003.
La presse : la position de Woerth intenable
Les soupçons qui portent sur le ministre du Travail auront-ils raison de son poste au gouvernement ? Lundi 28 mai, la presse estimait la position d'Eric Woerth "intenable".
La presse française juge que la position du ministre du Travail Eric Woerth devient de moins en moins tenable dans l'affaire Bettencourt, où elle voit un "conflit d'intérêt" flagrant, alors que les révélations se sont poursuivies ce week-end.
Des soupçons de conflits d'intérêts portent donc depuis sur Eric Woerth, actuel ministre du Travail et ancien ministre du Budget (de mai 2007 à mars 2010).
Selon l'OCDE, un conflit d'intérêts" implique un conflit entre la mission publique et les intérêts privés d'un agent public, dans lequel l'agent public possède à titre privé des intérêts qui pourraient influencer indûment la façon dont il s'acquitte de ses obligations et de ses responsabilités."
Dans L'Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin attaque un "mélange des genres (...) consubstantiel au sarkozysme: conflit d'intérêts permanent, domination des intérêts privés, mépris de l'intérêt général...
Pour Philippe Palat (Midi Libre), "confronté à d'incessantes accusations de conflit d'intérêt, le ministre du Travail voit l'étau se resserrer". Et de poursuivre: "certes, le président Sarkozy le soutient", mais "jusqu'où?"
L'affaire (...) suscite un malaise profond" et est "de celles qui nourrissent les pires suspicions de l'opinion publique à l'égard du politique:connivences, conflits d'intérêts, impunité des puissants", estime Fabrice Rousselot dans Libération, qui souligne que "chez certains de nos voisins, Eric Woerth aurait déjà quitté son poste".
"Le soldat Woerth est-il encore sauvable?", s'interroge aussi Dominique Garraud (La Charente Libre), qui voir venir un "sacrifice inéluctable".
Jacques Camus (La République du Centre) se moque: "Eric Woerth a réinventé (...) le concept de +ni responsable ni encore moins coupable+".
Denis Daumin (La Nouvelle République) en vient à plaindre un ministre "réfutant avec obstination et véhémence sans jamais être parfaitement convaincant" .
Jorge D'Hulst note dans Libération Champagne les derniers rebondissements "son attitude vis-à-vis de Robert Peugeot (qui) sème encore un peu plus le trouble" et s'étonne que son épouse ait "créé une écurie de chevaux de course alors que son mari préparait une loi libéralisant les paris en ligne".
Michel Lépinay (Paris-Normandie) parle d'un "syndrome du Fouquet's, cette connivence entre les hommes aujourd'hui au pouvoir et les plus grandes fortunes" qui "finit par faire désordre", admet-il,
Jean-Michel Helvig, dans la République des Pyrénées, résume sèchement: tout cela "traduit un état d'esprit où les bornes de la décence ont été volatilisées".