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Woerth pris dans la tempête de l'affaire Bettencourt
From : 20 minutes , le Monde , le Temps , le Parisien , l'Express

 


L'opposition se saisit des révélations concernant le ministre du Budget et son épouse...

L'affaire prend une tournure politique. Depuis que le nom d'Eric Woerth est apparu dans les fameux enregistrements entre Liliane Bettencourt et ses conseils, diffusés par Mediapart, l'opposition tire à boulets rouges sur le ministre du Travail.
 
Selon ces écoutes pirates, lui et son épouse auraient été au courant de supposées fraudes fiscales de l'héritière de L'Oréal. Florence Woerth est chargée depuis 2007 d'une partie de la gestion du patrimoine Bettencourt.


«Le mur de verre»

«Il y a des prudences nécessaires lorsque vous occupez une grande fonction publique», a réagi François Bayrou sur RTL ce lundi matin. «Depuis longtemps, depuis des années en France on n'a pas fait respecter le mur de verre qui devrait séparer les affaires d'argent, les affaires privées des affaires publiques», a insisté le leader du MoDem.


 
Le nouveau secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a quant à lui estimé ce lundi sur France Culture que cette affaire révèle «la proximité très inquiétante entre les intérêts d'un certain nombre de membres du gouvernement et les intérêts des grandes fortunes et de la finance».
 
L'eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie), ancienne juge d'instruction, a estimé dimanche dans un entretien au site Mediapart qu'Eric Woerth devrait démissionner du gouvernement.

"Il n'est pas extraordinaire de demander à un ministre d'être irréprochable! Les fonctions de sa femme ne sont pas contestées, la validité des enregistrements non plus. Dans une démocratie normale, la démission s'impose", a-t-elle déclarée.

"Ces enregistrements mettent en lumière la valeur des paroles et de la rhétorique d'Eric Woerth (ministre du Budget entre 2007 et mars 2010 ) sur les paradis fiscaux. Il y a une contradiction d'intérêts incroyable, par rapport à sa prétendue lutte contre les paradis fiscaux, alors même que sa femme a participé à l'évasion fiscale de la fortune Bettencourt", a poursuivi l'ex-juge d'instruction, faisant écho aux déclarations d'Arnaud Montebourg . 

 

 

 

 

 

Evasion fiscale : les comptes suisses de Liliane Bettencourt embarrassent Paris
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/89e03cb6-7b19-11df-a32a-9a00fddbd7c3/Les_comptes_suisses_de_Liliane_Bettencourt_embarrassent_Paris

L’héritière multimilliardaire de l’empire L’Oréal cachait au moins 100 millions de francs à Genève et à Vevey. Sa fortune était gérée par la femme du ministre Eric Woerth, au moment où celui-ci voulait faire la chasse aux fraudeurs ...

Tandis qu’Eric Woerth, alors ministre du Budget, menaçait la Suisse d’utiliser les données volées à la banque HSBC pour dénoncer les évadés du fisc français, son épouse, Florence, gérait la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt, comprenant deux comptes suisses non déclarés pour un total de 100 millions de francs. Telle est l’une des révélations diffusées depuis deux jours par le site d’investigation Mediapart, qui a eu accès à des enregistrements clandestins dans ce qui apparaît comme un des plus gros vaudevilles politico-financiers de l’Hexagone.

 

 

Illégaux mais authentiques, selon une source judiciaire, les enregistrements ont été réalisés de mai 2009 à mai 2010 par un maître d’hôtel de Liliane Bettencourt, et transmis à la brigade financière par sa fille unique, Françoise.

Une guerre féroce oppose les deux femmes autour de l’héritage colossal – 22 milliards de francs – de l’empire de produits cosmétiques L’Oréal.

 

 

Liliane Bettencourt, 87 ans, vit sous l’emprise du dandy photographe François-Marie Banier, qui lui aurait soutiré 1 milliard d’euros entre 2002 et 2009, accuse sa fille. Une enquête préliminaire a été classée en septembre 2009, le procès du photographe se tiendra début juillet. Dans cette atmosphère explosive, des employés de maison ont été renvoyés, un maître d’hôtel s’est juré de les venger – et voilà…

Ces enregistrements montrent que Liliane Bettencourt a des problèmes de mémoire, et qu’elle arrose généreusement le parti du président de la République, les proches de ce dernier et Nicolas Sarkozy lui-même, qui s’intéresse de près à ses affaires.

 

 

Mais venons-en à la Suisse. En automne 2009, la chasse aux fraudeurs du fisc lancée par le gouvernement français sème un vent de panique dans l’entourage de la milliardaire, en particulier Patrice de Maistre, directeur de Clymène, la société qui gère sa fortune. Le 27 octobre 2009 – on est en pleine affaire HSBC –, Patrice de Maistre annonce à Liliane Bettencourt:

«Je pars en Suisse tout à l’heure pour essayer d’arranger les choses avec vos comptes en Suisse. Il ne faut pas que l’on se fasse prendre avant Noël.
– Que l’on se fasse prendre comment?

– A partir de janvier – c’est ­M. Woerth qui a fait la loi –, la France peut demander aux Suisses si vous avez un compte là-bas. Je suis en train de mettre un compte à Singapour. Parce qu’à Singapour ils ne peuvent rien demander. X. m’a dit que vous aviez un autre compte, mais je ne suis pas au courant. […] J’y vais toutes les semaines en ce moment.»

En fait, l’application de la loi «faite par M. Woerth» est alors suspendue à l’issue du différend HSBC. Patrice de Maistre n’en est pas moins inquiet.

Le 19 novembre, il dit être «allé voir ce compte à Vevey où vous avez quand même (sic) 65 millions d’euros. J’ai vu le notaire qui s’occupe de cela, […] il faut qu’on enlève ce compte de Suisse. Je suis en train d’organiser le fait de l’envoyer dans un autre pays, qui sera soit Hongkong, ­Singapour ou en Uruguay. […] Comme ça, vous serez tranquille.»

A quoi Liliane Bettencourt rétorque, très lucide ici: «Il y aura toujours une espèce de chantage.»

 

 

Outre le compte veveysan, il y en a un autre, géré par un avocat d’affaires genevois et crédité de 13 millions d’euros. Les enregistrements ne disent pas ce qu’ils sont devenus. Ils montrent en ­revanche l’embarras croissant autour de Florence Woerth, épouse du ministre et responsable des investissements de Clymène: «Je me suis trompé quand je l’ai engagée, avoue Patrice de Maistre le 23 avril 2010. […] Si vous voulez, sans faire de bruit, je pense qu’il faut que j’aille voir son mari, […] il faut que je lui dise qu’on ne peut plus avoir sa femme. Et puis on lui… on lui, on lui donnera de l’argent et puis voilà. Parce que c’est trop dangereux.»

 

 

 

 

 

 

Nouvelles révélations dans l’affaire Bettencourt
De nouveaux extraits des enregistrements réalisés par le maître d’hôtel de Liliane Bettencourt soulignent combien l’héritière de L’Oréal semblait influençable. 

 

Parfois caché sous une simple nappe, recouvert d’une serviette ou dissimulé sur un coin de table, le petit dictaphone numérique du majordome de Liliane Bettencourt n’a pas encore livré tous ses secrets.

Alors que certaines conversations entre l’héritière de L’Oréal et son entourage sont déjà parues, laissant entrevoir de possibles fraudes fiscales, ...... 

Au total, ce sont 21 heures de bandes enregistrées qui ont été données à la police par Françoise Meyers-Bettencourt, fille de Liliane. Celle-ci attend le procès en juillet à Nanterre de François-Marie Banier, qu’elle accuse d’avoir spolié sa mère d’une partie de sa fortune.

 

 

Des médecins de l’hôpital public en voyage aux Seychelles
La conversation n’est pas datée. Mais elle se tient entre Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, et cette dernière.

Alors que la dame de 87 ans s’apprête à partir en vacances sur son île des Seychelles, son conseiller évoque les médecins qui partiront avec elle. « Sur ces enregistrements, Mme Bettencourt semble assez soucieuse de sa propre santé et exige que de nombreux spécialistes partent avec elle, relate une source qui a pu entendre la conversation. Du coup, son entourage fait appel à des médecins de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris),

qui vont l’accompagner. Et pas des jeunes sans expérience. Ils vont d’ailleurs être payés 55 000 € en espèces. » Et ces voyages « accompagnés » vont se répéter.

 

 

Une grande dame très coachée
Sur d’autres bandes-son, on peut entendre les conseillers de Mme Bettencourt, dont son gestionnaire de fortune, coacher l’héritière de L’Oréal. « C’est assez caricatural mais surtout très triste d’entendre cela, relate une source.
Avant qu’elle ne sorte et rencontre quelqu’un d’important, tout le monde lui dit : Il va falloir que vous disiez telle chose ou telle autre. On l’entend alors acquiescer faiblement. »

 

 

L’état de santé de Liliane Bettencourt en question
Si la lecture de la retranscription des bandes-son sur le site Médiapart et dans l’hebdomadaire « le Point » de ces derniers jours fourmillent d’informations explosives  : une île aux Seychelles et des comptes en Suisse non déclarés au fisc, des possibles interventions de l’Elysée dans la procédure judiciaire de Nanterre… , leur écoute semble également parlante. « Elle a une toute petite voix, relate une source. On voit qu’elle est très facilement influençable et qu’elle finit par donner raison au dernier qui a parlé. » Exemple, un midi, Patrice de Maistre et François-Marie Banier

veulent l’emmener déjeuner avec une tierce personne. Elle refuse. Les deux hommes complotent quelques instants. Elle cède…

 

Ces enregistrements offrent un éclairage inédit sur le dossier, renforçant l'hypothèse d'une captation d'héritage aux dépens des héritiers Bettencourt.

Enfin, ces pièces montrent l'interventionnisme du pouvoir politique dans cette affaire hors-normes et font naître le soupçon de nouvelles infractions, comme la fraude fiscale, voire la corruption.

 

Un juriste interrogé par l'Express estime au contraire que ces preuves sont "parfaitement recevables". "La question de leur légalité se poserait si elles avaient été obtenues par la police, mais un simple particulier peut agir de sa propre initiative, insiste Me Eolas, qui anime le Journal d'un avocat, un blog très suivi sur les questions de justice. Le tribunal pourra s'appuyer sur ces enregistrements, même s'ils ont été réalisés à l'insu de Mme Bettencourt. Ce cas de figure n'est d'ailleurs pas rare, notamment dans les affaires de divorce...

 

 

 

Liliane Bettencourt: des chèques à des membres du gouvernement?

Des enregistrements de conversations piratées entre Liliane Bettencourt et ses conseils ont été transmis à la police...
Une enquête préliminaire pour «atteinte à la vie privée» a été ouverte après la transmission à la police d'enregistrements de conversations piratées entre Liliane Bettencourt et ses conseils, a indiqué le parquet de Nanterre ce mercredi, confirmant une information de Médiapart. L'enquête a été ouverte après la transmission à la police de ces documents par la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers, a précisé cette source. Selon l'avocat de cette dernière, Olivier Metzner, les enregistrements «ont été transmis par un ancien employé de Liliane Bettencourt».

 

 

La main de l’Elysée?
Si le procédé est illégal, les écoutes, dont des extraits ont été publiés par Mediapart, mettent en lumière la fragilité psychologique de la milliardaire, âgée de 87 ans, mais aussi des opérations financières destinées à échapper au fisc et des «immixtions» de l'Elysée dans la procédure judiciaire. Par exemple, le 21 juillet 2009, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt dit à sa «patronne» avoir parlé à Patrick Ouart, le conseiller justice officieux de Nicolas Sarkozy. «Il m'a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l'affaire», entend-on notamment sur la bande. Et en effet, le 3 septembre 2009, le procureur Courroye, qui passe pour être proche du chef de l’Etat, a déclaré irrecevable la plainte de Françoise Bettencourt, pour abus de faiblesse.

 

 

Un autre enregistrement du 23 avril 2010, toujours entre le gestionnaire de la fortune et Liliane Bettencourt montre que Nicolas Sarkozy garderait un œil sur la procédure judiciaire. Le même Patrick Ouart lui aurait dit: «Le président continue de suivre ça de très près... (...) Et en première instance, on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu'en cour d'appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur. Donc c’est bien».

Interrogé sur le sujet, l’Elysée n’a «aucun commentaire» à faire. Tout comme Patrick Ouart.

 


La peur du fisc
Echapper au fisc semble également être une préoccupation importante pour la plus grande fortune de France. Elle dispose d’ailleurs de deux comptes en Suisse, un de 13 millions d’euros et un autre de 63 millions d’euros. Les conversations enregistrées montrent que ses conseillers sont inquiets de la volonté politique en France de traquer les «fraudeurs», notamment en Suisse, et donc de la nécessité de déplacer les comptes. «A partir de janvier – c'est M. Woerth qui a fait la loi –, la France peut demander aux Suisses si vous avez un compte là-bas. Je suis en train de m'en occuper et de mettre un compte à Singapour. Parce qu'à Singapour, ils ne peuvent rien demander », dit le 27 octobre 2009 le conseiller financier à Liliane Bettencourt. L’autre compte sera envoyé à «Hong Kong, Singapour ou en Uruguay. (...) Comme ça, vous serez tranquille. Je pense que c'est bien, ça vous laisse votre liberté», explique encore le conseiller.

 

 

Des chèques à des membres du gouvernement?
Enfin, il y a cette histoire de chèques signés pour Valérie Pecresse, pendant la campagne des régionales. Patrice de Maistre est toujours à la manœuvre: «Elle va perdre mais il faut que l'on montre votre soutien». Et Liliane de Bettencourt de demander si c’est la ministre de l’Enseignement supérieur qui a demandé cet argent. «Non, c'est le maximum légal. C'est 7.500, ce n'est pas très cher. Vous savez, en ce moment, il faut que l'on ait des amis.» Contacté par 20 Minutes, l'entourage de Valérie Pécresse répond que la loi protège l'identité des donateurs pendant les campagnes.

«Toute personne physique a le droit de donner jusqu'à 7.500 euros», affirme-t-on. Selon Mediapart, le conseiller financier conseiller à sa patronne de faire des chèques à deux autres membres du gouvernement, qui eux, n'étaient pas candidats aux régionales.

Ce nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt intervient peu avant l'ouverture du procès de l'artiste François-Marie Banier, qui sera jugé du 1er au 6 juillet devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour «abus de faiblesse» sur l'héritière de L'Oréal.

 

 

Aubry demande de "la transparence" et de "la clarté"

 

"Je pense que quand on entend parler d'affaires comme celle-ci, celle de Karachi, celle de Mme (Liliane) Bettencourt avec l'épouse de M. (Eric) Woerth, nous devons d'abord demander de la transparence", a déclaré à des journalistes la première secrétaire du PS lors de la réception de Marie-George Buffet pour son départ de la tête du PCF.

 

 

"Je n'ai pas l'habitude de critiquer sans être sûre des faits" mais "tout ce qui se passe actuellement donne une drôle de coloration à notre République", a poursuivi le maire de Lille.

"Je demande avec le PS que le gouvernement réponde à toutes ces questions : est-il vrai que l'épouse de M. Woerth, alors ministre du Budget, a aidé Mme Bettencourt a faire sortir des fonds de France? Est-il vrai qu'aujourd'hui les attentats de Karachi sont liés à l'arrêt de versements de sommes qui mettrait en cause y compris le sommet de l'Etat?".

"Donnons des informations aux Français", "c'est nécessaire", a-t-elle lancé. "Donnons à la justice tous les moyens tous les documents, ce qui nous permettra de dire la vérité", "je demande de la transparence et de la clarté", a-t-elle conclu.

 

 

Dans la soirée, quatre députés PS ont aussi demandé, dans un communiqué, qu'Eric Woerth s'explique "sans délai et sans détour" sur son implication présumée dans une "stratégie d'évasion fiscale" dont aurait bénéficié Liliane Bettencourt à l'époque où il était ministre du Budget.

"N'y a-t-il pas conflit d'intérêt évident entre la mission du ministre et les intérêts défendus par son épouse?", interrogent notamment Olivier Dussopt (Ardèche), Régis Juanico (Loire), Christophe Bouillon (Seine-Maritime) et Hervé Féron (Meurthe-et-Moselle), rappelant que Mme Woerth a travaillé pour un cabinet chargée de gérer la fortune de Mme Bettencourt entre 2007 et début 2010.

"Nous attendons des réponses et pas des manoeuvres dilatoires", concluent-ils.

Jeudi soir le ministre du Travail, Eric Woerth, avait dénoncé des "allégations dénuées de fondement" à propos des relations entre son couple et Liliane Bettencourt, affirmant que son épouse et lui se réservaient le droit de "porter plainte pour diffamation".

 

"Est-ce que j'ai une tête à couvrir la fraude fiscale ?", a déclaré Eric Woerth en réponse aux interrogations sur son rôle et celui de son épouse dans la gestion de la fortune de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.

 

Eric Woerth  a annoncé ce week-end que sa femme allait porter plainte pour diffamation contre Arnaud Montebourg (PS) qui a mis en cause le couple.  Sur le site web de l'hebdomadaire "L'Express", le député socialiste a jugé samedi "extrêmement difficile qu'Eric Woerth puisse se maintenir politiquement dans un gouvernement qui a affiché comme objectif de lutter contre les paradis fiscaux". "Comme il est chargé d'un dossier de premier plan, sa position ministérielle va avoir pour conséquence que tout l'appareil judiciaire et policier de l'Etat va se mobiliser pour empêcher que la vérité éclate, et donc protéger la fraude fiscale commise par la famille Bettencourt", a-t-il ajouté.

 

"Nous avons un ministre du Budget (Eric Woerth jusqu'en mars dernier), en même temps trésorier de l'UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Mme Bettencourt. En retour, cette dernière finance l'UMP. Nous sommes là dans le conflit d'intérêt, qui s'il était avéré, serait pénalement répréhensible", a affirmé Arnaud Montebourg, au sujet d'enregistrements pirates de conversations privées de Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, remis à la justice, où l'on parlerait d'évasion fiscale et de dons aux partis politiques.

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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