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Woerth mis en cause

From : l'Express , le Point , Marianne , Figaro , ....

 

Montebourg: "Eric Woerth ne pourra échapper à une très grave mise en cause sur le plan politique comme juridique" 
 
Pour le député PS Arnaud Montebourg, la situation d'Eric Woerth, dont le nom apparait à plusieurs reprises dans les enregistrements pirates des conversations privées de Liliane Bettencourt, va devenir intenable.

Des enregistrements pirates de conversations privées de Liliane Bettencourt, riche héritière de L'Oréal, ont été remis à la justice. On y parle d'évasion fiscale et de dons aux partis politiques. Le nom de l'ancien ministre du Budget, Eric Woerth, également trésorier de l'UMP, et celui de sa femme apparaissent à plusieurs reprises. Pour le député PS Arnaud Montebourg, la situation du ministre sera vite intenable.

 

 

Que retirez-vous de la lecture des compte-rendus des enregistrements pirates effectués chez Liliane Bettencourt?

Arnaud Montebourg: Nos milliardaires ont de la chance en cette période de crise: ils utilisent les paradis fiscaux, ils fraudent en toute impunité le fisc, des femmes de ministre les aident et ils ont le soutien du pouvoir. En retour, eux-mêmes ne se privent pas de financer le parti au pouvoir, l'UMP.

C'est cette collusion entre ceux qui dirigent la France et ceux qui fraudent ses lois qui me frappe, et le cynisme avec lequel ces personnes richissimes n'ont aucune considération pour la République et le respect de sa légalité que je retiens sociologiquement de ces enregistrements.

 

 

Bien sûr, ce sont des enregistrements déloyaux qui devraient donner lieu à l'ouverture immédiate d'une information judiciaire contre la famille Bettencourt et ses conseils, vu l'ampleur et le degré professionnel d'organisation de la fraude fiscale qu'ils révèlent, mais ils sont surtout significatifs d'une insolence insoutenable pour les gens ordinaires qui n'arrivent même plus a vivre de leur simple travail dans notre pays, en saisissant sur le vif ces tranches de vie absolument stupéfiantes de cette famille de milliardaires.

 

 

 

Que pensez-vous de la présence de la femme d'Eric Woerth dans la société qui gère la fortune de Mme Bettencourt ?

Là, ma préoccupation concerne la République et le respect de ses règles. Nous avons un ministre du Budget, en même temps trésorier de l'UMP, dont la femme travaille à organiser la fraude fiscale de Mme Bettencourt. En retour, cette dernière finance l'UMP. Nous sommes là dans le conflit d'intérêt, qui s'il était avéré, serait pénalement répréhensible. Un ministre du Budget, qui a la charge de réprimer la fraude fiscale, peut-il vivre, à travers le salaire ou les honoraires que perçoit sa propre femme, de la même fraude fiscale? La réponse est non, car il s'agit d'une forme de trafic, où l'on utilise son influence pour obtenir des avantages directs ou indirects. C'est parce que son mari est ministre du Budget, qu'il a le pouvoir de poursuivre et qu'il ne le fait pas, que, me semble-t-il, Florence Woerth est présente dans ce dossier.

 

 

En outre, un ministre du Budget, chargé par la République de lutter contre les fraudeurs, peut-il être en même temps trésorier de l'UMP et recevoir de l'argent de la part de personnes qui se livrent à la fraude fiscale? Là, c'est un conflit d'intérêt politique majeur. Voilà deux raisons, juridique et politique, d'adresser de très graves reproches à Eric Woerth, sur le plan politique comme sur le plan pénal.

 

 

Pour sa défense, Eric Woerth peut-il arguer du fait qu'il n'était pas au courant de l'évasion fiscale pratiquée par Liliane Bettencourt ?

La femme d'un ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale ne peut pas ne pas informer son mari car elle sait qu'elle l'exposerait dans ce cas risqué. On ne peut pas croire qu'Eric Woerth ne soit pas informé du dossier Bettencourt, puisqu'il ressort de l'évidence des enregistrements que cette affaire est suivie à l'Elysée. De surcroît, il sait qu'il a reçu de l'argent de Mme Bettencourt pour le compte de l'UMP. Madame Woerth qui fait profession, en l'espèce, de conseiller la fraude fiscale ne pouvait que dire à son mari qu'elle le mettait en danger, ou bien se retirer, ce qu'elle n'a pas fait.

 

 

Eric Woerth est aujourd'hui ministre du Travail, chargé d'un dossier aussi sensible que celui des retraites. Peut-il se maintenir à son poste ?

D'abord, on ne peut pas être ministre du Budget (Eric Woerth a quitté le Budget pour le ministère du travail en mars ), proclamer tous les jours qu'on lutte contre les paradis fiscaux en ayant ce genre de tolérance et de profits issus de la fraude fiscale, dont Mme Bettencourt semble être coutumière à la lecture des compte-rendus publiés. Il me paraît extrêmement difficile qu'Eric Woerth puisse se maintenir politiquement dans un gouvernement qui a affiché comme objectif de lutter contre les paradis fiscaux.

 

Ensuite, comme il est chargé d'un dossier de premier plan, sa position ministérielle va avoir pour conséquence que tout l'appareil judiciaire et policier de l'Etat va se mobiliser pour empêcher que la vérité éclate, et donc protéger la fraude fiscale commise par la famille Bettencourt. La mécanique est d'ailleurs enclenchée: le procureur Philippe Courroye, qui est un serviteur sans âme du pouvoir, lui-même cité dans les enregistrements, vient de mobiliser des moyens pour poursuivre ceux qui ont pratiqué ces enregistrements, et non pas ceux qui commettent les fraudes au détriment des caisses publiques. Malgré tout, Eric Woerth ne pourra pas échapper à devoir affronter une très grave mise en cause sur le plan politique et juridique.

 

 

 

Le PS demande des comptes
http://www.lesindiscrets.com/article-12458-corruption-d-eric-woerth-le-ps-demande-des-comptes.html
 
Eric Woerth, Ministre du Travail vole d’une tribune à une autre pour exiger des Français de se serrer toujours davantage la ceinture.
Hier, Ministre du Budget, il a laissé à son successeur un déficit public de 150 milliards d’euros pour la seule année 2009.
C’est pendant cette période que son nom apparaît dans des conversations entre Madame Liliane Bettencourt, membre du top 10 des plus grandes fortunes mondiales, et ses conseillers.

 

 

Selon les propos rapportés par Mediapart, que découvre-t-on ?

- L’existence d’une stratégie d’évasion fiscale pour soustraire à l’Etat l’impôt dû par Madame Bettencourt, alors même que Monsieur Woerth a toujours refusé d’abroger le bouclier fiscal.
- Que cette stratégie serait inspirée par un cabinet où travaillait Madame Woerth au service direct de la fortune Bettencourt.
- Que Madame Woerth y aurait travaillé à la demande de son époux, Ministre du Budget de l’époque et en charge de la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.
- Que Madame Bettencourt aurait consenti plusieurs dons à l’UMP dont le trésorier est… M. Woerth. Nous avions déjà pointé le risque de conflit d’intérêts entre cette fonction et celle de Ministre du Budget.

 

Plusieurs députés socialistes, dont le benjamin d l'Assemblée, Olivier Dussopt,  demandent à Eric Woerth de s’expliquer sans délai et sans détour.

A plusieurs reprises, le PS avait interpellé le Gouvernement sur les conflits d'intérêts de M. Woerth. Aujourd'hui, la question se pose. N’y a-t-il pas conflit d’intérêt évident entre la mission du Ministre et les intérêts défendus par son épouse ?

Eric Woerth a-t-il rencontré les conseillers de madame Bettencourt et leur a-t-il transmis des informations ?

Eric Woerth peut il confirmer si madame Bettencourt est effectivement propriétaire de l’île d’Arros aux Seychelles ?

La cellule Tracfin a-t’elle été saisie d’informations sur des transactions financières suspectes destinées à soustraire à l'impôt, une partie des revenus perçus par Madame Bettencourt et le Ministre du Budget a-t-il été averti de l’existence d’un tel rapport ?

Autant de questions qui restent sans réponses de la part d'Eric Woerth dont les preuves et les présomptions de corruption s'accumulent .

 

 

 

Liliane Bettencourt sur la «liste noire» du fisc?


Le ministre du Travail, Eric Woerth, a refusé de dire, mardi sur France 3, si l’héritière milliardaire de L’Oréal, Liliane Bettencourt, figure ou non parmi les contribuables français soupçonnés de détenir des avoirs à l’étranger, invoquant le «secret fiscal».

«Je ne peux pas du tout répondre à cette question parce que le secret fiscal vaut», a expliqué l’ex-ministre du Budget (mai 2007-mars 2010), alors qu’on l’interrogeait peu avant la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée, sur l’éventuelle présence du nom de Mme Bettencourt sur une liste de plusieurs milliers de ces contribuables français.

Cette liste, a-t-il précisé, avait été «transmise au président de la Commission des Finances de l’Assemblée et à son rapporteur qui l’ont vue. Elle est dans les mains du fisc. Des milliers de contrôles fiscaux ont été déclenchés», a ajouté le ministre du Travail.

«Il y a une ligne. Elle est définie par l’administration fiscale qui vise à lutter contre tous les dispositifs de fraude», a déclaré peu après son successeur à Bercy, François Baroin, lors de la séance des questions au gouvernement, en réponse à une question du président du groupe PS Jean-Marc Ayrault.

Et s’agissant des patrimoines «supérieurs à trois millions ils sont régulièrement, tous les trois ans, examinés par l’administration fiscale», a-t-il ajouté. François Baroin a ensuite avancé quelques chiffres: «50.000 contrôles fiscaux en France» chaque année, dont «45.000» sur des entreprises, «5.000» sur des particuliers, et «seulement mille» transmis au parquet pour enquête pénale.

 

 

Mais «le secret fiscal (…) ce qui est l’une des plus grandes libertés individuelles (…) ce lien intime entre n’importe quel citoyen, n’importe quel contribuable et son administration, est très supérieur au secret des vestiaires», a justifié à son tour François Baroin.

En août 2009, Eric Woerth alors ministre du Budget avait révélé avoir en sa possession la liste des Français détenteurs d’avoirs à l’étranger.

Au printemps de la même année, il leur avait ouvert une cellule de régularisation pour leur permettre de régulariser spontanément leur situation fiscale avant le 31 décembre 2009. Cette cellule a été fermée, comme prévu, à cette date butoir.

 

 

 

 

Affaire Bettencourt : "Impossible que Tracfin n’ait pas vu passer ces fonds financiers", selon Julien Dray
Invité du 22h de Public Sénat, Julien Dray, conseiller régional PS d’Ile-de-France, s’est exprimé sur l’affaire Woerth/Bettencourt.

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/affaire-bettencourt-impossible-tracfin-n-ait-pas-vu-passer-fonds-financiers-selon-juli
Le député de l’Essonne s’interroge sur le travail mené par Tracfin, la cellule française de lutte anti-blanchiment. " A quoi sert cette cellule ? Et, est-ce qu’elle a été au courant de ces mouvements financiers ? ", se demande Julien Dray, alors que Liliane Bettencourt disposerait de deux comptes bancaires non déclarés en Suisse, pour un montant de près de 80 millions d’euros, selon les enregistrement dévoilés par Médiapart.

Le député PS s’étonne que cette " cellule chargée de surveiller le blanchissement de l’argent sale ", par ailleurs " très vigilante " et " capable de voir le moindre détail dans certaines situations ", n’ait fait aucun signalement sur des mouvements financiers importants.

" Tracfin n’a pas vu passer ces fonds financiers ? ", poursuit Julien Dray insistant. " C’est impossible que 80 millions d’euros puisse circuler sans que Tracfin, qui dispose de toutes les informations bancaires, n’ait pas été alertée. Ou alors c’est qu’il s’est passé quelque chose ", lance Julien Dray

 

 

 

Bettencourt : le fisc aurait été alerté depuis 2008

L'hebdomadaire Marianne affirme que la justice était au courant depuis 2008 de possibles fraudes fiscales de la milliardaire mais n'a pas alerté le fisc.Mais le procureur de Nanterre Philippe Courroye assure que le parquet a transmis au fisc des informations sur d'éventuelles fraudes fiscales.
 
Trois nouvelles révélations soulèvent la question du rôle des autorités dans l'affaire Bettencourt : étaient-elles au courant de supposées évasions fiscales de la milliardaire? Si oui, quels services l'étaient? Ont-ils fermé les yeux?

D'après l'hebdomadaire Marianne, la justice avait connaissance depuis 2008 de possibles fraudes fiscales de la milliardaire mais n'a pas alerté le fisc et n'a pas déclenché d'enquête sur cette affaire. A l'appui de ces affirmations, Marianne publie dans son édition de samedi des extraits de documents figurant dans l'enquête préliminaire ouverte par la parquet de Nanterre, suite à la plainte de la fille de Liliane Bettencourt contre le photographe François-Marie Banier.

 

L'une de ces pièces est une lettre de François-Marie Banier à la milliardaire, datée du 19 mai 2005, où l'artiste fait référence à l'île d'Arros, aux Seychelles. Une île qu'il dit lui avoir «fait acheter». Or la déclaration d'impôt sur la fortune 2007 de Lilliane Bettencourt, dont Marianne publie également un extrait, ne fait pas mention de cette île. Mais «l'autorité judiciaire a préféré fermer les yeux», conclut l'hebdomadaire, indiquant que le parquet avait pourtant l'obligation légale, sur la base de ces éléments, de «saisir le fisc pour que celui-ci lance une enquête».


«Rien n'a été occulté»

Contredisant ces conclusions, le procureur de la République Philippe Courroye a affirmé vendredi que «l'administration fiscale avait été prévenue le 9 janvier 2009 du fait que ce dossier était susceptible de mettre en évidence des éléments de fraude fiscale». «L'administration a eu connaissance de l'ensemble des pièces du dossier. Rien n'a été occulté», a précisé le procureur, en ajoutant que le parquet ne pouvait décider seul de se saisir d'un fait de fraude fiscale.

 

 

D'après le site bakchich.info, Bercy ne pouvait de toute façon pas ignorer les «tambouilles» fiscales entre le photographe et l'héritière. En effet, affirme le site, le ministère a récupéré en 2008 une liste de 500 Français évadés fiscaux au Liechtenstein, parmi lesquels François-Marie Banier. Le dossier de ce dernier fut même transféré, selon Bakchich, à la Direction nationale des vérifications des situations fiscales (DNVSF), chargé de l'éplucher. Deux ans après, il y serait toujours.

 

 

Le parquet avait alerté le fisc dès janvier 2009, Woerth dément avoir bloqué un contrôle fiscal .


Le procureur de la République Philippe Courroye assure qu'Eric Woerth était au courant des soupçons de fraude fiscale sur Liliane Bettencourt puisque son administration avait été prévenue

 

Le parquet de Nanterre a déclaré, vendredi, avoir alerté le fisc dès janvier 2009 sur de possibles fraudes de la principale actionnaire de L'Oréal Liliane Bettencourt, rejetant sur le gouvernement l'absence de suite donnée à ce dossier . À l'époque, le ministre du Budget était l'actuel ministre du Travail, Éric Woerth, qui est actuellement au centre d'une tourmente politico-judiciaire pour les liens qu'il aurait entretenus avec l'entourage de la femme la plus riche de France.

Il a immédiatement réagi vendredi soir en affirmant n'avoir donné aucune instruction pour empêcher un contrôle fiscal de Liliane Bettencourt. Il demande dans un communiqué que des "tiers extérieurs puissent s'assurer par eux-mêmes qu'il n'a donné aucune instruction à l'administration fiscale de quelque nature que ce soit pour ne pas réaliser d'opérations de contrôle fiscal dans le dossier Bettencourt", peut-on lire dans le communiqué diffusé par le ministère du Travail. Il suggère que cette expertise soit confiée au président ou au rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, à la Cour des comptes ou à l'Inspection générale des finances.

 


Une île inconnue du fisc
La question se pose alors de savoir comment l'héritière de la fortune de L'Oréal a pu échapper à un contrôle fiscal alors que le parquet avait entre les mains depuis 2008 tous les éléments sur des faits s'apparentant à une présomption de fraude fiscale, selon Marianne du 26 juin. L'hebdomadaire accuse le parquet d'avoir "omis d'alerter le fisc". Mais, dans un communiqué vendredi soir, le procureur de Nanterre Philippe Courroye a démenti formellement cette information précisant avoir alerté l'administration fiscale en janvier 2009. "À compter de ce jour, l'intégralité des éléments de la procédure et des scellés confectionnés dans ce cadre était à la disposition de l'administration des impôts", écrit-il.

Parmi les pièces citées par Marianne figure une lettre du photographe à Liliane Bettencourt, datée de mai 2005. Celle-ci fait référence à l'île d'Arros, aux Seychelles, que la milliardaire posséderait sans l'avoir déclarée au fisc. Selon l'hebdomadaire, qui publie un extrait de la déclaration d'impôt sur la fortune de la milliardaire, cette île n'est pas mentionnée dans le document.

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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