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La Haut commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Navi Pillay, s'est dite inquiète jeudi des pressions exercées sur les compagnies offrant des services au site WikiLeaks, qui a diffusé des milliers de documents secrets de la diplomatie américaine.

"Je suis préoccupée par des informations faisant état de pressions exercées sur des compagnies privées, dont des banques, des sociétés émettrices de cartes bancaires ainsi que des fournisseurs de site internet, pour qu'ils ferment leurs lignes de crédit pour des dons destinés à WikiLeaks", a expliqué Mme Pillay, au cours d'une conférence de presse. Elle a également dénoncé des pressions pour cesser d'abriter le site.

 

 

"Il n'est pas encore défini si les mesures prises par des compagnies privées enfreignent les obligations des Etats sur les droits de l'Homme garantissant le respect de la liberté d'expression", a poursuivi la responsable.

Mais dans l'ensemble, "elles peuvent être interprétées comme une tentative de censure contre la publication d'informations, et pourraient potentiellement constituer une violation du droit à la liberté d'expression de WikiLeaks", a-t-elle averti.

 

Le site, dont le fondateur de WikiLeaks Julian Assange est en prison, publie depuis le 28 novembre des milliers de télégrammes diplomatiques américains repris par les médias du monde entier, mettant dans l'embarras nombre de gouvernements, à commencer par la Maison Blanche.

Plusieurs sociétés telles Visa, Mastercard ou encore Postfinance.ch ont suspendu leurs services de paiements à WikiLeaks, dans la foulée de ces publications.

"Si WikiLeaks a commis des actes reconnus comme illégaux, ceci doit être traité dans le cadre de la législation et non par le biais de pressions ou d'intimidation notamment sur des tierces parties", a insisté Mme Pillay.

 

 

Réactions dans le Monde ...dans la presse et les forums

"....Et on critique la Chine? Avouez-le, ceux qui disent la vérité sont maintenant pourchassés, ceux qui la cherchent sont cambriolés, ceux qui manifestent leur mécontentement sont réprimés...

Surprenant de voir que tous ceux qui, la main sur le coeur, vous parlent de démocratie et donnent des leçons aux autres pays,....

Des états donneurs de leçons ..., qui s'indignaient quand la Chine ou l'Iran voulaient bloquer l'accès à des sites dits "subversifs". Sont ils si différents de la Chine ou de l'Iran ???

 

 

Lula soutient Julian Assange et WikiLeaks

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a protesté jeudi contre la détention du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et a manifesté sa solidarité avec le site qui a diffusé des milliers de documents secrets de la diplomatie américaine. Lula a dit exprimer à WikiLeaks sa "solidarité pour la divulgation des documents" et "protester contre (l'atteinte) à la liberté d'expression", au cours d'un événement à Brasilia. Julian Assange "a mis à nu une diplomatie qui paraissait intouchable", a-t-il souligné en faisant allusion aux nombreux câbles qui dévoilent les coulisses de la diplomatie mondiale. "On peut poster sur le blog du Planalto la première protestation", a ajouté le président ....

 

 

«Pourquoi a-t-on mis Assange en prison ? C'est ça, la démocratie ?», a lancé jeudi le premier ministre russe, Vladimir Poutine. Une source haut placée au Kremlin a même suggéré que «les organisations civiles et non gouvernementales réfléchissent à un moyen de (le présenter) au prix Nobel de la paix».  « Il faut commencer par balayer devant sa porte. Je renvoie la balle à nos collègues américains », a ajouté M. Poutine.

 

 

Une plaque en son hommage dévoilée à Mexico, un santon à son effigie dans la crèche à Naples et même un appel à lui décerner le prochain prix Nobel de la paix ! Julian Assange est en prison à Londres, dans une cellule d'isolement depuis hier, mais il reçoit des soutiens du monde entier. En Australie, son pays natal, aux États-Unis, à Hongkong ou encore en Hongrie, des mini-manifestations se sont improvisées hier. Quant aux cyberattaques contre «les adversaires» du site WikiLeaks, qu'il a créé, elles gagnent chaque jour en ampleur.

Les partisans ont reçu un soutien de poids en la personne de l’avocat Geoffrey Robertson, qui a accepté de représenter le fondateur de WikiLeaks. Ce champion de la défense des droits de l’homme a, notamment, défendu l’Iranien Salman Rushdie, écrivain cible d’une fatwa des autorités religieuses iraniennes.

 

 

Reporters sans frontières condamne les blocages, les cyberattaques et les pressions politiques contre cablegate.wikileaks.org, site de Wikileaks dédié à la publication des câbles diplomatiques américains. L’organisation s’inquiète également des propos de certains responsables politiques américains concernant Wikileaks et son fondateur Julian Assange.Fin novembre, suite à la publication de plus de 250 000 câbles diplomatiques, Julian Assange a dû retirer son site de ses serveurs en Suède et le faire héberger aux Etats-Unis par la compagnie Amazon.com. Celle-ci, à son tour, a subi les pressions politiques de la commission du Sénat américain sur la sécurité territoriale, et en particulier du sénateur Joe Lieberman, pour cesser d’accueillir le site du hacker australien. Après avoir été exclu d’Amazon, le site a trouvé refuge en France chez OVH pour une partie de son contenu. Le ministre chargé de l’Economie numérique, Eric Besson, a déclaré, vendredi 3 décembre, que le gouvernement français étudiait les moyens d’interdire l’hébergement du site. Récemment, Wikileaks a également été lâché par son fournisseur de nom de domaine, EveryDNS.

" C’est la première fois que nous observons une tentative de censure à l’échelle internationale d’un site dont la vocation première est la transparence. Nous ne pouvons qu’être sidérés par le fait que des pays comme la France et les Etats-Unis alignent soudain leur politique en matière de liberté d’expression sur celle de la Chine. Nous rappelons, notamment pour la France et les Etats-Unis, que ce n’est pas au pouvoir politique de décider du maintien ou non d’un site mais à la justice.

 

 

Les journalistes du monde entier se réunissent pour soutenir l'organisation de Wikileaks et son fondateur Julian Assange qui, ils disent, ont fourni une ressource extraordinaire pour le journalisme, ainsi qu'une "contribution exceptionnelle à la transparence et la responsabilité sur les guerres en Afghanistan et Irak." Nous, journalistes et organisations de journalistes de nombreux pays, exprimons notre soutien à M. Assange et Wikileaks. Nous affirlmons que M. Assange a apporté une contribution exceptionnelle à la transparence et la responsabilité sur les guerres de l'Afghanistan et d'Irak, des domaines où la transparence et la responsabilité ont été sévèrement limités par les gouvernements et le contrôle de certains médias. M. Assange est en train d'être attaqué pour avoir publié des informations qui n'auront jamais dû être cachées du public.

Nous affirmons que Wikileaks a le droit de publier ces documents parce qu'il est dans l'intérêt manifeste du public de savoir ce qui se passe. Les documents démontrent que le gouvernement des USA a trompé le public au sujet de certains activités en Irak et en Afghanistan, et que des crimes de guerre ont pu avoir été commis.

 

 

Le site internet du journal Libération héberge depuis samedi un "miroir" de WikiLeaks, repenant l'intégralité de son contenu. WikiLeaks est "l'objet d'une vindicte générale totalement injuste" selon Laurent Joffrin."C'est un problème de liberté d'expression", justifie Laurent Joffrin, vice-président de Libération. Le site internet du quotidien a décidé de "participer au mouvement de soutien qui se met en place sur le Net en répliquant le contenu de WikiLeaks  à la virgule près", a annoncé le quotidien vendredi soir sur internet, peu après l'ouverture du site "miroir" wikileaks.liberation.fr.

 

Dès mardi, Libération avait "pris tout à fait position en disant qu'attaquer  le site de wikileaks, c'est attaquer aussi la presse", a souligné François  Sergent, directeur adjoint de la rédaction de Libération. Le quotidien norvégien Dagsavisen a lui aussi annoncé vendredi avoir décidé d'abriter sur son site un "miroir" de WikiLeaks au nom de la liberté d'informer,  a-t-il rappelé. WikiLeaks, cible de cyber-attaques, avait appelé dimanche à créer des sites  miroir pour rendre impossible sa disparition d'internet, un appel suivi depuis par des centaines de sites de partisans à travers le monde.

 

Ban Ki-moon rappelle que les activités de l'ONU sont transparentes

L’ONU à New York 30 novembre 2010 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé mardi que les activités des Nations Unies étaient transparentes, alors qu'il était interrogé par des journalistes sur les documents confidentiels du Département d'Etat américain révélés par le site web Wikileaks.

 

Selon ces documents confidentiels, de hauts responsables américains ont encouragé des diplomates américains à espionner , à collecter des informations concernant des responsables de l'ONU et leurs activités.


« Je pense que personne ne serait heureux de savoir que quelqu'un sait qu'il ou elle est surveillé par quelqu'un d'autre », a dit Ban Ki-moon en réponse à une question d'un journaliste lors d'une conférence de presse à Astana, au Kazakhstan, où il se trouve pour participer à un Sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
« Toutefois, en tant que Secrétaire général des Nations Unies, je sais que mon travail et ma performance sont transparents et sont constamment observés avec attention par la communauté internationale. Les activités des Nations Unies sont transparentes et nous faisons de notre mieux pour répondre aux attentes de la communauté internationale », a-t-il ajouté.

Tous les Etats membres des Nations Unies doivent adhérer aux conventions et aux traités sur le respect et la protection de l'immunité des Nations Unies, avait rappelé le porte-parole de l'ONU, Fahran Haq. Le porte-parole avait ajouté que le Secrétaire général avait été informé par l'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Susan Rice, au sujet de ces documents avant qu'ils ne deviennent publics .

 

From : UN.org , le Matin.ch , le Point , le Figaro , NouvelObs, Libération ...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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