Pour l'avocat de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson, qui entend mettre la pression sur le procureur de Manhattan Cyrus Vance quelques jours avant la comparution de l'ancien directeur général du FMI le 23 août devant le tribunal de New York, ce document médical prouve qu'il y a bien eu viol le 14 mai dernier.
Le magazine L'Express, qui dit avoir eu accès à ce rapport établi par un hôpital new-yorkais, "la pièce qui manquait au puzzle, régulièrement cité mais jamais montré", affirme qu'il contient un schéma de la zone vaginale relevant l'existence d'un traumatisme et fait état d'une douleur à l'épaule gauche.
"Diagnostic: agression. Cause des blessures: agression. Viol", conclut le rapport.
Le récit des médecins, qui décrit le comportement de la victime présumée à son arrivée à l'hôpital St Luke's Roosevelt de Manhattan, a été reproduit dans le texte de la plainte civile déposée par Kenneth Thompson, explique L'Express.
On s’en doute, le rapport médical de Nafissatou Diallo figure en très bonne place dans le dossier de l’accusation portée par le procureur Cyrus Vance contre Dominique Strauss-Kahn. Comme dans toutes les affaires de viols ou de tentatives d’agressions sexuelles, les conclusions des médecins, qui ont examiné les présumé(e) s victimes et ont recueilli leurs premiers témoignages, sont essentielles, voire déterminantes dans les procès qui s’ensuivent. Et le rapport du praticien new-yorkais qui a ausculté Nafissatou Diallo, quatre heures après son agression supposée dans la suite 2806 du Sofitel de Manhattan, et révélé aujourd’hui par L’Express, crédibiliserait la version livrée par la femme de chambre : elle aurait été sexuellement et violemment agressée par DSK, au point de s’abîmer une épaule et de conserver un « trauma » au vagin.
Rapport conclu à un viol
Déjà, il y a un mois, Susan Xenarios, la directrice du Crime Victims Treatment Center (centre de traitement des victimes de crime) de l’hôpital St Luke’s Roosevelt de Harlem, au nord de Manhattan, qui avait reçu Nafissatou Diallo, confiait sa conviction : « Je n’ai pas mis en doute son témoignage. » Kenneth Thomson, l’un des deux avocats de l’immigrée guinéenne, avait, lui-même, détaillé dans des termes crus l’attaque que sa cliente impute à DSK et évoqué cette épaule blessée lors de sa bagarre avec son assaillant.
Depuis la fin du mois de juillet, Kenneth Thompson redouble d’efforts pour obliger le magistrat à ne pas lâcher l’affaire. Il a envoyé « Nafi », mise soignée et indubitablement coatchée, sur le plateau d’une émission populaire de la chaîne américaine ABC, autorisé son interview dans les colonnes du prestigieux magazine Newsweek, organisé un show millimétré au Centre culturel chrétien de Brooklyn. La divulgation du rapport médical – pièce maîtresse du dossier – à une semaine de l’audience du 23 août, où le procureur pourrait décider de l’abandon des poursuites.
Que s'est-il passé le 14 mai vers midi dans la chambre 2806 ? " Un acte sexuel probablement non consenti " en moins de 10 minutes ( éjaculation précoce ? à la hussarde ? , ... ??? )
Le long document de 25 pages diffusé lundi par le bureau du procureur de New York qui justifie sa demande d'abandon des charges contre Dominique Strauss-Kahn suscite bien plus de questions que de réponses.
Il y a bien eu acte sexuel, mais "précipité" comme l'écrit le procureur. Nafissatou Diallo est entrée dans la chambre à 12 h 6 et DSK a passé un coup de fil à sa fille à 12 h 13. Donc tout a été consommé en moins de dix minutes, ce qui suggère, estime Cyrus Vance, un acte sexuel "probablement" non consenti.
Le parquet de New-York avait requis ce non-lieu en raison des doutes sur la crédibilité de l'accusatrice, à laquelle sont reprochés une série de déclarations contradictoires et des mensonges.
Comment Kenneth Thompson va-t-il défendre Nafissatou Diallo?Hypothèses sur la technique de défense de l'avocat new-yorkais de Nafissatou Diallo à partir de ses affaires passées.
Comment va-t-il défendre DSK? Et maintenant? Brafman, l'avocat acteur DSK n'en a pas encore fini avec le redoutable Kenneth Thompson, l’avocat principal de Nafissatou Diallo. Maintenant que le volet pénal de l’affaire DSK est terminé et que s’ouvre devant les protagonistes le boulevard du volet civil (il peut se passer amplement un ou deux ans avant qu’on n’en arrive au procès, si procès il y a), cet ancien procureur noir va prendre encore plus d’importance.
Au pénal, c’était le parquet qui poursuivait Dominique Strauss-Kahn, la femme de chambre n’étant «que» le témoin principal de l’affaire. Mais au civil, tout change: c’est la plaignante Nafissatou Diallo qui poursuit Dominique-Strauss Kahn. Kenneth Thompson et son associé Douglas Wigdor vont pouvoir prendre la déposition de DSK, l’interroger lui, leur cliente et tout autre témoin pertinent. L’objectif: tenter de convaincre le jury dans des plaidoiries enflammées que Nafissatou Diallo mérite dommages et intérêts pour le tort que lui a causé DSK.
DSK ... encore des histoires de sexes ..." ! Dangereux Sex Kahn , sacré DSK !
La procureure de la République de Pontoise a ouvert cette semaine une enquête préliminaire, à la suite d'une plainte pour tentative de subornation de témoin déposée mardi par Me Thibault de Montbrial, relais en France du cabinet Thomson qui défend Nafissatou Diallo à New York. André M'Bissa, 67 ans, affirme dans les colonnes du Parisien être à l'origine de cette plainte et avoir été auditionné vendredi par des enquêteurs de direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles.
Dans une salle bondée au premier étage d'un grand hôtel parisien, assis au côté de Douglas Wigdor, Thibault de Montbrial, avocat français de la jeune femme, n'a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu'il appelle «les réseaux d'influence strauss-kahniens». «Depuis deux mois j'ai découvert un système, a raconté l'avocat. Des personnes qui travaillent dans les transports, la politique, l'hôtellerie, l'organisation de congrès, et même des journalistes, (…) se sont renseignées pour savoir dans quelles conditions elles pourraient apporter leur témoignage.» Mais, reprend-il, «les réseaux DSK déploient tous leurs moyens pour dissuader les femmes susceptibles de porter les coups les plus rudes dans la procédure américaine».
Au cours de l'été, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor seraient ainsi entrés en contact avec une femme dont le témoignage «abondait la plainte de la femme de chambre». «Je ne sais pas comment la défense de DSK a appris l'éventualité du témoignage, mais deux semaines après, un proche de la jeune femme a été contacté par un des adjoints du maire de Sarcelles», assure Thibault de Montbrial. Celui-ci lui a demandé, en substance: «Pour qu'elle la boucle, combien?» Le proche aurait avancé un chiffre et l'élu aurait répondu: «Il faut que j'en parle avec mes chefs.» Une plainte pour subornation de témoin a été déposée mardi au tribunal de Pontoise.
Le père de Marie-Victorine M'Bissa, qui se présente dans les médias comme une ancienne maîtresse de Dominique Strauss-Kahn, accuse un élu de Sarcelles, ancien fief politique de DSK, de tentative de subornation de témoin. Dans un entretien accordé au Parisien samedi, André M'Bissa, ancien militant PS, explique comment un élu socialiste de la commune lui aurait proposé de l'argent contre le silence de sa fille.
Marie-Victorine M'Bissa s'est publiquement exprimée à plusieurs reprises pour revenir sur sa liaison avec l'ancien directeur du FMI à l'époque où il était maire de Sarcelles. Et, à en croire son père, elle "parl(ait) trop à la télévision, dans les journaux". Le 9 août, il aurait été approché par Youri Mazou-Sacko, un adjoint au maire et conseiller général. "Il était envoyé pour que je parle à ma fille. Quand j'ai voulu savoir par qui, il a dit par ses patrons", raconte-t-il au Parisien. "Il a dit : 'qu'est-ce que tu veux pour faire taire ta fille ? L'argent ? Le travail ou quoi ?"
André M'Bissa explique avoir alors écrit 5 millions d'euros "pour le tester", et signalé qu'il était depuis plusieurs années candidat à un logement à Sarcelles. Selon lui, l'élu n'a pas donné suite.
DSK : Qui peut confier une responsabilité quelconque à " un malade " qui ne maîtrise pas ses pulsions ?!
Invité de l'émission Le Grand Journal de Canal +, lundi soir, Michel Rocard a déclenché une polémique lors de l'interview réalisée par Mouloud Achour. A la question de savoir si DSK lui manque, l'ex-premier ministre a déclaré que "cet homme a visiblement une maladie mentale qui était une difficulté à maîtriser ses pulsions. Il est hors du coup, c'est dommage. Il avait un vrai talent, c'est vrai"
Jean-Pierre Friedman, psychiatre lui aussi, ne s’embarrasse d’aucune précaution et ose : « Oui, il souffre clairement d’une maladie mentale grave. Comme l’a dit Michel Rocard, il ne maîtrise pas ses pulsions sexuelles. Il a dévié une fonction naturelle en fonction pathologique qui semble d’ailleurs liée à la violence chez lui, selon certains témoignages de femmes qui l’ont côtoyé. » Mireille Bonierbale, également psychiatre, et responsable d’un centre qui prend en charge des auteurs d’agressions sexuelles, admet également que le terme de maladie mentale correspond aux « symptômes » visibles de la personnalité de DSK. « Il y a quelque chose de pathologique dans le comportement de DSK : le risque considérable qu’il a pris en ayant une relation sexuelle avec cette femme de ménage montre qu’il souffre d’un trouble de la gestion des pulsions sexuelles.
Les éditorialistes de la presse française soulignent mercredi avec un bel ensemble que Dominique Strauss-Kahn a été blanchi, mais pas innocenté la veille par le tribunal de New York, et certains estiment difficile ou même impossible son retour en politique. "Loin d'être blanchi, DSK va devoir désormais subir le regard suspicieux de l'opinion publique. Évoquer son retour sur la scène politique française paraît donc hors sujet", estime Yves Thréard dans Le Figaro. "Le retour de DSK parasitera, par la force des choses, le discours du PS", insiste Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne, retour qualifié de "patate chaude" par son confrère François Martin du Midi Libre.
L’année dernière, l’université d’été du PS avait été dominée par une grande question : « DSK sera-t-il candidat à l’élection présidentielle, et quand l’annoncera-t-il ? »
A partir de vendredi à La Rochelle, la question qui sera dans toutes les têtes sera : « Que faire d’un Dominique Strauss-Kahn de retour des Etats-Unis.Et sur ce sujet les opinions sont très différentes à l’intérieur du parti. Les amis de DSK – Jack Lang, Jean-Marie Le Guen, Pierre Moscovici… – manifestent bruyamment leur joie et font comme si leur idole avait été victime d’une injustice, lavée de tout soupçon par la justice et méritait d’être réhabilitée au plus vite pour jouer un rôle dans la campagne. D’autres, plus prudents, s’interrogent sur les réactions de l’opinion publique et font
remarquer qu’un halo de doute et de soupçon subsiste autour de DSK, qu’il n’a pas été jugé – et donc pas blanchi – et que l’électorat féminin notamment, à gauche comme à droite, n’est pas prêt à fermer la parenthèse new-yorkaise.
Quant à Olivier Picard, dans les Dernières nouvelles d'Alsace, il dénonce "l'indécence" et "l'abus de langage" de ceux qui affirment qu'il a été "blanchi" alors que les poursuites n'ont été abandonnées que faute de preuve. "Mais oui, il est profondément choquant de les entendre s'exprimer comme si le feuilleton de New York ne se résumait qu'à une odieuse machination et à un lynchage médiatique. L'indécence, c'est de vouloir laver plus blanc que blanc", assène le journaliste, soutenu en cette opinion par Patrick Fluckiger de l'Alsace.
From : l'Express ,Reuters, France soir , Slate, Figaro,TF1,...