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Selon l'hebdomadaire avignonnais Avinews, Marie-José Roig, actuel maire d’Avignon et ex-députée, a embauché comme salarié de 2007 à 2012 son fils Christophe Roig à l’Assemblée nationale, pour un salaire brut de 5 208 € par mois, financé grâce au budget de 9 504 € donc chaque élu dispose pour ses collaborateurs.

Avinews note que cette pratique, choquante moralement, n’est pas illégale. À condition que cet emploi d’attaché parlementaire de sa propre mère ne soit pas fictif : or

Du 1er novembre 2007 au 31 août 2012, Jean-Christophe Roig a occupé un poste d’assistant parlementaire auprès de la députée du même nom. Pour un salaire brut de 5208,99 € et des fonctions fantômatiques.
 

 "J’aime bien l’appeler Fournier-Armand, ça l’énerve ». A la suspension de séance du dernier conseil municipal (24 septembre 2013), Marie-Josée Roig a peut-être « énervé » une fois de trop David Fournier, conseiller municipal d’opposition et fils de la néo-député, Michèle Fournier-Armand. En lui préconisant à plusieurs reprises de « prendre conseil auprès de sa mère », elle a fini par récolter une petite phrase aux senteurs de poudre à canon. « Je prends conseil auprès de la député comme vous auprès de votre fils» lui lancera David Fournier, réveillant la curiosité naturelle des bancs de la presse.

 

Prendre « conseil » auprès de Jean-Christophe Roig ? A quel titre ? Footballisque, peut-être… Tant le fils du maire est connu pour avoir usé ses jeans sur les gradins du parc des Sports. Que nenni. C’est bel et bien en qualité de collaborateur parlementaire que Marie-Josée Roig a salarié son fils, du 1er novembre 2007 au 31 août 2012. Une embauche qui, sur le papier, n’aurait rien d’illégal.

Jean-Christophe Roig a occupé ce poste durant 1766 jours pour un salaire mensuel de 5208,99 € bruts
En effet un député dispose d’un crédit de 9504 € affecté à la rémunération de collaborateurs. En général, il est calculé pour rémunérer trois collaborateurs parlementaires. Et, d’après les documents que nous avons pu nous procurer, Jean-Christophe Roig a occupé ce poste durant 1766 jours pour un salaire mensuel de 5208,99 € bruts. Mieux encore, il n’a pris aucun jour de congés durant ces 5 années de travail parlementaire, ce qui lui a valu le paiement de ses congés payés au moment de son licenciement en août 2012. Des indemnités compensatrices qui se montent à 7660,38 €, sans compter des primes de 2000 € tous les 6 mois et une prime de licenciement qui avoisinerait les 20 000 € l’ont mis à l’abri du besoin en attendant de trouver un nouvel emploi. Licencié pour « fin de mandat » ses droits au chômage ont été ouverts le 2 janvier 2013. Aujourd’hui, le fils du maire « pointe » donc avec 2761,80 €.

 

Un flou artistique étonnant autour des activités professionnelles de ce collaborateur parlementaire
Embaucher un membre de sa famille n’est pas en soit répréhensible même si quelques esprits chagrins peuvent toujours s’étonner et condamner les petites PME politiques qu’entretiennent les parlementaires de tous bords. Encore faut-il que l'heureux bénéficiaire des largesses familiales effectue le travail pour lequel il est rémunéré, sauf à courir le risque d'être accusé d'emploi fictif. Rien n'est moins sûr en l'occurrence. Interrogé, Fabien Strack, ancien directeur de cabinet de Marie-Josée Roig et très proche du maire pendant des années, assure, la main sur le cœur, que "Jean-Christophe Roig n'a jamais travaillé à l'Assemblée Nationale", et qu'à sa connaissance " il n'a jamais été salarié", en ajoutant cependant : "si ce que vous me dites est vrai, je ne regrette pas de ne plus travailler en mairie aujourd'hui". Comme cet ancien collaborateur, personne n'a pu nous confirmer en mairie une quelconque activité professionnelle du fils du maire. A la question, « que fait votre fils dans la vie ? », Marie-Josée Roig a toujours eu coutume de répondre : « il est dans l'événementiel » raconte un ancien élu de la majorité. Un flou artistique étonnant autour des activités professionnelles de ce collaborateur parlementaire si celui-ci œuvrait véritablement pour la député ? Mais voilà, parmi les militants UMP qui fréquentaient la permanence du haut de la République ouverte épisodiquement certains samedis, aucun ne confirme avoir vu Jean-Christophe Roig travailler. Pas plus que militer, d’ailleurs.

Visiblement inconnu dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, absent de l’éphémère permanence avignonnaise, où et quand Jean-Christophe Roig a-t-il mené à bien les tâches d’un collaborateur aussi bien rémunéré ? Aucun contact avec la presse, ni publication des activités de la député qui pourrait étayer la thèse d’une activité salariée. Et si chacun peut comprendre qu’une mère veuille aider financièrement son fils, bien peu pourront admettre que cela se fasse avec des deniers publics.


Ce que dit la loi sur la rémunération des collaborateurs
"Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Au 1er janvier 2013, le montant mensuel du crédit est de 9 504 €.

De plus, pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Au 1er janvier 2013, le montant mensuel de cette indemnité est de 5 770 € brut." (source Assemblée Nationale)

 

 

 

From : Avinews ,Noëlle Réal ,....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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