Les salariés français «paresseux»
Pour les Suisses, les travailleurs de l'Hexagone ont désormais mauvaise réputation. De fait, certains recruteurs suisses ne souhaitent plus embaucher de Français, avance un article du journal helvétique Le Matin dimanche.
Le quotidien affirme que les Français sont considérés comme «paresseux» et «arrogants». «Ils étaient souvent malades le lundi et le vendredi», rapporte la responsable du recrutement d'une PME. Ils sont dotés d'une «attitude revancharde et revendicatrice», ajoute-t-elle.
Mais l'autre grande raison de cette «discrimination», c'est que les patrons craignent les fuites des secrets de la finance, à l'instar des listings dévoilés par Hervé Falciani ou de Pierre Condamin-Gerbier.
Les Français sont exclus de certains emplois en Suisse
On les juge paresseux, arrogants et revendicateurs. Des recruteurs écartent désormais les candidatures de personnes de nationalité française.
http://www.lematin.ch/suisse/francais-exclus-certains-emplois-suisse/story/19431513
Suisse et résidence suisse». Cette exigence sur la nationalité et le domicile apparaît de plus en plus souvent sur les annonces en ligne de chasseurs de têtes. But de la manœuvre? Eviter les transfrontaliers et les Français. C’est ce que confirment les agences de placement, qui disent répondre aux exigences des employeurs - des entreprises actives en général dans la banque ou la finance. Pourquoi cette discrimination? Les patrons craignent d’engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance. Les patrons craignent d'engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance". Le Matin, quotidien suisse, révèle ce dimanche que nombre d'annonces d'emploi transalpines sont fermées aux Français. Dans les cabinets de chasseurs de têtes, on reconnaît préciser qu'être suisse est un critère aussi important, voire plus, que le diplôme ou l'expérience. Les recruteurs obéiraient ainsi aux exigences des entreprises, généralement dans le secteur de la banque et de la finance. Les traders et banquiers français ne sont pour autant pas les seuls parias en Suisse.
Mais même dans des secteurs moins sensibles, comme la construction, les Français sont boycottés: ils sont paresseux, râleurs et prétentieux, jugent les entreprises qui n’en veulent pas. Cette exclusion a priori est évidemment contraire aux accords sur la libre circulation, mais comment prouver qu’il y a abus? Pas idiots, les employeurs opèrent en général leur tri de façon plus subtile, par exemple en exigeant la maîtrise de l’allemand pour un poste où cette langue n’est pas nécessaire.
Le secteur de la construction est également touché, précise Le Matin. "Paresseux, râleurs et prétentieux", le portrait brossé par les entreprises est peu reluisant. La responsable du recrutement d'une PME se plaint notamment que les Français embauchés étaient "souvent malades le lundi et le vendredi", fustigeant leur attitude revancharde et revendicatrice, rapporte l'AFP. "Il y a toujours un problème. Alors que les Espagnols et les Portugais, ça n'a vraiment rien à voir", a-t-elle déclaré sous le couvert de l'anonymat, précise l'agence d'information.
Mais si les recruteurs avouent à demi-mot refuser une candidature dès lors qu'elle émane d'un travailleur français, cette pratique, contraire aux accords de Schengen, s'opère d'une manière plus subtile. Le motif de refus peut résider dans une compétence bizarrement requise par l'employeur, comme la maîtrise de l'allemand dans un emploi où elle n'est pas nécessaire.
Forum :
* kris
Je suis français et je peux dire en connaissance de cause que les suisses ont raison
J'ai travaillé à Londres et en Suisse.
On retrouve les mêmes réflexes, la même mentalité, la même façon de voir les choses, la même arrogance... Et j'ai pris infiniment plus de plaisir à travailler avec des étrangers qu'avec des gens de ma propre nationalité. C'est tout dire.
Comment ne pas voir que la France est imbue d'elle même ; que les français crient à qui veut bien l'entendre que nos diplomés sont les meilleurs de l'univers, en omettant par exemple, qu'à Londres, ce sont les banques Tiers 3 qui en recrutent le plus, qu'en cas de licenciements, les français sont virés en premier, bien avant les italiens et les américains.
On a quand même le "mérite" d'avoir un président qui a fait HEC, Duflot qui a fait l'ESSEC, et ont voit à quel point l'incompétence est de mise.
Voilà tout le problème de notre pays, on se prend pour ce que nous ne sommes pas, le centre du monde.
On est fiers de notre ENA alors que cette école a produit des présidents incompétents.
Le réflexe étranger lorsqu'on le critique est de chercher à comprendre et s'améliorer pour faire mieux, le réflexe français est de dire que puisque de toute manière nous sommes les meilleurs, aucune raison qu'on change quoique ce soit à quelque chose.
Un classement international ne met pas nos écoles en première position ? On le critique en promettant qu'on en fera un nous mêmes, ou comme par hasard, on se retrouvera en tête...
Il n'y a jamais de fumée sans feu, et lorsque la terre entière nous met en face notre "arrogance", soit la terre entière est anti français, soit la terre entière n'a pas tout à fait tort.
Nos entreprises sont remplies d'étudiants "grandes écoles", et à ce que je sache nos entreprises ne sont pas les meilleures au monde pour autant.
La France n'a jamais su se remettre en cause, raison pour laquelle elle n'évolue pas. Syndicats du passé, réformes impossibles à faire, mentalité corporatiste à tous les échelons, mentalité rurale...
De Gaulle avait raison, les français, sont des veaux.
*tecknhub
Arrêtons de nous voiler la Face ! Les suisses ont bien raison ! Alors bien sûr nous, français, ne sommes pas tous comme ils le décrivent (et heureusement d'ailleurs !). Mais il faut reconnaitre que le travail n'a clairement plus dans notre pays la place qu'il devrait tenir... Ecoutez autours de vous, les gens parlent plus vacances, rtt, week end que boulot... Pire encore, nous sommes passés maitres dans l'art du'comment gruger pour en faire le moins possible sans que cela se voit'(arrêts abusifs, activités syndicales sur le temps de travail, pauses café-clope à répétition, fin du travail 15'avant l'heure normale... Heures supplém... Quoi? Ah pardon désolé du gros mot). Il faut remettre les gens au travail, un travail conséquent et de qualité, leur redonner le goût et la satisfaction du travail bien fait ! Aligner le public sur le privé (suppression de la sécurité de l'emploi, notation et évaluation du rendement... - bien qu'étant'salarié de l'Etat'je suis à 2000% pour -, faire sauter ces maudites 35h, faire naitre la volonté de recherche d'un certain élitisme... Il y en a des choses à faire ! Mais ca ne va pas plaire à tout le monde...
*Giganto
Tout à fait exact
Magnifique enfin une presse qui a le courage de dire la vérité. Les français s'imaginent toujours être le top du top du nec le plus ultra mais s'ils savaient ce qu'ils sont loin du peloton. Odieux, arrogant, supérieur, tire au flanc, et j'en passe, clairement je partage cet avis. Quant à ceux qui prétendent que la suisse fait son beurre sur le dos des autres, ils trahissent leur "méculture" qui se fond en mépris et en ignorance. Je préfère embaucher des italiens, espagnols, et portugais que ces français toujours prêts à vous jouez des coups de trafalgars. Sans compter tous ces frontaliers qui feraient bien d'être reconnaissants puisque dès qu'ils ont leur contrat de travail ils courent chez un concessionnaire acheter une audi en leasing
From : le Matin , le Point ,....