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Depuis le 12 juillet, la loi française autorise la vente sur le Net des médicaments non soumis à ordonnance
   
Il aura fallu attendre à peine moins d’un mois pour voir fleurir sur la Toile des pharmacies en ligne… illégales. Trois semaines après l’entrée en vigueur, le 12 juillet, de l’arrêté encadrant la vente de médicaments sur Internet, l’Ordre national des pharmaciens vient de déposer plainte contre 11 sites n’ayant pas obtenu la moindre autorisation pour exercer leur commerce.

La vente de médicaments en ligne est autorisée depuis le 12 juillet en France et concerne 4.000 médicaments vendus sans ordonnance. Les sites internet doivent émaner d'une officine réelle. Selon Le Parisien, 44 e-pharmacies sont autorisées à ce jour à vendre des médicaments sur internet.

Un feu vert qu’ils n’auraient de toute façon jamais reçu, et pour cause. Pour le recevoir, la nouvelle réglementation stipule que toute pharmacie en ligne doit être adossée à une officine en dur. Or, selon l’Ordre, les sites suspects sont belges, voire russes. Surtout, impossible de savoir qui se cache derrière.

Certes, la présence sur le Web de fausses pharmacies n’est pas nouvelle. Des sites spécialisés dans la vente de certains remèdes — la plupart du temps contrefaits — existent depuis longtemps. Mais jusqu’ici, ils étaient tous étrangers, la France ayant jusque-là interdit la vente en ligne de tout produit à caractère médical. La nouveauté, c’est que les sites visés par la plainte de l’Ordre, qui a également alerté le ministère de la Santé, s’évertuent tous à faire croire à l’internaute qui n’y prêterait pas attention qu’il est sur un site français dûment autorisé. La langue, les couleurs utilisées, souvent tricolores, les logos, les noms de domaine choisis… Tout est mis en œuvre pour abuser et tromper le consommateur…

 

La loi assouplie après l’intervention du Conseil d’Etat

Ces invasions étaient redoutées par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dont le décret initial du 19 décembre ne faisait qu’entrouvrir la porte au commerce en ligne de médicaments. A l’époque, seuls 450 références devaient être autorisées sur Internet. Et les prix affichés devaient être identiques à ceux pratiqués en boutique par le créateur du site. C’était sans compter sur le Conseil d’Etat qui, en plus d’un sérieux rappel à l’ordre de l’Autorité de la concurrence, avait enjoint le ministère d’élargir la liste des produits autorisés à tous les médicaments non soumis à prescription. Et à suivre les recommandations de Bruxelles — et des lobbys qui y opèrent — désireux d’ouvrir au libre marché le monopole des pharmaciens, dont une majorité n’était pas franchement favorable au commerce en ligne.

Pouvait-on éviter l’émergence de pareilles arnaques? Sans doute pas. Il y en aura certainement d’autres. La plainte de l’Ordre vient simplement rappeler la prudence dont on doit toujours faire preuve dès qu’on achète sur Internet. A fortiori des médicaments.

 

Ces sites, basés à l'étranger (Belgique, Espagne, Russie), "se cachent derrière des noms sonnant bien français, parfois même des noms de pharmacies bien réelles", explique au journal Alain Delgutte, président de la section A (titulaires d'officines) du conseil de l'ordre. Ce responsable précise que "près des deux tiers des médicaments vendus en dehors des sites légaux sont des contrefaçons". Les sites visés par la plainte ont en commun de concentrer leur activité sur la vente de stimulants sexuels.
Quelque 4 000 médicaments d'automédication peuvent être vendus via internet depuis le 12 juillet dernier sur des sites d'e-pharmacie, chaque site devant être adossé à une seule pharmacie réelle. L'Ordre des pharmaciens a, pour l'instant, recensé 42 sites d'e-pharmacies françaises

 

From : le Parisien , le Monde,....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Economie Commerce Finances Monnaie
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