En France, les violences sexuelles, c'est l'Autre – le « jeune », l'Arabe ou le Noir. L'affaire DSK Dominique Strauss-Kahn pourrait remettre en cause cette évidence ...
Oui oui , il y a des délinquants et des prédateurs sexuels dans la France d'en-haut ...
Reconstitution imaginaire par Apple Daily
Le tribunal de New York a décidé de maintenir DSK en détention, lundi. Voici les accusations qui pèsent sur lui (traduction Le Point.fr) :
"Le peuple de l'État de New York contre Dominique Strauss-Kahn (M62).
Le détective Steven Lane, matricule 03295 de la brigade de détectives de l'Unité spéciale de Manhattan, constate ce qui suit. Le 14 mai 2011, vers midi, à l'adresse 45 West 44th Street, dans le comté et l'État de New York, la plaignante a déposé plainte sur les chefs d'accusations de :
1. Acte sexuel criminel au premier degré (deux chefs d'accusation)
2. Tentative de viol au premier degré (un chef d'accusation)
3. Abus sexuel au premier degré (un chef d'accusation)
4. Séquestration au second degré - preuve par ADN admise (un chef d'accusation)
5. Agression sexuelle au troisième degré - preuve par ADN admise (un chef d'accusation)
6. Attouchement sexuel - preuve par l'ADN admise (un chef d'accusation)
L'accusé a tenté d'avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec une autre personne ; l'accusé a tenté par la force d'avoir des rapports vaginaux avec une autre personne ; l'accusé a forcé une autre personne à un contact sexuel ; l'accusé a séquestré une autre personne : l'accusé a obligé une autre personne à un contact sexuel sans le consentement de cette dernière ; l'accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties sexuelles et autres parties intimes d'une autre personne dans le but d'avilir une autre personne et d'abuser d'elle, et dans le but d'assouvir le désir sexuel de l'accusé.
Ces attaques ont été commises dans les circonstances suivantes : le soussigné déclare que le soussigné a été informé par une personne connue des services du procureur que l'accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce ; 2) a attrapé la poitrine de la plaignante sans son consentement ; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher la zone de son vagin de force ; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises ; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique.
Toute fausse déclaration est passible d'un délit de classe A prévu par l'article 210.45 du code pénal."
Le fil des évenements
Les enquêteurs reconstituent minutieusement le fil des événements entre l'arrivée de la victime présumée dans la chambre de l'ancien directeur du Fonds monétaire international et l'interpellation du Français.
Délai entre départ de l'hôtel et l'alerte du Sofitel. Les policiers enquêtant sur la tentative de viol présumée de Dominique Strauss-Kahn s'interrogent sur le délai d'une heure entre son départ de l'hôtel et l'alerte donnée par le Sofitel, a appris Reuters mercredi de source proche du dossier.
Ils estiment que la femme de chambre, qui l'accuse d'agression sexuelle et de tentative de viol, est entrée dans la chambre peu après 12 heures, heure locale. A 12 h 29 ou 12 h 30, selon les caméras de surveillance de l'hôtel et des témoins, Strauss-Kahn a quitté l'hôtel en hâte, sans passer par la réception, et hélé un taxi.
Les policiers pensent que la femme de chambre a presque immédiatement rapporté l'agression présumée à plusieurs collègues. Le premier appel de l'hôtel au 911, le numéro d'urgence de la police, a été reçu à 13 h 32, selon les documents cités par cette source. La sécurité du Sofitel a dit qu'elle souhaitait rapporter une agression sexuelle. Les premières équipes de police sont arrivées sur place treize minutes plus tard.
Pour cette source, il y a deux explications possibles à ce délai d'une heure. La première est que la victime présumée a été tellement choquée et son récit de l'agression était si surprenant que la direction de l'hôtel a mis une heure avant d'être sûre qu'elle devait alerter les autorités. La deuxième option, privilégiée par les enquêteurs, est que la direction française de l'hôtel n'a pas voulu se précipiter pour dénoncer un client français si prestigieux. Le Sofitel de New York n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations.
Agenda jusqu'à l'arrestation dans l'avion. Les policiers tentent aussi de détailler l'agenda de Strauss-Kahn jusqu'à son arrestation à bord d'un avion à destination de Paris, sur le tarmac de l'aéroport John Fitzgerald Kennedy de New York.
Dans la nouvelle demande de libération sous caution déposée par la défense, les avocats de l'ancien ministre de l'économie déclarent que leur client a quitté l'hôtel à 12 h 28 et qu'il s'est rendu à un rendez-vous pour déjeuner "à quelques rues de là", vers 12 h 45. Selon la source proche du dossier, les enquêteurs estiment que Strauss-Kahn a appelé l'hôtel à 15 h 30, vraisemblablement de l'aéroport, pour demander s'il n'avait rien oublié.
La police présente au Sofitel a alors prié le personnel de demander à Strauss-Kahn de préciser où il était pour qu'on lui rapporte son téléphone portable. La police a demandé au Port Authority, qui dirige les infrastructures liées au transport dans la métropole new-yorkaise, de retenir l'avion jusqu'à son arrivée. Les agents du Port Authority sont montés à bord de l'avion d'Air France vers 16 h 30 et ont prié le directeur du FMI de quitter l'appareil en silence. Il a alors été remis à la police, menotté et emmené dans un commissariat de Harlem.
Nouveau témoin. Un employé était présent dans la suite de Dominique Strauss-Kahn samedi 14 mai au moment où la victime présumée d'une agression sexuelle par le directeur du FMI est entrée, rapporte Le Figaro dans son édition de jeudi. Selon le quotidien, qui cite une source proche du Sofitel de New York où se sont déroulés les faits, la femme de chambre "aurait simplement poussé la porte qui était entrouverte".
"Cet homme, affecté au room service, débarrassait le couvert dans la suite. Sa collègue lui aurait demandé si elle pouvait commencer à nettoyer", écrit le journal sur son site. "L'homme lui aurait répondu qu'il avait terminé et que la suite était inoccupée, puis il est sorti. Il ne savait pas que DSK pouvait se trouver dans la salle de bains."
Le quotidien en déduit que la victime présumée n'aurait alors pas eu besoin d'introduire une carte d'accès pour entrer dans la suite et que l'heure précise de son entrée devra être déterminée par d'autres moyens. Le journal ajoute qu'aucune caméra ne serait installée dans le couloir menant à la suite.
Moquette examinée. Selon des sources proches de l'enquête, les enquêteurs examinent un morceau de la moquette de la chambre d'hôtel où résidait DSK. Le morceau a été prélevé là où la femme de chambre affirme avoir craché après que le patron du FMI l'a forcée à lui prodiguer une fellation. Selon les enquêteurs, la moquette pourrait contenir des traces de sperme, et constituer une preuve cruciale dans le dossier.
Affaire DSK vue par la Presse américaine
http://www.marianne2.fr/DSK-en-prison-l-affaire-vue-par-la-presse-americaine_a206300.html
Les délits et crimes sexuels
C’est dans cette catégorie que s’inscrit pour l’instant l’affaire Strauss-Kahn, dans laquelle le dirigeant socialiste, dont les avocats ont annoncé l’intention de plaider non coupable, est présumé innocent.
Plusieurs cas déjà jugés ou en cours de jugement.
L’ex-président israélien Moshe Katsav a ainsi été condamné en mars à neuf ans de prison, dont sept fermes, après avoir été reconnu coupable du viol d’une subordonnée dans les années 1990. Une affaire qui l’avait forcé à quitter son poste.
Condamné à un an de prison en mai 2000 pour «sodomie et autres crimes sexuels» perpétrés à l'encontre de collaborateurs, l'ancien président zimbabwéen Canaan Banana a lui été libéré fin janvier.
La justice malaisienne doit elle se prononcer dans les jours à venir sur le sort de l’ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim, accusé de sodomie sur un conseiller, tandis que le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, accusé de sollicitation d’une prostituée et d’abus de pouvoir (le «Rubygate»), est actuellement jugé à Milan.
L’actuel président sud-africain Jacob Zuma a lui été acquitté du viol d'une jeune femme en 2006, après un procès controversé.
Par le passé, certains responsables politiques français ont également été poursuivis pour affaires de mœurs. En 1961, la justice condamna ainsi André Le Troquer, président de l’Assemblée nationale aux dernières heures de la IVe République, à un an de prison et 3.000 francs d’amende dans l’affaire des «ballets roses», un dossier de détournement de mineures.
En 1996, une plainte fut déposée contre Patrick Balkany par sa maîtresse, qui l’accusait de l’avoir forcée à lui faire une fellation sous la menace d’une arme, avant d’être retirée. En 2004, le conseiller en communication de Jean-Pierre Raffarin, Dominique Ambiel, fut lui condamné à 1.500 euros d’amende, peine alourdie à 2.500 euros en appel, pour sollicitation de prostituée mineure. Interpellé par la police avec une prostituée roumaine dans sa voiture, il a dénoncé une affaire «montée de A à Z», accusant nommément Dominique de Villepin dans son livre Fort Matignon.
Une journaliste se dit harcelée par DSK ?
The Times via The Australian Le quotidien britannique cite le témoignage anonyme de «Martina», une reporter trentenaire d’un journal «du continent» (européen mais non britannique, donc) dont le prénom a été changé: elle affirme qu’après une interview collective en 2008, DSK a obtenu son numéro de téléphone et l’a appelée en disant: «Si vous passez la soirée avec moi, vous pourrez avoir votre propre interview.» En novembre 2010, il serait revenu à la charge avec la même proposition à condition qu’elle passe un weekend avec lui à Paris ou ailleurs: «Il me faisait comprendre de manière presque explicite que je devrais coucher avec lui pour obtenir l’interview.»
Une autre affaire d'agression sexuelle par DSK ?
Anne Mansouret, élue socialiste de Haute-Normandie confirme la tentative d'agression sexuelle dont sa fille aurait été victime. Une plainte pourrait être déposée.
Anne Mansouret, conseillère générale de l’Eure et régionale de Haute-Normandie, candidate aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012 a confirmé ce dimanche dans Paris Normandie que sa fille aurait été victime d’une tentative d’agression sexuelle de la part de Dominique Strauss-kahn en 2002.
Ajouté 20h30 : Mme Mansouret a affirmé sur iTélé ce soir que sa fille étudiait la possibilité de déposer une plainte concernant les faits en question.La jeune romancière Tristane Banon avait révélé cette tentative d'agression en 2007 dans une émission de Thierry Ardisson. La séquence n'avait pas été diffusée mais on la retrouve facilement sur le web, le nom du Président du FMI étant bipé.
Alors qu'elle écrivait son premier livre « Erreurs avouées… au masculin » en 2002, la jeune femme avait rencontré Dominique Strauss-Kahn. Il l’avait ensuite invité à une autre adresse « un appartement vide, avec un magnétoscope, une télé, un lit au fond, des poutres apparentes ». Tristane Banon : « Il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, puis le bras… On a fini par se battre, on s’est battu au sol, j’ai donné des coups de pied, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’enlever mon jean. Quand on se battait, j’ai dit le mot « viol » pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur ».
On racontait qu'au FMI la consigne était de ne jamais le laisser seul avec une femme dans un bureau. Les "histoires de DSK" étaient comme un gimmick, un genre prisé dans les dîners en ville.
On relève à peine cette lettre de l'économiste hongroise, rendue publique par L'Express quelques mois après le blanchiment de son ex-patron : "Il a été largement rapporté [dans la presse] qu'il se serait agi d'une "relation consensuelle"." Or, dit Piroska Nagy, "M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu'à moi. (...) Il m'a convoquée plusieurs fois pour me faire des suggestions inappropriées. Malgré ma longue vie professionnelle, je n'étais pas préparée à des avances du directeur général du FMI."
"C'est un homme qui aime la chose !"
"Qui n'a pas été coincé par DSK ? C'est un homme qui aime la chose !", lance dans l'émission "On va s'gêner" de Laurent Ruquier, sur Europe 1, la comédienne Danièle Evenou, épouse de l'ancien ministre socialiste Georges Fillioud.
Tous à l'abri ...mise en garde par l'humour !
Paris se remet à rire en évoquant les frasques de Casanova, mais cette fois à l'antenne : les émissions de divertissement et les humoristes s'emparent du sujet. En février 2009, Stéphane Guillon fait résonner une sirène d'alarme dans sa chronique d'Inter : "Dans quelques minutes, Dominique Strauss-Kahn va pé-né-trer dans ce studio. (...) Cinq seuils d'alerte sont prévus. Le dernier étant l'évacuation du personnel féminin vers d'autres étages. Hu ! Hu ! Hu !"
From : Slate , Atlantico, le Point , le Monde, NouvelObs ,...