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La direction du Sofitel de New York refuse de confirmer la régularité des séjours de Dominique Strauss-Kahn .

Lumières tamisées, fleurs fraîches, service discret... Le Sofitel de Times Square, au cœur de New York, tient à sa réputation de havre de calme au cœur d'un quartier frénétique... Surtout depuis qu'il est l'objet de l'attention des médias du monde entier. Seuls les clients sont autorisés à circuler dans les étages, et la direction de l'établissement a prié les membres de son personnel de respecter la plus grande discrétion à propos de leur collègue de travail, à qui l'on prête le prénom d'Ophelia. Une femme de 32 ans, d'origine afro-américaine , mère d'une adolescente, employée depuis trois ans de l'hôtel de luxe, « notée 4,5 sur 5 » par ses supérieurs selon le journal Le Monde.

 


Outre l'affaire proprement dite et les très graves accusations qui sont portées à l'encontre du patron du FMI, ce qui chiffonne c'est le peu d'intérêt que journalistes et politiques français montrent à l'égard de la jeune femme qui dit avoir subi des violences sexuelles...

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-dsk-peu-d-empathie-pour-la-93972

 

 

Debré sur DSK: "L'hôtel a étouffé d'autres affaires"

Le député de Paris, qui a posté un billet sur son blog dimanche, très critiqué à gauche, affirme que Dominique Strauss-Kahn a déjà agressé dans le passé d'autres femmes de chambre dans ce même hôtel new-yorkais.

En postant un billet sur son blog dimanche, où il qualifie Dominique Strauss-Kahn de "délinquant sexuel " qui doit se faire "soigner", le député de Paris a déclenché la colère de quelques hommes politiques de gauche, dont Pierre Moscovici, qui lui reprochent une violence démesurée dans les mots.

 

Contacté par L'Express ce lundi matin, Bernard Debré maintient ses propos et accuse désormais Dominique Strauss-Kahn de s'être déjà livré à des agressions sexuelles, dans ce même hôtel de New York. Elles auraient, selon lui, été passées sous silence par la direction, contre l'avis des employés.

"Il faut sortir de l'hypocrisie. Ce n'est pas la première fois que DSK se livrait à ce genre d'agissements au Sofitel. C'est là qu'il descendait toujours. Ça s'est produit plusieurs fois et depuis plusieurs années. Tout le monde le savait dans l'hôtel", déclare Bernard Debré, actuellement en déplacement en Chine. 

 

"Les employés étaient sur le point de se révolter, ajoute-t-il. La direction était au courant mais jusque-là n'osait rien dire. Elle a étouffé toutes les autres affaires. D'autres femmes de chambre avant Ophelia - une femme charmante de 32 ans qui travaillait très bien - avaient été agressées. Il faut arrêter de jouer les vierges effarouchées. Vous croyez que les flics de New York l'auraient interpellé dans l'avion s'ils n'avaient pas d'informations précises?"

"C'est humiliant pour notre pays. C'est une très grande honte. Là, je suis à Shanghai. Les Chinois me regardent et se marrent. Ils se disent que tous les Français sont des obsédés sexuels.  

 

Le démenti de Sofitel
La direction d'Accor s'incrit en faux contre les accusations répétées du député UMP de Paris, Bernard Debré, qui évoquait des précédents.Si, en 2010, le patron du FMI est descendu à cinq reprises au Sofitel de New York, dont une fois en septembre, une en octobre et une en novembre, aucun incident n'a été signalé. 

 

 

Affaire DSK  : le récit des évènements.

La jeune femme serait entrée dans la suite 2806 pour « faire le ménage », indique la direction de l'hôtel...

 

 

 

A quelle heure l'agression présumée a-t-elle eu lieu ?
La bataille s'est engagée entre les policiers new-yorkais et les avocats américains du directeur du FMI. Dans un premier temps, les enquêteurs avaient estimé l'heure de l'agression à 13 heures. Les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn situent son départ du Sofitel à 12 h 28, soit plus d'une demi-heure avant le moment de l'agression présumée. Réponse des policiers pour contrer cet « alibi » : ils avancent d'une heure leur estimation. A midi donc, DSK étant encore dans l'enceinte de l'hôtel...
DSK a-t-il pris la fuite ?
Les premiers récits de l'arrestation faisaient état d'une fuite rapide vers l'aéroport JFK où il a été interpellé. Un départ précipité, à tel point qu'il en aurait oublié différents effets personnels, dont l'un de ses téléphones portables...
Mais les avocats de DSK affirment avoir la preuve d'un déjeuner entre lui et sa fille Camille dans un restaurant new-yorkais.
 
Y a-t-il des preuves de cette agression ?
Le récit de la victime fait état d'une agression violente. Le site Atlantico.fr, qui cite un rapport transmis à Paris par des diplomates français en poste à New York, note que « des griffures ont été constatées sur le torse de l'auteur présumé ». Par ailleurs, toujours selon ce rapport alimenté par des sources policières américaines, « des traces ADN (vraisemblablement de sperme) avaient bien été découvertes » sur le corps de la victime. Reste à les exploiter et à les comparer.
« Copie du rapport de la police de New York (NYPD)
A 15h29, une employée de l’hôtel Sofitel, de sexe féminin, de race noire, âgée de 33 ans, avise la police qu’elle a été victime d’une agression sexuelle. L’agression se serait déroulée dans la chambre 2806 de l’hôtel situé 45 ouest sur la 44e rue. Lorsque la femme est rentrée dans la chambre, l’occupant de la chambre, Dominique Strauss-Kahn, homme blanc de 62 ans, est sorti nu de la salle de bains, a maintenu sur le lit la femme, et a inséré son pénis dans sa bouche. L’homme a ensuite réglé l’hôtel et a pris un avion à JFK, là ou le Port Autority Police Department l’a extrait de l’appareil. Le mis en cause est en garde à vue au Special Victims Units. Le mis en cause est le président (sic) du FMI et allait se présenter comme « Premier ministre » (sic) en France. Le mis en cause n’a pas de statut diplomatique et a déjà été impliqué dans des scandales sexuels antérieurement. »
Le même rapport mentionne que « des griffures ont été constatées sur le torse de l’auteur présumé. Ce dernier a donné son accord pour que des examens complémentaires soient réalisés ». Ils ont été pratiqués tout au long de l’après-midi du dimanche, ce qui a entrainé le report de l’audience prévue dimanche à 18h00.
Le haut responsable de la police new-yorkaise (NYPD) en liaison avec les diplomates français a précisé que ses services avaient utilisé un « rape kit » (kit de prélèvement en cas de viol) qui permet d’effectuer des prélèvements sur la victime (vêtements, corps, ongles, etc) et sur la scène de crime.
Le haut responsable de la police new-yorkaise a précisé aux diplomates français que « des traces ADN (vraisemblablement de sperme) avaient bien été découvertes et qu’elles étaient en cours d’exploitation et de comparaison. Les résultats des prélèvements ne sont pas attendus avant un délai minimum de cinq jours. »
 
1ere audience : pas de libération sous caution , DSK va dormir dans une cellule carcérale de Rikers Islands ...
L'affaire ne fait que commencer et déjà un rebondissement. Hier, au tribunal de Manhattan, la magistrate américaine chargée du dossier de Dominique Strauss-Kahn a refusé sa mise en liberté sous caution. « Si vous le laissez partir, il est possible de ne plus jamais le voir revenir », a déclaré la juge Melissa Jackson pendant l'audience. « Quand j'entends que votre client était à JFK Airport sur le point d'embarquer, cela m'inquiète », a poursuivi la juge.
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn étaient allés jusqu'à proposer de déposer une caution d'1 million de dollars pour la remise en liberté de leur client. Pour prouver les bonnes intentions de celui-ci, la défense proposait également de remettre le passeport de DSK à la juge, et même de lui faire porter un bracelet électronique pour surveiller ses allées et venues.
Risque de fuite déterminant
La décision de garder l'ancien ministre français en prison « est rare, mais ce n'est pas non plus étonnant vu les charges qui sont retenues contre lui », commente Matthew Galluzzo, un avocat américain francophone présent à l'audience. Le risque de le voir fuir le pays et rentrer en France, un pays qui n'extrade pas ses ressortissants vers les Etats-Unis, a été jugé trop grand. « Le procureur a souligné que M. Strauss-Kahn a de l'argent, connaît du monde, et qu'il y a de grands risques que s'il sort du pays, il ne revienne pas », poursuit Me Galluzzo.
La juge a également pris cette décision après avoir entendu l'accusation affirmer que Dominique Strauss-Kahn aurait été impliqué dans une affaire similaire dans « au moins un » autre cas.
À l'issue de l'audience, qui a duré une vingtaine de minutes, Benjamin Brafman, l'avocat de Dominique Strauss-Kahn, a fait cette déclaration devant une nuée de caméras et d'appareils photo : « Nous sommes évidemment déçus. Il est important de comprendre que cette bataille ne fait que commencer. Nous croyons que nous prouverons que M. Strauss-Kahn est innocent. Nous pensons qu'il n'a aucune intention de fuir cette juridiction et que son dossier est très défendable. Notre intention est de laver son nom et sa réputation. » La prochaine étape est celle du « grand jury », un panel de 23 jurés qui va décider si les preuves avancées contre l'accusé sont suffisantes pour l'inculper définitivement ou le relâcher. La procédure, qui se tiendra vendredi, pourrait être rapide et une décision pourrait être prise dans la journée du 20 mai.
Dominique Strauss-Kahn a été placé par l'administration de la prison de Rikers Island (New York) sous surveillance anti-suicide, rapportait mardi la chaîne américaine NBC, citant une source non identifiée. Sur son site internet, la chaîne assure que cette surveillance, ordonnée par précaution par une équipe médicale de la prison, implique que le détenu soit contrôlé toutes les 15 à 30 minutes, qu'il soit vêtu d'une combinaison carcérale et qu'il porte des chaussures sans lacets ...
From : France Soir ,Sud-Ouest ,Agora Vox, l'Express, Atlantico,le Point,...
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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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