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Les Français méritent mieux que les discours creux ou fallacieux , des baratins ou du n'importe quoi !
Faut-il organiser des débats entre les dix candidats pour confronter la solidité de leurs idées , de leur projet ... ? Si on arrive à organiser des rencontres sportives à plusieurs équipes ( championnat des clubs de foot , etc ...) , pourquoi des débats qui engagent l'avenir d'un pays restent légalement impossibles entre candidats  ?! 


Etes-vous favorable à la mise en place des émissions de télévision avec les dix candidats à la présidentielle? Est-ce un exercice nécessaire pour le bon déroulement de la campagne ? Faut-il imposer aux chaînes publiques de les organiser ?

 

Nicolas Dupont-Aignan a réclamé mercredi l'organisation d'une émission télévisée avec tous les présidentiables. François Bayrou l'a rejoint sur le sujet ce jeudi.

 

Le candidat de Debout la République donne pour exemple le dispositif mis en place lors de la primaire socialiste. "L'élection privée d'un parti politique a eu aux heures de grande antenne, sur la chaîne du service public, deux fois, un débat à 20h30. Pour la présidentielle d'un pays en crise (...) il n'y a pas de débat, on zappe!" Nicolas Dupont-Aignan a saisi le CSA et le Conseil constitutionnel car il juge que "la sincérité du scrutin est en danger". 

Alors que les candidats sont connus, que tous -ou presque- ont dévoilé leur programme, et que les meetings s'enchaînent, quel est l'ingrédient manquant? Nicolas Dupont-Aignan est catégorique: il faut organiser un débat entre les dix prétendants. Dans son viseur: François Hollande et Nicolas Sarkozy. "Les deux principaux candidats sont peureux" a-t-il grincé ce jeudi sur iTélé. 

 

 

Confronter les présidentiables entre eux? "Ce serait indispensable", a acquiescé François Bayrou sur Canal + ce jeudi. Le centriste "trouve qu'il est complètement anormal qu'il n'y ait aucune confrontation des idées dans cette élections." Et propose "que les grandes chaînes publiques en particulier devraient prendre la responsabilité d'organiser ce débat."  "Oui, je trouve que ça serait indispensable", a indiqué François Bayrou sur Canal +. "Je trouve qu'il est complètement anormal qu'il n'y ait aucune confrontation des idées dans cette élection. Je trouve que les grandes chaînes publiques en particulier devraient prendre la responsablité d'organiser ce débat", a-t-il ajouté.

 

Alors que France 2 projette d'organiser une spéciale "Mots croisés" le 16 avril avec les candidats ou leurs représentants, Nicolas Sarkozy s'est montré défavorable à un tel débat à dix avant le premier tour tandis que l'entourage de François Hollande relève que cela serait "compliqué à organiser".Une manière de noyer le poisson !

Sans Débats entre les candidats , Sarkozy et Hollande , l'un ou/et l'autre seront peut-être éliminés dès le 1er Tour ....malgré les sondages qui sont en leur faveur !

 

Hollande reproche à son adversaire UMP de vouloir "faire l'impasse sur le premier tour", mardi sur i-TELE. Comme on lui demande s'il entend accepter la proposition de Nicolas Sarkozy d'organiser deux débats entre les premier et second tours de la présidentielle, François Hollande répond : "moi, ma position, c'est d'abord qu'il y ait un premier tour. Je ne préjuge de rien. Pour le reste, il y a une coutume qui a été prise pour ce débat de second tour, je n'ai rien d'autre à dire". Traditionnellement il y a un seul débat télévisé entre les deux finalistes de la présidentielle.

 

"Il parle de quoi Nicolas Sarkozy ? Il est au second tour ? Il le sait ? On va dire on (se) fait maintenant l'impasse sur le premier tour et on va déjà au second tour ? Mais de quelle conception de la démocratie est-il porteur ?", a interrogé le candidat socialiste. Et de lancer: "il y a un débat de premier tour ?" "Il y a suffisamment de candidats pour qu'il y ait des échanges. Il n'y a pas eu de débat de premier tour. J'ai cru même comprendre que Nicolas Sarkozy ne voulait participer à rien de contradictoire", a-t-il ajouté

 

 

 

 

La France est en plein déni de réalité, selon The Economist

Nicolas Sarkozy et François Hollande conversent dans un parc, assis à l'ombre des arbres et accompagnés d'une jeune femme nue. La une du magazine The Economist de cette semaine, qui détourne Le Déjeuner sur l'herbe de Manet, est accompagnée de ce titre: «La France dans le déni» (de réalité). Si le lecteur n'avait pas compris, un sous-titre enfonce le clou: «La campagne la plus frivole des pays occidentaux».

«Le pays fait face à un choc économique imminent, et les candidats l'ignorent superbement», écrit le magazine. Dette publique et compétitivité: ce sont les deux défis considérables, selon l'hebdomadaire, auxquels la France doit faire face.

 

 «Aucun des candidats n'a de programme sérieux pour réduire les hallucinants niveaux de taxation», commence le journal dans son édito. Ils ne proposent rien pour que le pays réduise ses dettes et regagne en compétitivité, détaille-t-il ensuite dans un dossier de trois pages. Or «une France léthargique et immobile pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de la zone euro», prévient-il. Le pays aux 350 fromages s'isole dans son déni, alors que le reste de l'Europe mène des réformes tambour battant, le journal citant l'exemple de l'Italie et de l'Espagne.

 

 

 

 Le seul point rassurant pour The Economist n'est pas à l'honneur des deux principaux candidats: ces derniers tiennent un «double discours», ils ne croient pas à ce qu'ils proposent, estime-t-il. «Aux électeurs de faire le tri dans les programmes des candidats, entre les propositions crédibles et celles relevant de la pure fantaisie», observe, dépité, l'hebdomadaire.

 

From : l'Express , le Telegramme ,le Figaro, ...

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Tag(s) : #Politique Intérieure - Extérieure
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