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Le site Mediapart annonce que les dirigeants de la FFF souhaitent établir des quotas discriminatoires dans les différentes équipes de France.

«Pour les plus hautes instances du footbal français, l'affaire est entendue: il y a trop de noirs, trop d'arabes et pas assez de blancs sur les terrains», écrit Mediapart, expliquant que «plusieurs dirigeants de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF), dont le sélectionneur des Bleus en personne, Laurent Blanc, ont approuvé dans le plus grand secret, fin 2010, le principe de quotas discriminatoires officieux dans les centres de formation et les écoles de foot du pays.»

Mediapart avance le chiffre de 30%, que le DTN lui-même, François Blaquart, aurait fixé.
 
L'intéressé a démenti auprès  de Mediapart : «Si vous me prouvez que ça a été écrit, que vous l'avez, que vous l'avez récupéré ou que quelqu'un peut témoigner en ce sens là, moi je veux bien l'entendre. Mais en aucun cas de manière institutionnelle, de manière officielle, de manière écrite, de manière rapportée, ça n'a été évoqué.»

 

 

Mediapart lâche une énorme bombe dans une enquête intitulée : « Foot français : les dirigeants veulent moins de noirs et d’arabes ». La FFF aurait imposé des quotas discriminatoires dans les centres de formation. Laurent Blanc aurait approuvé cette démarche !

 

 

La polémique lancée par Mediapart sur les quotas raciaux qu'auraient mis en place la Fédération française de football n'est pas prête de s'éteindre.

Hier, l'ensemble des dirigeants du foot français ont démenti en bloc les accusations portées par Mediapart.

Mais ce matin, le site d'investigations a publié le verbatim d'une réunion qui s'est tenue le 8 novembre 2010 à laquelle ont participé une vingtaine de cadres, dont Erick Mombaerts, sélectionneur de l'équipe France Espoir, Laurent Blanc, sélectionneur de l'Equipe de France, François Blaquart, directeur technique national et Francis Smerecki, sélectionneur des moins de 20 ans.

 

 

 

 

Mediapart publie le "verbatim"

L'objectif de ces quotas serait de limiter le nombre de joueurs français de type africain et nord-africain. Encore plus embarrassant, parmi les signataires de ces accords figurerait l'actuel sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc !

La FFF envisagerait une limite de 30 % de joueurs noirs et arabes dans les équipes françaises. RTL a réussi à joindre un journaliste de Mediapart, Fabrice Arf, qui donne plus d'indications sur cette enquête : « C’est un chiffre (30 %) qui a été avancé lors d’une réunion qui s’est tenue à la DTN le 8 novembre 2010 à laquelle participait d’ailleurs Laurent Blanc et qui s’est déclaré tout à fait favorable, je cite, à un tel système. Avec comme objectif avoué en interne dans le secret de la DTN mais inavouable en public qui est de trier dès l’âge de 12 ans ces joueurs français pour limiter le nombre de joueurs de type africain et nord africain. Nous avons des sources, plusieurs, très nombreuses au sein de la Fédération qui sont littéralement scandalisées par les procédés qui sont mis en œuvre, et comme nous l’indiquons… Médiapart possède les preuves  de tout ce qu’il avance. Des preuves irréfutables et dans les jours qui viennent nous allons continuer de révéler ce qui est la vraie nature des débats dans les plus hautes instances du football français… »

 

 

La discussion commence sur les joueurs français d'origine étrangère qui repartent jouer pour leur pays d'origine lorsqu'ils ne sont pas sélectionnés en Equipe de France. Un problème pour Laurent Blanc : "Il faut essayer de l'éradiquer. Et ça n'a aucune connotation raciste ou quoi que ce soit. Quand les gens portent les maillots de l'équipe nationale des 16 ans, 17 ans, 18 ans, 19 ans, 20 ans, Espoirs, et qu'après ils vont aller jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines, ça me dérange énormément Ca, il faut quand même le limiter. je dis pas qu'on va l'éradiquer mais le limiter dans ces pôles-là".

 

Laurent Blanc ajoute également : "Moi c'est pas les gens de couleur qui me posent un problème. C'est pas les gens de couleur, c'est pas les gens nord-africains. Moi j'ai aucun problème avec eux. Mais le problème, c'est que ces gens-là doivent se déterminer et essayer qu'on les aide à se déterminer. S'il n'y a que des – et je parle crûment – que des blacks dans les pôles (de jeunes) et que ces blacks-là se sentent français et veulent jouer en équipe de France, cela me va très bien".

 

François Blaquart propose de mettre en place "une espèce de quota (...) en non-dit". Sur le chiffre, Erick Mombaerts propose 30% tandis que François Blaquart insiste : "même pas". Un peu plus tard, le sélectionneur de l'équipe France Espoir parle spécifiquement de ce qui se ferait à Lyon et à Marseille  : "J'étais à Marseille là. Et Henri Stambouli (le patron du centre de formation de l'OM ) le met en place sur Marseille. Pareil, ils vont limiter le nombre. Voilà. Les clubs, ça y est, ils sont en train de réfléchir. Et ils vont le mettre en place aussi. Ils le supportent plus."

 

Francis Smerecki est l'un des seuls à contester cette idée et à dénoncer une politique discriminatoire : "Si le mec a envie d'être international, c'est quand même normal qu'il aille vers un pays où il va pouvoir jouer. Je pense que c'est humain quand même".

 

A la fin, la discussion ne porte plus sur la bi-nationalité mais bien sur la couleur de peau et sur les gamins des cités. Laurent Blanc : "On a l'impression qu'on forme vraiment le même prototype de joueurs : grands, costauds, puissants (...) Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks. Et c'est comme ça. C'est un fait actuel".

Et un peu après : "Oui, mais en ce moment tu n'as pas le choix puisque tu as toujours le même stéréotype de joueurs, tu exagères. Je vois les centres de formation, je les vois de Bordeaux, des cités, et tu as toujours le même stéréotype de joueurs, je suis désolé ! "

La conclusion d'Erick Mombaerts : "Bon, on a compris aussi qu'on a besoin d'ouverture, de proposer quelque chose et qu'on peut s'attaquer à quelques croyances bien établies, notamment le jeu, hein, le jeu, au détriment peut-être de l'individu. Mais le jeu, forcément, ça va être d'intégrer d'autres types de joueurs. Parce que le jeu, c'est l'intelligence, donc c'est d'autres types de joueurs.

 

 

 

Des dirigeants inconscients et irresponsables ... exclure des jeunes français  ( dès  12-13 ans) uniquement parce qu'ils ont des parents d'origine étrangère et dire " rien de nocif "...

 

En clair, contrairement à ce que niaient en bloc les représentants de la fédération vendredi (y compris Blanc), Blaquart évoque un possible quota sur les gamins dont un grand-parent n’est pas français, quota qui s’appliquerait dès le début de la formation, c’est-à-dire vers 12-13 ans : ce qui est discriminatoire.

 

En milieu d’après-midi, Français Blaquart est suspendu de ses fonctions de DTN avec «effet immédiat», une décision prise par Chantal Jouanno, ministre des Sports, et Fernand Duchaussoy, président de la FFF. Blaquart se dit «anéanti» : «Toute la DTN a été piégée sur ce projet-là […] Qu’une réflexion comme ça soit enregistrée, c’est scandaleux.» Confirmant l’exactitude du verbatim de Mediapart, il estime son exploitation hors de proportion : «Il y a eu des maladresses, mais c’était dans une discussion interne et passionnée. Rien de nocif[…].

 

Dans un bref communiqué, Blanc confirme aussi les mots publiés par Mediapart. Et s’excuse : «Ce débat avait pour objectif d’envisager le futur du football français et donc d’aborder le lourd et délicat problème des joueurs à double nationalité.Que certains termes employés au cours d’une réunion de travail sur un sujet sensible et à bâtons rompus puissent prêter à équivoque, sortis de leur contexte, je l’admets et si, pour ce qui me concerne, j’ai heurté certaines sensibilités, je m’en excuse.» Il parle ensuite de malveillance, fustigeant ceux qui, «avec ces procédés douteux, mélangent tout et font un mal considérable, et pas seulement au football français». En fin de soirée, André Merelle, ancien directeur de l’INF en procès avec la FFF, charge Blaquart sur Europe 1 : «Il a ce qu’il mérite. Il ne parlait pas de quota explicitement. A chaque fois qu’on faisait un concours et qu’on parlait de nos joueurs, il disait toujours : "Tous vos Blacks." Comme si on faisait exprès de ne prendre que des Blacks et des Beurs au détriment des petits Blancs.»

 

 

 

FFF: Le dossier s'alourdit ... avec des fichiers , des listings comme du temps de la Shoah avec des étoiles jaunes( nom , religion )
Et une charge supplémentaire sur le dos du football français, secoué comme rarement depuis les informations diffusées il y a une semaine par Mediapart. Le site d'information a dévoilé jeudi soir un listing interne de la FFF, compilant de manière statistique le nombre de joueurs susceptibles d'être bi-nationaux appartenant aux sélections de jeunes. Déclarations de François Blaquart à l'appui.

 


Hasard ou pas, une semaine exactement après le début de l'affaire qu'il a révélé, Mediapart a rajouté ce jeudi soir une couche supplémentaire au désormais important dossier mettant en cause certaines sensibilités qui existeraient au sein du football français. Si l'on en croit la nouvelle bombe lâchée par le media électronique, et jusqu'ici on ne peut pas dire qu'il se soit trompé, la question des bi-nationaux n'était pas qu'un sujet abordé ici ou là dans les couloirs de la Direction technique nationale ou dans quelques réunions informelles.

 

Mediapart diffuse un graphique à entête de la Fédération française de football listant le nombre de "joueurs sélectionnés FFF susceptibles à tout moment d'opter pour une autre nation sportive", comme le qualifie le titre du document. Six équipes sont concernées par ces chiffres, U16 à U21, avec la couleur jaune pour représenter le pourcentage des jeunes footballeurs en question. Ils représentent par exemple 49% chez les moins de 19 ans, 39% chez les moins de 16 ou 46% chez les moins de 21.

 

Blaquart: "On soulève simplement une problématique..."

Ce listing aurait été établi à la fin de l'hiver 2011 et François Blaquart, interrogé par Mediapart le 27 avril, soit la veille des premières révélations, d'expliquer ce mécanisme. "On a réellement mis les joueurs qui peuvent être attirés, sentimentalement, affectivement, par la nation dont un membre de leur famille est issu", débute celui qui a été suspendu samedi dernier, à titre provisoire, de ses fonctions de Directeur technique national.

Mediapart s'interroge alors sur la manière d'établir ce constat. "On ne fait pas d'investigation dans ce genre. De toutes les façons, ça n'est pas très dur de savoir avec la médiatisation des joueurs... ", explique Blaquart, Notre étude n'est pas catégorique à 100%, C'est peut-être valable à 90%. Nous, on soulève simplement une problématique... Mais enfin, ce n'est pas dur à savoir ! C'est lié au nom, par exemple", s'agace, semble-t-il, l'ex-DTN.

 

Le site d'information évoque ensuite le rapport à la religion qui pourrait entrer en jeu : "Les jeunes peuvent pratiquer, vous savez, il n'y a pas de barrière", ajoute Blaquart. Des propos qui tendent à confirmer en effet que la mise en place d'un système de quotas était bel et bien en marche, du moins une étude dans ce sens était déjà avancée.

 

From : le Monde , 10 Sports , la Provence, Mediapart , Libération,Sportsfr...

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Tag(s) : #Société
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