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Le livre qui inquiète les notables du 92
Un livre écrit par deux experts de la lutte anticorruption vise de nombreux élus des Hauts-de-Seine.

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Le-livre-qui-inquiete-les-notables-du-92-601831


Deux experts de la lutte anticorruption, Noël Pons, ancien fonctionnaire à la direction générale des impôts, et Jean-Paul Philippe, ancien de la police judiciaire, publient cette semaine 92 Connection (Nouveau Monde éditions).

Conflits d’intérêts, clientélisme, fraudes sur les marchés publics, caisses noires, paradis fiscaux, emplois fictifs, le livre, chronique de vingt ans d’affaires, tacle, entre autres, "le balkanyland", mais la plupart des élus des Hauts-de-Seine en prennent pour leur grade.

 

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Affaire-Bourgi-L-association-Survie-denonce-la-persistance-de-ces-pratiques-sous-Nicolas-Sarkozy-interview-387901

"Balkany est aussi un habitué de ces missions occultes"
Dans le Journal du Dimanche puis dans de nombreux médias lundi, Robert Bourgi, avocat de son état mais surtout incarnation de la Françafrique, a raconté comment il aurait convoyé pendant des années les millions d'euros des chefs d'Etat africains vers l'Elysée. Des révélations qui ont provoqué de nombreuses réactions. Interrogé par leJDD.fr, Thomas Borrel, secrétaire national de Survie*,  s'étonne toutefois que celles-ci ne concernent pas Nicolas Sarkozy.

 

Quelle a été votre réaction au récit fait par Robert Bourgi?
Pour nous, ce n'est pas une découverte. C'est un secret de polichinelle. Les spécialistes de la question étaient au courant depuis longtemps de l'existence de ce genre de relations et de transferts d'argent. Par contre, on s'étonne un peu des aveux à caractère dirigé [contre Dominique de Villepin et Jacques Chirac, ndlr] de Robert Bourgi. On a en effet du mal à croire à la fable selon laquelle tout ceci se serait miraculeusement arrêté en 2007, avec l'élection de Nicolas Sarkozy. Surtout quand on sait que ce dernier, après son élection, a rendu immédiatement hommage à Omar Bongo [l'ancien président du Gabon, ndlr], en allant lui rendre visite dans son hôtel particulier à Paris. Nicolas Sarkozy a ensuite remis la légion d'honneur à Robert Bourgi qui était, rappelons-le, parmi ses plus proches au moment de la célébration de sa victoire à l'élection présidentielle.

Que pensez-vous du personnage Robert Bourgi?
Ce n'est qu'un personnage parmi d'autres. Il y a en effet plusieurs émissaires occultes qui gravitent dans le système d'Etat français dont on ne comprend pas bien quelles fonctions ils ont, à part celle de favoriser des intérêts personnels. Là, on parle de Bourgi, mais Patrick Balkany [député des Hauts-de-Seine, ndlr] est aussi un habitué de ce genre de missions occultes pour Nicolas Sarkozy.

 

Que préconisez-vous?
Il est plus que jamais nécessaire de mener un véritable audit sur la politique africaine de la France.

«Des soupçons très lourds perdurent sur Nicolas Sarkozy»
Lors de la campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy avait promis de rompre avec la Françafrique. Quel bilan faites-vous aujourd'hui?
On s'est vite rendu compte que ça ne serait qu'une des promesses de plus que Nicolas Sarkozy ne tiendrait pas. Aujourd'hui, c'est particulièrement flagrant. On s'est très vite rendu compte de l'existence d'une politique de soutien actif à un certain nombre de dictateurs, de validation d'élections truquées, comme au Gabon, au Burkina Faso, au Tchad, en Centrafrique, pour ne citer que les derniers exemples, et sans doute au Cameroun le mois prochain. Le discours d'un pays qui défend les droits de l'Homme et la démocratie en Libye par une intervention militaire est un habillage pour essayer de cacher une politique de soutien aveugle depuis plus de cinquante ans aux pires dictatures du continent.

Comment qualifierez-vous la politique africaine de la France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy?
On peut vraiment parler d'une Françafrique décomplexée. A l'image d'Alain Joyandet, qui, du temps où il était secrétaire d'Etat à la Coopération, avait déclaré que les Africains devaient comprendre que la France veut bien aider l'Afrique à condition que cela rapporte. Tout est fait pour favoriser les intérêts économiques des entreprises françaises. Et sur l'aspect géopolitique, la France cherche à se maintenir à tout prix, malgré la concurrence internationale croissante.

Pensez-vous que les transferts d'argent ont continué depuis l'élection de Nicolas Sarkozy?
Nous n'avons pas d'éléments suffisamment fiables pour l'affirmer. Pour y voir plus clair, il faudrait qu'une véritable enquête soit menée. La création d'une commission d'enquête parlementaire avec des pouvoirs étendus permettrait en effet de déterminer si des transferts ont bel et bien eu lieu, alors que des soupçons très lourds perdurent.

Quelles sont les conséquences de ce genre de politique sur les populations des pays concernés?
D'abord, tout cet argent qui vient financer la corruption chez nous et gangrène notre démocratie, vient des ressources naturelles pillées sur place, telles que le pétrole, les minerais et les ressources agricoles. Ensuite, ce soutien aveugle à des dictatures brutales, violentes, qui piétinent les droits humains, maintient ces peuples dans un état de pauvreté et de violence infâme.

*association qui milite pour plus de transparence dans les relations entre la France et l'Afrique.

 

 

 

Bernard Tapie : ses grosses affaires dans les paradis fiscaux
Comptes à l’étranger, villas, yacht, jet : l’homme d’affaires, dont la fortune s'élève à près de 400 millions d'euros, jongle avec des sociétés… qui ne paient pas d'impôts.

 
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"Quand on est citoyen d’un pays, il faut savoir vivre les côtés agréables, mais aussi accepter ceux qui le sont moins." Bernard Tapie s’était permis, à l’automne dernier, de gratifier d’une leçon de morale Bernard Arnault, le patron de LVMH, qui souhaitait obtenir la nationalité belge. "Je n’arrive pas à le croire. Il ne devrait pas faire cela", avait-il lancé, en prenant un air horrifié [Bernard Arnault a annoncé mercredi qu'il renonçait à demander la nationalité belge, NDLR]. Tapie distribuant des brevets de vertu !

Stupéfiant, car l’homme d’affaires a créé un écheveau de sociétés à l’étranger : il éparpille sa fortune entre Bruxelles, Londres et Luxembourg. Sans oublier Malte, l’île de Man et des chèques tirés sur son compte à la Société générale à Monaco. Un véritable safari des paradis fiscaux.

 

Ses entreprises n'ont pas payé d'impôts
Il est menacé par la justice qui cherche à faire la lumière sur l’arbitrage controversé de l’affaire Adidas, en juillet 2008 ? Tapie entoure son magot d’un voile de plus en plus opaque. En attendant, l’ex-patron de l’OM multiplie les dépenses somptuaires (yacht, villas, jet privé…) à travers des entités étrangères, tout en donnant des leçons de morale à peu de frais.

Nous avons consulté les comptes de ses sociétés enregistrées à Paris, Londres et Bruxelles. Verdict : malgré la manne qu’il a reçue, ses entreprises n’ont pas payé d’impôts en 2009, 2010 et 2011 (dernière année où les comptes sont publics) ! Une pièce de plus dans un des plus gros scandales financiers de la Ve République.

A combien s’élève cette fortune que l’ancien ministre de la Ville stocke dans ses sociétés offshore, à l’abri des regards ? Difficile de s'y retrouver dans les évaluations différentes qu'il délivre au fil des entretiens avec la presse. Leur point commun ? Minorer son patrimoine et faire croire à l'opinion publique qu'une fois ses dettes payées il lui reste moins d'argent que ne le disent les médias. Dernier chiffrage en date : il assure dans "l'Express", début mars, qu'il ne "reste que 77 millions d'euros environ dans sa société Groupe Bernard Tapie (GBT)". Les 403 millions auraient donc fondu à ce point ?

Opération discrète
Pour obtenir une estimation plus fidèle de son patrimoine, nous avons repris une évaluation incontestable... la sienne. Elle n'est pas issue d'une de ses déclarations tonitruantes mais d'une opération discrète effectuée par sa femme Dominique. Celle-ci détenait une action de GBT, le groupe de Tapie, dont il possède toutes les autres. Le 20 avril 2011, elle l'a vendue 5.000 euros. Comme le capital de cette société est constitué de 61.000 actions, cela signifie que l'ancien patron de l'OM en estime la valeur à 61.000 × 5.000 euros = 305 millions d'euros.

L'acheteur est une obscure société anglaise, Themepark Properties, dont le siège se situe dans la banlieue de Londres. Un faux nez dont le directeur est... Bernard Tapie lui-même, selon les statuts de cette société, que nous avons consultés. Encore ce montant de 305 millions d'euros ne tient-il pas compte de son hôtel particulier, rue des Saints-Pères, à Saint-Germain-des-Prés, estimé à 30 millions d'euros au moins. Ni des 45 millions d'euros d'indemnité pour préjudice moral qu'il a touchés avec sa femme, dans le cadre de l'arbitrage.

Et pas davantage d'une superbe maison à Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, détenue elle aussi par Themepark Properties. Si l'on se fie à sa propre évaluation, l'homme d'affaires serait donc à la tête d'une fortune de près de 400 millions d'euros. On est très loin des déclarations de Christine Lagarde, qui avait affirmé, en 2008, qu'à l'issue de l'arbitrage et après règlement de ses dettes il "ne resterait que 30 millions à Tapie".

 

Mauvais payeur
Cette villa de Combs-la-Ville, avec piscine, court de tennis et terrain de quatre hectares, a été autrefois la résidence d'Helena Rubinstein. Elle s'est retrouvée au coeur d'une des procédures judiciaires les plus baroques de Bernard Tapie. La maison est achetée en 1999 par Themepark. La famille de l'ex-ministre la loue et vient y passer ses week-ends. Le loyer est fixé à 5.030 euros par mois. Tapie, alors en procédure de liquidation, assure que cette villa ne lui appartient pas mais est détenue par "une filiale d'un fonds de pension des chemins de fer britanniques".

Mauvais payeur, il n'acquitte pas les loyers. En mars 2004, la société anglaise intente un procès et menace de l'expulser. L'homme d'affaires est finalement condamné en appel, en juin 2005, à payer 252.248,40 euros, selon le jugement que nous nous sommes procuré. Une très grosse somme et pourtant, surprise : Themepark n'en demandera jamais le règlement. Ces prétendus "chemins de fer" anglais sont bien complaisants à son égard : ils paient les taxes foncières, les frais d'entretien, sans percevoir de loyers. Et quand enfin ils gagnent au tribunal, ils n'encaissent pas ce qui leur revient.

Un incroyable tour de passe-passe ? Tapie n'est-il alors qu'un locataire récalcitrant ? En tout cas, depuis janvier 2010, c'est bien lui le patron de Themepark. Cette société est domiciliée à Purley, dans la banlieue sud de Londres, dans un immeuble, Palmerston House, qui abrite plusieurs entreprises de la famille et, notamment, celles de son fils dans le poker. Avec son père, Laurent Tapie souhaite organiser en mai prochain, dans le stade de Wembley, un tournoi de poker réunissant plusieurs milliers de joueurs.

 

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Yacht immatriculé sur l'île de Man
Autre adresse de convenance : une boîte postale à Douglas, capitale de l'île de Man, où son yacht est immatriculé. C'est dans ce paradis fiscal, un îlot situé entre l'Irlande et la Grande-Bretagne, que se trouve la société Boadicea LTD, l'ancien nom de son bateau, rebaptisé "Reborn" ("Renaissance") lors de son rachat en 2010."Les nouveaux riches veulent tous un yacht, mais ils doivent attendre deux ou trois ans avant d'être livrés, nous avait-il expliqué, il y a quelques mois. Pour patienter, ils louent un bateau et sont prêts à payer très cher."

 

Le yacht de Bernard Tapie, le "Reborn", immatriculé dans l'île de Man (Sylvestre/MAXPPP).

La société Charterworld, chargée de le commercialiser, propose ce yacht de 76 mètres, avec un équipage de 25 personnes, au prix de 495 000 euros par semaine en basse saison et 550 000 euros en juillet et août, hors dépenses diverses (fioul, nourriture... ). "C'est une activité qui marche très bien et qui est très rémunératrice", a assuré Tapie au journal "la Provence". Il n'a pas précisé que les locations ne risquaient pas d'être taxées, puisqu'il n'y a pas d'impôt sur les sociétés à Man.

Patrimoine à Bruxelles, jet à Malte
Les îles Britanniques n'abritent qu'une petite partie de sa fortune. C'est à Bruxelles que Tapie a transféré l'essentiel de son patrimoine, en créant une holding belge appelée également Groupe Bernard Tapie, comme l'avait révélé "Charlie Hebdo". Pourquoi la Belgique ? Parce qu'il n'y a pas de droits de succession, un atout pour Tapie, âgé de 70 ans, qui n'a pas commencé à transmettre son patrimoine à ses enfants. Certes, le taux de l'impôt sur les bénéfices s'élève à 34%, mais le fisc belge ne touche rien : malgré son patrimoine important, la holding affiche une petite perte de 0,5 million d'euros en 2011.

Pas d'impôt non plus pour sa filiale bruxelloise Aircraft Management Service, en déficit de 1,3 million. C'est cette société qui est propriétaire de son jet, un Bombardier Global Express pouvant accueillir 19 personnes. Cet appareil, évalué à 17 millions d'euros dans ses comptes, est immatriculé à Malte.

 

Villas de luxe à Saint-Tropez et Neuilly
Autre destination : le Luxembourg. Tapie y possède une société : South Real Estate Investment. Celle-ci a acquis l'an dernier une des plus belles propriétés de Saint-Tropez : une villa de 500 mètres carrés entourée d'un immense terrain boisé sur une colline, avec piscine et vue sur la mer. Le prix, non confirmé, de 47 millions d'euros a circulé. Le nom de Tapie n'apparaît pas dans les documents officiels de South Real Estate, créée en septembre 2011. Celle-ci est logée chez des consultants au 1, rue de Nassau, à Luxembourg. Mais on en retrouve la trace dans les comptes de sa holding belge GBT. Elle y est identifiée par ses initiales SREI. Un faux nez de plus.

Dernière opération immobilière : à Neuilly-sur-Seine, dans le quartier le plus cher, près du bois de Boulogne, les Tapie viennent d'acheter l'ancien hôtel particulier de Lindsay Owen-Jones, ex-patron de L'Oréal. Une maison de 23 pièces avec piscine, plusieurs ascenseurs intérieurs et 2.000 mètres carrés de terrain. Cette fois, c'est la femme de Tapie qui l'a payée avec sa part des 45 millions d'indemnité pour préjudice moral que le tribunal arbitral avait attribués au couple.

"J'enverrai un droit de réponse. D'ailleurs, je t'emm…"
L'argent obtenu lors de l'arbitrage lui a ainsi permis de collectionner les villas de luxe, de s'acheter un yacht et un jet, tous les signes extérieurs de richesse des milliardaires. Oubliées, ses promesses passées : pour se donner une image de bienfaiteur qui ferait profiter les Français de sa fortune, l'homme d'affaires s'était engagé à en utiliser une partie pour relancer des écoles de formation, des projets pilotes dans les quartiers. Mais de pilote, il connaît surtout celui de son jet ; quant aux quartiers, ils évoquent plutôt le quartier-maître de son yacht. Comme le dit si bien Bernard Tapie : "Quand on est citoyen d'un pays, il faut savoir vivre les moments agréables..."

P. -S. Nous avons évidemment pris contact avec Bernard Tapie afin de confronter nos informations. "A quoi cela sert que je réponde aux questions ? De toute façon, tu es de mauvaise foi. Je préfère te laisser écrire ton article, et puis j'enverrai un droit de réponse. D'ailleurs, je t'emm..." Clic.

 

 

Affaire Tapie-Lagarde: tout a commencé il y a 20 ans... Détournement de fonds publics ?
Suspectée d'avoir favorisé Bernard Tapie dans le règlement de son litige avec le Crédit Lyonnais, la patronne du FMI sera entendue fin mai par la justice. Retour sur les grandes étapes de l'affaire.
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Christine Lagarde, suspectée de "complicité de faux" et "complicité de détournement de biens publics" dans l'affaire Tapie, sera entendue fin mai par la Cour de justice de la République.
Tout commence en février 1993 lorsque Bernard Tapie cède Adidas pour 315,5 millions d'euros à des investisseurs dont le Crédit Lyonnais, alors détenu par l'État. L'année suivante, Adidas est revendu 701 millions à Robert Louis-Dreyfus, alors que Bernard Tapie vient d'être personnellement placé en liquidation judiciaire. En 1995, Tapie réclame au Crédit Lyonnais 229 millions d'euros en plus-values de cession. La même année, Robert Louis-Dreyfus introduit Adidas à la Bourse de Francfort pour 1,6 milliard d'euros. La pilule est amère pour Bernard Tapie.

 

En 1998, il va jusqu'à réclamer 990 millions d'euros, invoquant un "montage frauduleux". Une médiation amorcée entre l'État et Bernard Tapie tourne court en 2004. Un an plus tard, la Cour d'appel condamne le Consortium de réalisation (CDR), chargé de la gestion du passif du Crédit Lyonnais après sa faillite en 1993, à verser 135 millions d'euros à Bernard Tapie. Mais ce jugement est annulé en octobre 2006. Et en décembre 2007, le bouclage de ce litige judiciaire est confié à un tribunal arbitral, Christine Lagarde, alors ministre de l'Économie, arguant qu'il faut mettre fin à une procédure longue et coûteuse.

 

Juillet 2008: un arbitrage en faveur de Bernard Tapie
L'arbitrage privé donne gain de cause à Bernard Tapie contre l'État en condamnant le CDR à lui payer 285 millions d'euros de réparations, dont 45 millions pour préjudice moral. Malgré la polémique suscitée par cette décision, Bercy renonce à tout recours et assure que l'ancien patron d'Adidas ne touchera au final que 20 à 50 millions d'euros. Mais en 2010, le Canard enchaîné révèle que Bernard Tapie va empocher 210 millions d'euros.

Mai 2011: Christine Lagarde mise en cause dans l'affaire Tapie
À la demande de neuf députés socialistes, la Cour de cassation saisit la Cour de justice de la République d'une enquête sur Christine Lagarde pour abus d'autorité, un délit passible de cinq ans de prison. On reproche à la ministre d'avoir confier en 2007 le bouclage du contentieux entre Bernard Tapie et le CDR à un tribunal arbitral plus favorable à l'ancien homme d'affaires, au lieu d'attendre que la justice suive son cours.

 

Août 2011: la Cour de justice ouvre une enquête sur Christine Lagarde
Après des mois de reports, la Cour de justice décide finalement d'ouvrir une instruction visant Christine Lagarde, passée entre-temps des manettes de Bercy à celles du FMI. Le motif de l'enquête s'est précisé. Alors qu'il était question d'"abus d'autorité", Christine Lagarde est suspectée désormais de "complicité de faux" et "complicité de détournement de biens publics", des délits passibles de dix ans de prison. Elle devra s'expliquer non seulement sur la préférence donnée à la procédure d'arbitrage privé, mais aussi sur le montant considérable du préjudice moral accordé à Bernard Tapie.

Janvier 2013: l'enquête passe à la vitesse supérieure
Apparemment au point mort depuis des mois, l'enquête de la justice accélère avec une série de perquisitions chez Bernard Tapie et Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy. Les locaux des avocats de Bernard Tapie et du CDR sont eux aussi perquisitionnés ainsi que les domiciles des trois juges arbitraux qui ont soldé le contentieux sur la vente d'Adidas.

Mais les jugent s'interrogent aussi sur l'implication de Nicolas Sarkozy. Ils se sont fait remettre les agendas de l'ancien président de la République par le juge en charge à Bordeaux de l'enquête sur l'affaire Bettencourt. Nicolas Sarkozy et certains membres de son cabinet auraient rencontré l'ancien patron d'Adidas à une période sensible de l'affaire.

Mars-avril 2013: l'étau se resserre un peu plus autour de Christine Lagarde
Après la perquisition du domicile parisien de l'ancienne ministre de l'Économie, le 20 mars 2013, son avocat fait savoir que "Mme Lagarde n'a rien à cacher", et que sa cliente n'a pas été entendue dans le cadre de l'enquête. Voilà qui ne saurait tarder. Ce 18 avril, comme attendu depuis des mois, la Cour de justice de la République annonce que Christine Lagarde sera auditionnée fin mai. Affaire à suivre...

voir: http://lexpansion.lexpress.fr/economie/affaire-tapie-lagarde-tout-a-commence-il-y-a-20-ans_381177.html?google_editors_picks=true#V1yJVX1MfrsTTcmw.99

 

 

From : le JDD,Nouvel Observateur ,l'Expansion,...... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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