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Une vingtaine de morts dans les émeutes anti-chinoises

Une vingtaine de personnes ont été tuées lors des émeutes anti-chinoises qui ont éclaté dans le centre du Vietnam où se répand le sentiment d'hostilité à l'égard de Pékin.
 
Les émeutes anti-chinoises ont débuté mardi dans des zones industrielles du sud du Vietnam durant des manifestations contre un projet chinois de forage pétrolier dans un secteur contesté de mer de Chine méridionale.

Selon un médecin qui exerce dans la province de Ha Tinh, cinq Vietnamiens et 16 personnes présentées comme des ressortissants chinois figurent parmi les victimes.

 

Des entreprises attaquées
Les violences se sont dirigées pour l'essentiel contre des entreprises détenues par des Taïwanais, pris à tort pour desressortissants de Chine continentale par les émeutiers.

La presse taïwanaise affirme que les assaillants ont attaqué mercredi une usine d'acier de l'entreprise Formosa PlasticsGroup, le plus gros investisseur taïwanais au Vietnam. Formosa Plastics Group a confirmé dans un communiqué que son usine avait été incendiée.

Cette attaque, précise l'entreprise, a fait un mort et 90 blessés parmi ses salariés chinois, tandis que les Vietnamiens et les Taïwanais ont été épargnés.

 

600 interpellations
Mardi, des milliers de Vietnamiens ont mis le feu à des usines exploitées par des entreprises étrangères dans les provinces de Binh Duong et de Dong Nai. Dans la seule province de Binh Duong, la police a fait savoir, selon la presse locale, que 460 entreprises avaient fait état de dégâts dans leurs locaux.

« Plus de 40 policiers en service ont été blessés par des briques et des pierres jetées par les extrémistes », a rapporté le journal officiel Tanh Nien. D'après ce même journal, qui a cité le patron de la police de la province, Vo Tranh Duc, environ 600 personnes ont été arrêtées pour avoir participé à des pillages et pour incitation à la violence.

 

Des centaines de Chinois fuient au Cambodge
Pour échapper aux émeutes, plusieurs centaines de Chinois ont fui au Cambodge. « Hier, plus de 600 Chinois du Vietnam ont traversé au point de passage international de Bavet vers le Cambodge », a déclaré un porte-parole de la police nationale. Il a estimé qu'ils pourraient rentrer au Vietnam une fois le calme revenu.

De leur côté, les États-Unis ont tenté de jouer l'apaisement, appelant les deux camps à la retenue. Le département d'État a par ailleurs fait savoir qu'il suivait la situation de très près.  

 

 

Plus d’une dizaine de “Chinois” tués au Vietnam

Reuters assure jeudi matin qu’au moins 16 travailleurs présentés comme chinois auraient été tués par des manifestants vietnamiens dans l’attaque d’un complexe sidérurgique dans la province d’Ha Tinh.
Depuis le début de cette campagne de saccage, enclenchée mardi, plus de 400 usines étrangères auraient été attaquées au Vietnam mais toutes n’étaient pas chinoises. Depuis le début de cette campagne de saccage, enclenchée mardi, plus de 400 usines étrangères auraient été attaquées au Vietnam mais toutes n’étaient pas chinoises. - Les autorités d’Hanoï semblent avoir perdu le contrôle sur le mouvement de colère anti-chinois qui anime une partie de sa population depuis la semaine dernière. Après avoir toléré, pendant plusieurs jours, les manifestations de rue contre l’implantation par Pékin d’une plate-forme de forage pétrolier dans une zone maritime revendiquée par le Vietnam mais occupée par la Chine (voir la vidéo de l'AFP ci-dessous tournée dimanche), elles vont devoir maintenant répondre de l’apparent massacre de près de plus d’une dizaine de ressortissants chinois dans une province du centre du pays. Reuters, qui cite des médecins, assure jeudi matin qu’au moins 16 travailleurs présentés comme chinois auraient été tués par des manifestants vietnamiens dans l’attaque d’un complexe sidérurgique dans la province d’Ha Tinh. L’aciérie, qui est en cours de construction, serait la propriété du groupe taiwanais Formosa Plastics Group, qui aurait pu être confondu avec des intérêts chinois.

 

D’autres agences occidentales affirment que la police vietnamienne n’a, pour l’instant, reconnu qu’un seul décès de Chinois dans les affrontements autour du site industriel. Les forces de l’ordre évoquent par ailleurs le recensement d’une centaine de blessés. Des médias vietnamiens assurent, eux, que des centaines de Chinois tenteraient maintenant de fuir le pays par les aéroports ou par la route qui mène au Cambodge, dans le sud du pays.

 

 

Plus de 400 usines étrangères attaquées
Depuis le début de cette campagne de saccage, enclenchée mardi, plus de 400 usines étrangères auraient été attaquées dans le pays mais toutes n’étaient pas chinoises. Confondant parfois les inscriptions à l’entrée des sites, les manifestants ont saccagé des dizaines d’intérêts taïwanais et sud-coréens. Hier, le géant mondial de la chaussure, le groupe taïwanais Yue Yuen, qui produit notamment pour Nike et Adidas, a annoncé la suspension de ses opérations au Vietnam.

Cette brusque flambée de violence antichinoise au Vietnam, sans précédent depuis des décennies, traduit la dégradation des relations diplomatiques avec la Chine. Pékin, qui pratique désormais systématiquement la stratégie du fait accompli, et n’hésite plus à mobiliser un impressionnant dispositif militaire pour parvenir à ses fins, apparaît de plus en plus comme une puissance décomplexée et dangereuse dans toute la région. Les relations entre Pékin et les Philippines sont également très mauvaises, alors que Manille accuse la Chine de construire une piste d’atterrissage sur un îlot que se disputent les deux pays

 

 

 

Dans un communiqué adressé le 13 mai à l’ambassade du Vietnam en France, l’Association d’amitié France-Vietnam (AAFV) a demandé de faire prévaloir le droit international pour le règlement des sérieux incidents survenus en Mer Orientale entre la Chine et le Vietnam.

L’AAFV a exprimé sa « vive préoccupation » devant les accrochages à proximité de l’îlot de Tri Ton dans l’archipel de Hoang Sa (Paracels), suite à l’arrivée d’une plate-forme chinoise de forage pétrolier accompagnée de plus de 80 bâtiments dans cette zone.

Le communiqué indique qu’au cours de ces incidents, des bateaux vietnamiens ont été éperonnés, des personnes blessées soit par le choc soit par les canons à eau de la flotille chinoise. Il précise que cette zone correspond au bloc 143 de prospection se trouvant très officiellement en pleine zone économique exclusive (ZEE) et sur le plateau continental de la République socialiste du Vietnam.

L’AAFV estime que le différend qui existe entre la République populaire de Chine et la République socialiste du Vietnam à propos de la délimitation de l’espace maritime et de la souveraineté sur les archipels de Hoang Sa (Paracels) et Truong Sa (Spratly) ne peut être réglé par une épreuve de force ni par le fait accompli. C’est le droit international qui doit prévaloir en la matière, à savoir l’occupation historique avérée sur les formations émergées et, s’agissant de l’espace maritime, les principes, règles et recommandations énoncés par la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 à laquelle les deux pays sont parties.

« Sur ces deux points, la République populaire de Chine contrevient au droit international et remet en cause les relations de coopération établies et les accords conclus entre elle et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), en particulier la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale de 2002 (DOC) », souligne ce communiqué.

De même, il appelle les autorités chinoises à faire preuve de retenue en mettant fin à des actes stériles et en respectant leur engagement de parvenir, dans les meilleurs délais, à la rédaction d’un Code contraignant de bonne conduite.

Mme Hélène Luc, sénatrice honoraire et présidente honoraire de l’AAFV, a adressé à l’ambassade du Vietnam en France une lettre exprimant sa solidarité avec le Vietnam.

En outre, l’Association « Amis, France-Vietnam », une organisation non-gouvernementale opérant dans le domaine humanitaire qui apporte une aide aux personnes en difficultés dans les zones lointaines et reculées, a envoyé le 9 mai un télégramme au ministère vietnamien des Affaires étrangères, à l’Union des organisations d’amitié du Vietnam et à l’ambassade du Vietnam en France, dans lequel elle proteste vigoureusement contre les atteintes à la souveraineté du Vietnam par la Chine.

Le télégramme indique que « le monde a vu tant de scènes de grande souffrance dans le passé lorsque les nations, guidées par leurs propres intérêts, n’ont pas respecté les principes fondamentaux du droit international. Personne ne veut que ces scènes là se répètent.

Agissons pour un monde de paix, de stabilité et de justice sur la base du respect du droit international ».

A cette occasion, l’Association « Amis, France-Vietnam » a demandé à la Chine de se retirer sans tarder des eaux vietnamiennes et d'indemniser le Vietnam pour les pertes causées par ses agissements illégaux.

 

 

Violences antichinoises au Vietnam : la Chine évacue 3 000 ressortissants

 La Chine a évacué du Vietnam plus de 3 000 de ses ressortissants et déployé cinq navires pour en rapatrier d'autres, selon les médias officiels chinois, alors que de nouvelles manifestations sont prévues dimanche 18 mai dans les grandes villes vietnamiennes. Ces derniers jours, les mouvements antichinois au Vietnam ont conduit à la mort d'au moins deux personnes.
Seize ressortissants chinois « grièvement blessés » ont été rapatriés à bord d'un avion médicalisé dimanche matin, précise l'agence Chine nouvelle, sans préciser l'entreprise pour laquelle ils travaillaient. Pékin doit également envoyer un avion et un navire pour évacuer les employés de « China 19th Metallurgical Corporation », un sous-traitant d'une des entreprises les plus endommagées par les émeutes de ces derniers jours.

La Chine a conseillé samedi à ses ressortissants de ne pas se rendre au Vietnam, théâtre depuis plusieurs jours d'émeutes anti-chinoises les plus violentes depuis des décennies. Le déploiement par la Chine début mai en mer de Chine méridionale d'une plateforme pétrolière, dans les eaux disputées des îles Paracels, a mis le feu aux poudres d'une crise qui couve depuis des années.

LES AUTORITÉS SUR LE QUI-VIVE

Ces derniers jours, les manifestations anti-chinoises se sont étendues à 22 des 63 provinces du Vietnam, pays de 90 millions d'habitants et tenu par un régime autoritaire qui ne tolère habituellement pas les mouvements de protestation. Les foules en colère ont mis le feu à des usines détenues par des Chinois, mais aussi par des Taïwanais, Sud-Coréens et Singapouriens.

Certains experts estiment que derrière la ferveur patriotique animant les manifestants, se cache aussi un mécontentement latent envers les entreprises étrangères, qui font travailler leurs ressortissants plutôt que des Vietnamiens. Dans leur appel à manifester dimanche, les organisations vietnamiennes non gouvernementales ont incité les participants à agir dans le calme.

Les « incidents violents des derniers jours ont terni l'image de nos manifestations patriotiques et du peuple vietnamien », déclare la coordination. Les autorités ont reçu ordre « de faire le nécessaire pour empêcher avec la plus grande fermeté des manifestations illégales susceptibles de troubler l'ordre et la sécurité publics », a averti samedi le premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung, alors que Pékin accuse Hanoï de « connivence » avec les émeutiers


 

Tension Japon-Chine: Première manifestation anti-chinoise à Tokyo 
Des centaines de Japonais se sont pour la première fois rassemblés samedi à Tokyo pour manifester contre Pékin, après une semaine entière de manifestations anti-japonaises en Chine autour d'un conflit territorial en mer de Chine orientale.

 

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Des centaines de Japonais se sont pour la première fois rassemblés samedi à Tokyo pour manifester contre Pékin, après une semaine entière de manifestations anti-japonaises en Chine autour d'un conflit territorial en mer de Chine orientale. Une foule d'environ 800 personnes hérissée de drapeaux japonais a défilé pacifiquement dans le quartier chic de Roppongi, non loin de l'ambassade de Chine, pour dénoncer un «Etat brutal et fasciste».

«Nous ne cèderons jamais face aux menaces militaires chinoises», criaient les manifestants, tout en dénonçant les manifestations, parfois violentes, contre le Japon qui se sont déroulées pendant une semaine dans plusieurs villes chinoises, dont la capitale Pékin. «On est énervés mais, nous, on ne va pas casser des boutiques ou des entreprises comme ils l'ont fait en Chine», dit à l'AFP Shuhei Takagi, un jeune de 21 ans en tenue camouflage.

Inquiétude de Washington et de l'ONU
Les manifestations hostiles au Japon ont notamment contraint les trois principaux constructeurs automobiles nippons, Toyota, Nissan et Honda, très implantés en Chine, à suspendre quelques jours totalement ou partiellement leurs activités. Depuis plusieurs semaines, Pékin et Tokyo se livrent à des démonstrations de force autour d'un petit archipel contrôlé par Tokyo mais revendiqué par la Chine.

Les tensions sino-japonaises, qui inquiètent tant Washington que l'ONU, ont également des répercussions dans de nombreux domaines comme le sport, la culture et le commerce, avec des manifestations annulées et des contrôles tatillons des douanes chinoises, selon des témoignages d'exportateurs japonais.

La compagnie aérienne Japan Airlines (JAL) a même annoncé vendredi qu'elle prévoyait une réduction de la fréquence de ses vols entre le Japon et la Chine à la mi-octobre. Le différend est intervenu à une semaine du 40e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon.

 

 

 Philippines: manifestation contre la Chine
Des centaines de Philippins ont manifesté ce matin devant l'ambassade de Chine à Manille pour dénoncer "la persécution" chinoise dans le contentieux opposant les deux pays au sujet d'un récif en mer de Chine méridionale. Aux cris de "Chine, arrête de persécuter les Philippines" ou "Faites la paix, pas la guerre", les manifestants agitant des drapeaux aux couleurs de l'archipel ont exhorté la Chine à retirer ses bateaux du récif de Scarborough, un chapelet de petites îles qui recèleraient d'importantes réserves de gaz.


"Notre manifestation vise les actions et les positions autoritaires du gouvernement à Pékin qui se comporte comme un chef arrogant, y compris dans la maison de ses voisins", a déclaré l'organisateur de l'événement, Loida Nicholas Lewis. Scarborough se situe à 230 km (140 milles) à l'ouest de Luçon, la principale île des Philippines. Manille estime que ces hauts fonds se trouvent dans sa zone maritime exclusive de 200 milles. Pékin, de son côté, revendique l'intégralité de la mer de Chine méridionale.
 
Début avril, le "Gregorio Del Pilar", navire amiral de la marine philippine, avait intercepté huit bateaux de pêche chinois ancrés dans ses eaux, près du récif, et s'apprêtait à appréhender les pêcheurs lorsque deux navires de surveillance maritime chinois s'étaient interposés.
 
Depuis un mois, des navires non militaires des deux pays patrouillent à proximité du site disputé et le ton ne cesse de monter, la presse chinoise affirmant même que Pékin ira jusqu'à la confrontation armée pour défendre ses vues. Le ministère chinois des Affaires étrangères a tenté d'apaiser les esprits jeudi en privilégiant "les consultations diplomatiques et la négociation".

 
 

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Hostilité anti-chinoise en Indonésie

Voir : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1967_num_17_4_393036

 

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From : les Echos ,20 miutes , Courrier International , Figaro ,le Monde,.......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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