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C’est un non franc et massif. Selon un sondage réalisé par l’institut BVA pour i > télé - CQFD - « le Parisien » et « Aujourd’hui en France », les Français sont très majoritairement hostiles à une participation de notre pays à une intervention militaire (64 %) contre le régime de Bachar al-Assad.

 

Dans le détail, ils redoutent que cette intervention fasse basculer la Syrie vers un régime islamiste (37 %), qu’elle embrase la région (35 %) et qu’au final elle ne change rien à la situation des habitants au quotidien (22 %)

Syrie : les experts de l'ONU ont quitté Damas Autres préoccupations : le manque de preuves claires de l’implication du pouvoir dans l’utilisation des gaz chimiques (17 %) ou encore le risque d’attentats, de représailles du régime et de ses alliés contre les intérêts français (18 %).

 

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«Réflexe patriotique» dès que l'opération est déclenchée

Bref, il faudra que François Hollande fasse preuve de pédagogie s’il veut renverser la tendance alors que plusieurs pays occidentaux ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne participeraient pas à d’éventuelles frappes. « Attention, les Français ne sont pas des va-t-en-guerre, mais ils se rangent majoritairement derrière le chef de l’Etat — par réflexe patriotique — dès que l’opération est déclenchée », tempère Céline Bracq, de BVA.

 

Dans les jours qui viennent, le chef de l’Etat mettra l’accent sur le risque de prolifération et les préoccupations sur la sécurité nationale en cas d’utilisation — non punie — des armes chimiques. Raisons pour lesquelles il engage la France au côté des Etats-Unis. On verra s’il parvient à retourner l’opinion alors que le Parlement est convoqué mercredi pour une session extraordinaire consacrée à la situation en Syrie

 

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Sondage exclusif BVA pour i > télé - CQFD - «le Parisien» et «Aujourd’hui en France» réalisé auprès de 1 010 personnes recrutées par téléphone et interrogées par Internet les 29 et 30 août 2013. Méthode des quotas.

 

Près de deux Français sur trois (64 %) sont opposés à l'intervention militaire en Syrie d'une coalition internationale incluant la France, selon un sondage BVA pour i-Télé-CQFD et Le Parisien-Aujourd'hui en France publié samedi 31 août. D'après la même enquête, réalisée jeudi et vendredi, 58 % des Français ne font pas confiance au président, François Hollande, pour mener cette possible action militaire de la France, contre 40 % d'un avis contraire. Seuls 2 % ne se prononcent pas.
A la question de savoir s'ils approuvent ou non "une intervention militaire d'une coalition militaire en Syrie composée notamment de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis contre les forces de Bachar al-Assad" (l'enquête a commencé avant le "non" du Parlement britannique jeudi soir), 64 % des sondés répondent par la négative - 30 %"plutôt pas favorable" et 34 % "pas du tout favorable". Seuls 34 % approuvent (8 % "tout à fait favorable" et 26 % "plutôt favorable"), tandis que 2 % ne se prononcent pas.

 

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Des chiffres que l'institut BVA rapproche de ceux enregistrés lors d'un sondage similaire réalisé une quinzaine de jours avant l'intervention militaire des occidentaux en Libye, en mars 2011. A l'époque 36 % des Français seulement s'étaient dits favorables à une telle intervention, 63 % la désapprouvant (1 % NSP), selon le même institut.

Selon le sondage BVA, l'opposition à cette intervention est particulièrement forte chez les sympathisants de droite (74 % sont contre). Parmi les sympathisants de gauche, les sentiments sont très partagés (50 % pour, 49 % contre).

Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1 010 personnes (recruté par téléphone et interrogé par internet) représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 

 

Vendredi, François Hollande a réaffirmé sa détermination à agir militairement en Syrie au côté des Américains en dépit du "no" britannique, assurant partager avec Barack Obama "la même certitude" sur la "responsabilité indubitable du régime" syrien dans l'attaque chimique du 21 août. Le président français n'a pas exclu une intervention avant mercredi.

 

 

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Moscou annonce le déploiement "dans les prochains jours" d'un navire anti-sous-marins et d'un croiseur équipé de missiles.
 
Le ton monte en mer Méditerranée. Après l'annonce de l'envoi par la France d'une frégate au large de la Syrie, la Russie déclare qu'elle va envoyer "dans les prochains jours" en Méditerranée orientale un navire anti-sous-marins et un croiseur équipé de missiles. "La situation qui se complique dans l'est de la Méditerranée exige de notre part une certaine adaptation des forces navales. Un bateau de lutte anti-sous-marine et un bateau lance-missiles vont s'ajouter dans les prochains jours à la flotte" russe déjà présente dans cette région, a précisé une source au sein de l'état-major des forces armées.


"Les projets de frappes militaires en Syrie déclarés par certains pays sont un défi aux dispositions-clés de la Charte de l'ONU et à d'autres normes du droit international", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov mercredi soir à La Haye, selon un communiqué publié jeudi de la diplomatie russe. "À ce stade, il faut utiliser tous les instruments possibles politico-diplomatiques, avant tout laisser les experts de l'ONU mener à bien leur enquête sur l'attaque chimique présumée et rendre leurs comptes à l'ONU", selon la même source. Moscou, qui soutient le régime de Damas depuis le début du conflit il y a deux ans et demi, devrait vraisemblablement bloquer toute décision au Conseil de Sécurité qui viserait à lancer une action punitive contre le président Bachar el-Assad.

 

Le chef de la diplomatie britannique William Hague a estimé lundi qu'il était "possible" de répondre à l'usage d'armes chimiques en Syrie "sans unité complète au Conseil de sécurité de l'ONU" où la Russie n'a soutenu aucune des résolutions occidentales sur la Syrie. L'attaque chimique présumée du 21 août près de la capitale syrienne, qui aurait provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes, a aggravé les divisions russo-occidentales sur le conflit syrien. Les États-Unis et plusieurs de leurs alliés occidentaux rejettent la responsabilité sur le régime du président Assad, alors que Moscou accuse les rebelles d'avoir utilisé des armes chimiques pour discréditer le gouvernement. Les experts de l'ONU enquêtent sur place depuis lundi sur l'usage d'armes chimiques

 

 

  

 

From : le Monde , le Parisien,le Point,....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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