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Ses alliés asiatiques inquites face à la Chine ,Obama veut les rassurer . 

 

Le président américain amorce une tournée dans quatre pays d'Asie, dont le Japon et la Corée du Sud.
Il veut les convaincre qu'il accorde sa priorité au Pacifique.
Dès qu'il va arriver, aujourd'hui, au Japon, pour sa cinquième tournée diplomatique en Asie en tant que président des Etats-Unis, chacun des propos de Barack Obama sera pesé au trébuchet par ses alliés inquiets. Les pays, qui ont maille à partir avec l'agressivité, notamment territoriale, de la Chine, ont suivi avec inquiétude les récents développements de la politique étrangère américaine. L'an dernier, le Congrès a empêché Barack Obama de mener des frappes en Syrie, bien que le régime de Bachar al-Assad ait clairement franchi les lignes rouges fixées par Washington. La Maison-Blanche a laissé Vladimir Poutine arriver à ses fins en Crimée, en dépit du mémorandum de Budapest de 1994 qui garantissait l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Et le Pentagone a annoncé un plan d'économies massif.

Cette nouvelle réticence à intervenir dans des conflits très épineux interpelle plusieurs capitales asiatiques qui s'étaient habituées à vivre dans la croyance de l'éternité de la protection américaine. Notamment depuis que Hillary Clinton avait théorisé le « pivot asiatique », censé réorienter l'attention et les moyens de l'Amérique vers la zone Pacifique. «  Ces pays asiatiques ont l'impression que le virage stratégique américain se traduit plutôt par un retrait des Etats-Unis du premier plan de la scène mondiale. Cela crée beaucoup d'anxiété », analyse Yoichi Funabashi, le président du think tank "Rebuild Japan Initiative Foundation". «  Les Etats-Unis doivent montrer qu'ils restent la puissance dominante en Asie », explique-t-il.

 

Nouveaux engagements
Cette réaffirmation est d'autant plus urgente que la Chine a gagné, depuis 2008 et la crise financière, une nouvelle confiance en elle. Elle a tombé le masque d'une diplomatie de « l'émergence pacifique » pour dévoiler des positionnements beaucoup plus brutaux, notamment dans tous les différends territoriaux qui l'opposent, en mer ou sur des frontières terrestres, à près d'une dizaine de nations de la région. Et dans le même temps, Xi Jinping, le président chinois, dit vouloir placer sa relation avec les Etats-Unis dans « un nouveau modèle de relations entre grandes puissances » qui exclut d'office les nations de «  second rang » de la région.

 

Un discours qui passe très mal en Asie du Sud-Est mais surtout au Japon, le principal allié de Washington dans la zone. Barack Obama devrait donc tenter de rassurer ses alliés au cours de sa tournée, qui le conduira, après Tokyo, en Corée, en Malaisie et aux Philippines. Il devrait insister sur de nouveaux engagements militaires dans la région : des déploiements de forces à Guam et en Australie, de nouveaux navires vers le Japon, peut-être une nouvelle présence militaire aux Philippines. La Corée, le Japon et l'Australie ont tous prévu d'acheter les nouveaux F-35, ce qui va permettre d'améliorer la coopération avec les forces américaines.

Alors que les alliés asiatiques de Washington reprochent au secrétaire d'Etat, John Kerry, et à la conseillère pour la sécurité nationale, Susan Rice, d'être plus absorbés par le Moyen-Orient et l'Europe que leurs prédécesseurs Hillary Clinton et Thomas Donilon, Barack Obama devrait rappeler les récentes visites de Chuck Hagel, secrétaire à la Défense, au Japon, en Chine et en Mongolie. Avant le départ du président, Susan Rice a assuré qu' «  il ne doit y avoir aucun doute que là où nous avons des alliances et sommes liés par des traités, dans le Pacifique ou ailleurs, nous y serons fidèles de manière volontaire et explicite. »

 

  asie

 

 

Des Vietnamiens en colère contre Pékin saccagent des usines chinoises

Le mouvement de colère vietnamien, né la semaine dernière du déploiement d’une plate-forme de forage chinoise dans une zone maritime revendiquée par Hanoï, s’envenime, sous le regard apparemment tolérant des autorités communistes. Des milliers d’employés d’usines appartenant à des entreprises chinoises auraient cessé le travail dans au moins quatre parcs industriels du sud du Vietnam.

La protestation des Vietnamiens contre la Chine s’accroît Le mouvement de colère vietnamien, né la semaine dernière du déploiement d’une plate-forme de forage chinoise dans une zone maritime revendiquée par Hanoï, s’est considérablement envenimé ces dernières heures, sous le regard apparemment tolérant des autorités communistes. Depuis hier, des milliers d’employés d’usines appartenant à des entreprises chinoises auraient cessé le travail dans au moins quatre parcs industriels du sud du Vietnam, notamment dans la province de Binh Duong, et auraient organisé, sur une dizaine de sites, des saccages avant parfois d’incendier des bâtiments.

Selon les témoignages rapportés par différents médias, les forces de l’ordre vietnamiennes, présentes sur place, n’auraient pas freiné ces débordements et seraient restées passives comme elles l’avaient fait, tout au long du week-end, lorsque des milliers de manifestants s’étaient massés devant les représentations diplomatiques chinoises d’Hanoï et d’Ho Chi Minh-Ville. Les autorités communistes vietnamiennes, qui sont habituellement promptes à réprimer tout mouvement de contestation et à censurer les médias osant les évoquer, semblent, cette fois, exaspérées par les récentes initiatives de Pékin qui ne cesse de bousculer ses voisins en grignotant des espaces territoriaux en Mer de Chine méridionale.

Hanoï proteste presque quotidiennement contre l’arrivée dans des eaux proches de l’archipel des Paracels, dont elle revendique la souveraineté, d’une plate-forme du groupe pétrolier public chinois CNOOC. La marine vietnamienne aurait tenté de résister à cette installation, mais des bâtiments de guerre chinois n’auraient pas hésité à éperonner plusieurs de ses navires pour protéger l’installation des nouveaux équipements de forage.

 

Réveil de vieux conflits entre Chine et Vietnam
Cette initiative chinoise a réveillé de vieux conflits entre les deux nations qui se sont déjà brièvement affrontées militairement en 1979 et se sont toujours méfiées l’une de l’autre, malgré leurs discours polis sur la nécessité d’un rapprochement stratégique. Des dizaines de manifestations anti-chinoises ont ainsi été organisées depuis les années 2000 dans les grandes villes vietnamiennes où la population guette avec agacement la poussée de Pékin en Mer de Chine.

S’il a conscience du courroux de sa population, le pouvoir vietnamien pourrait toutefois être tenté de réagir dans les prochains jours pour mater la contestation anti-chinoise qui risquerait de se transformer en un mouvement contre son propre régime dictatorial. Hanoï s’inquiète aussi de l’impact du mouvement sur les autres investisseurs étrangers présents dans le pays. Ce matin, Taipei a protesté contre le saccage de plusieurs usines appartenant à des groupes taïwanais, que les manifestants auraient perçu par erreur comme chinois, du fait de l’utilisation de caractères chinois sur leurs portails. Deux expatriés taïwanais auraient été blessés dans les heurts et d’autres auraient été contraints de s’enfuir.

Tout aussi remontées contre les ambitions territoriales chinoises, les Philippines ont, également, haussé le ton, ce matin, contre Pékin. Manille accuse la Chine d’avoir lancé des grands travaux de remblaiement sur un récif, que les Philippines revendiquent. Le chantier visant probablement, selon Manille, à construire une piste d’atterrissage pour l’armée chinoise

 

 

 

Tensions sino-vietnamiennes : Washington entre dans le jeu

Joe Biden a fait part de «la vive préoccupation des Etats-Unis» concernant les manoeuvres de la Chine dans les eaux contestées avec le Vietnam, à l’origine de la flambé de violences anti-chinoises dans le pays.
Les Etats-Unis se disent préoccupés par les actions unilatérales de la Chine dans des eaux contestées avec le Vietnam, à l’origine de manifestations anti-chinoises dans ce pays .

 

Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, a fait part de «la vive préoccupation des Etats-Unis quant aux actions unilatérales de la Chine dans des eaux contestées avec le Vietnam», selon un communiqué de la Maison Blanche diffusé hier soir. Tout en réaffirmant la position de neutralité des Etats-Unis au sujet des différends territoriaux qui secouent la raison, le texte précise «qu’aucun pays ne devrait adopter des mesures provocatrices visant à asseoir ses prétentions sur les régions disputées, d’une façon qui menace la paix et la stabilité dans la région».

A cette prise de position officielle viennent s’ajouter, ce matin, les propos d’un diplomate américain qui, sous couvert d’anonymat, a déclaré à l’agence Reuters que l’attitude de Pékin «soulève des questions fondamentales pour nous, concernant les intentions stratégiques à long terme de la Chine». Il ajoute que cette situation risque de peser également «sur notre capacité à nouer des partenariats en Asie et même au plan bilatéral».

Ces propos font suite à la flambée de violences anti-chinoises qui secouent actuellement le Vietnam, dont le bilan humain fait débat . Officiellement, une personne serait décédée, et des dizaines auraient été blessées. Mais des témoignages officieux font état d’une vingtaine de décès. Les manifestations anti-chinoises témoignent de la profonde exaspération ressentie au Vietnam après le déploiement, dans une zone que se disputent les deux pays, d’une plate-forme de forage pétrolier en eaux profondes.

 

Le Premier ministre vietnamien, tout en condamnant les débordements des émeutiers, a jugé que leur patriotisme était «une bonne chose». Une position ambiguë qu’a vertement tancée Pékin. Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que l’actuelle flambée de violences était «directement liée à l’indulgence du gouvernement vietnamien et à sa connivence avec une partie des forces anti-chinoises». De son côté, le général chinois Fang Fenghui, en déplacement aux Etats-Unis, a affirmé qu’il n’était pas question pour son pays de «perdre un pouce» de territoire dans ce contentieux.

Il a également accusé la stratégie des Etats-Unis dans la région, dite du pivot, que Pékin interprète comme une volonté de Washington de contrecarrer la puissance croissante de la Chine. La Chine revendique la quasi-totalité des eaux de la mer de Chine du Sud, ce que contestent depuis longtemps les Philippines, la Malaisie pu encore le Vietnam. Depuis quelques années, elle opte pour une stratégie du fait accompli ouvertement agressive, et affirme, à chaque poussée de tension, que ses revendications territoriales ne sont pas négociables

 

 

From : Yann Rousseau, Karl de Meyer , les Echos ,....

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203495988870-des-vietnamiens-en-colere-contre-pekin-saccagent-des-usines-chinoises-670788.php?xtor=AL-4003-%5BChoix_de_la_redaction%5D-%5Bdes_vietnamiens_en_colere_contre_pekin_saccagent_des_usines_chinoises%5D&google_editors_picks=true

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Stratégie - Défense - Relations Internationales
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