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Alors que le monde se réjouit de l'élection du premier Noir à la Maison Blanche, en France, une étude dénonce les discriminations disséminées dans les manuels scolaires.


 La Halde, haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, critique notamment l'association systématique des gens de couleurs à des situations dévalorisantes. Des stéréotypes qui construisent l'imaginaire des enfants et qui sont susceptibles d'alimenter les discriminations.


Quelques 29 manuels scolaires ont été pris au hasard pour cette enquête sans précédent. Et le résultant est accablant, les stéréotypes foisonnent.
Outre les discriminations envers les minorités, d'autres clichés ont été observés. Ainsi les femmes sont très souvent dévalorisées ou les seniors associés à des représentations liées à la maladie et à la dégénérescence du corps.
Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, comme l'origine, le sexe, le handicap etc., dans un domaine, comme l'emploi, le logement, l'éducation, etc.
From: ???




Vidéos

*Discriminations: une lutte à géométrie variable
http://toutes-les-france.rfo.fr/index-fr.php?page=player_video&id_article=216

*Outre-mer : la France  invisible
http://toutes-les-france.rfo.fr/index-fr.php?page=player_video&id_article=184

*Les français d'origine asiatique
http://toutes-les-france.rfo.fr/index-fr.php?page=player_video&id_article=179





Discrimination: la Halde épingle Accor et le Crédit agricole
Libération: mardi 10 juin 2008

A l'issue de tests pratiqués dans 20 entreprises, la Halde a relevé des pratiques discriminatoires sur l'origine et l'âge dans trois entreprises: Accor Jobs, Crédit agricole et Mercuri Urval.

    
Des pratiques discriminatoires portant sur l'origine et l'âge ont été relevées dans trois entreprises, Accor Jobs, Crédit agricole et Mercuri Urval, à l'issue de tests pratiqués dans 20 entreprises, a annoncé mardi à Paris le président de la Halde Louis Schweitzer.  
  
 
Au vu de tests statistiques menés par la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations) auprès de 20 entreprises tirées au sort (15 entreprises du CAC 40 et 5 intermédiaires de l'emploi) entre juillet et décembre 2007, Louis Schweitzer a noté qu'«un écart (apparaissait) au détriment des candidats d'origine africaine pour le site Accor Jobs (site de recrutement du groupe Accor) et au détriment des candidats plus âgés pour le Crédit Agricole et Mercuri Urval».

 
Pour les autres entreprises, ajoute le président de la Halde, «soit les résultats ne montrent pas d'écart au détriment des candidats discriminables, soit les résultats montrent un écart au détriment des candidats discriminables» mais «statistiquement non significatif».

 
Par ailleurs, sur l'ensemble de 5.620 CV envoyés pour répondre à 1.469 offres d'emplois, il apparaît que globalement, sur l'ensemble des entreprises, les candidats susceptibles d'être discriminés en raison de leur origine ont 22,77% de chance en moins que les candidats de référence d'être convoqués à un entretien. Les candidats susceptibles d'être discriminés en raison de leur âge ont 42,17% de chance en moins d'être convoqués en entretien, a par ailleurs souligné Louis Schweitzer.

Les 20 entreprises testées étaient: 15 entreprises du CAC 40 (Accor Jobs, AGF, Bouygues, Crédit Agricole, Danone, EADS, France Telecom, Lafarge, Lagardère, Pernod Ricard, Sanofi, Total, Saint-Gobain, Veolia, Vinci) et 5 intermédiaires de l'emploi: Adecco, Futurestep, Mercuri Urval, Manpower, Michael Page.








Discrimination : 20.000 € requis contre un office HLM
Nouvel Obs 19.12.2008


L'ex-Opac de Saint-Etienne est poursuivi pour discrimination raciale et fichage ethnique des locataires et des demandeurs de logements.

 

Le parquet a réclamé une amende de 20.000 euros, dont la moitié avec sursis, conte l'Office HLM de Saint-Etienne pour "discrimination raciale et fichage ethnique." (Reuters)


Premier organisme HLM a être poursuivi pour discrimination, l'ex-Opac de Saint-Etienne, rebaptisé Métropole Habitat, est accusé d'avoir entre mars 2003 et mars 2006, effectué un fichage ethnique (Maghreb, Afrique, Asie) et d'avoir utilisé cette grille pour refuser l'attribution de logements dans certains quartiers, afin, selon elle, d'y "préserver un équilibre d'occupation, dans le cadre d'une politique de mixité sociale". Une amende de 20.000 euros, pour moitié avec sursis, a été requise jeudi 18 décembre à son encontre poursuivi en correctionnelle pour discrimination raciale et fichage ethnique des locataires et demandeurs de logements. Le jugement a été mis en délibéré au 3 février.



Tri selectif

Le procureur, Philippe Chassaigne, a estimé que cet office HLM avait eu "une volonté de discriminer", mise en lumière mi-2005 par un rapport de la Mission interministériel d'inspection du logement social (Miilos).
"C'était du tri sélectif qui reposait sur une politique de quota", a déclaré le magistrat, ajoutant qu'il y avait bien eu une "absence de respect de la loi" dans l'établissement d'un fichier informatique utilisant la variable de l'origine ethnique lié à la consonance du patronyme.


Accord de l'Etat ?

Pour Me Bertrand Patrigeon, l'avocat de SOS Racisme, cette pratique rendait impossible à certains demandeurs d'obtenir un logement dans les quartiers favorisés de la ville.
Tout en reconnaissant qu'il y avait eu discrimination, Me Michel Béal, avocat de l'ex-office HLM, a souligné qu'elle n'était pas intentionnelle et qu'elle avait reçu pendant des années l'assentiment de l'Etat.
Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme, à l'origine de la plainte avec constitution de partie civile, a expliqué que Métropole Habitat ne pouvait ignorer l'illégalité de sa politique car depuis des années l'Union sociale pour l'habitat avait adressé les circulaires à tous les Opac pour les informer de l'évolution de la législation.
Il a déclaré que cette affaire causait "des dégâts considérables pour le combat que l'on mène, car elle émane de représentants d'un service public".







Condamnation requise contre un office HLM pour discrimination
Par Reuters, le 18/12/2008  
 
SAINT-ETIENNE - Le parquet a réclamé une amende de 20.000 euros, dont la moitié avec sursis, conte l'Office HLM de Saint-Etienne pour "discrimination raciale et fichage ethnique."


Le parquet a réclamé une amende de 20.000 euros, dont la moitié avec sursis, conte l'Office HLM de Saint-Etienne pour "discrimination raciale et fichage ethnique." (Reuters/Charles Platiau)

L'Opac de Saint-Etienne, qui porte le nom de "Métropole Habitat", était poursuivi en correctionnelle par SOS-Racisme à la suite d'un rapport de la Milos (Mission interministérielle sur les discrimination dans le logement locatif).

Ce document faisait état de fichage ethnique pour l'attribution des logements sociaux pouvant conduire à des discriminations.

L'Opac HLM avait mis au point un document informatique non officiel intitulé "Plan stratégique par site", répertoriant chaque quartier de Saint-Etienne assorti des annotations suivantes: "Stopper les attributions aux familles étrangères pour ne pas compromettre l'équilibre du bâtiment" ou "possibilité d'infiltrer une petite famille d'étrangers."

Les familles étaient classées en trois grandes catégories, Afrique, Maghreb et Asie, selon la sonorité de leur patronyme.

"Il y a bien eu refus d'attribution, c'est bien une politique de refus d'attribution qui a été mise en place", a avancé le procureur Jacques Chassaigne dans son réquisitoire.

Pour sa défense, l'office HLM, qui a changé de direction avec le changement de municipalité en mars dernier, a expliqué que cette classification répondait à un objectif de "mixité sociale."

"Au-delà d'un certain seuil d'étrangers, les familles françaises quittent le quartier" avait fait valoir la salariée de l'Opac qui avait mis le système au point.


L'actuel directeur de Métropole Habitat, Philippe Rayé, a expliqué que, selon lui, ses prédécesseurs "avaient mis en place une logique économique pour éviter la vacance des appartements."

"Quand il y a trop de population étrangère dans un quartier, les familles françaises ne veulent plus venir", a-t-il confirmé à la barre, gêné de s'expliquer sur des faits antérieurs à son entrée en fonction.

"Selon la Milos, c'était même le contraire de la mixité sociale, c'était un concept oiseux, du bricolage qui cachait en fait sous ce vocable une véritable politique de tri sélectif", a dénoncé le procureur. Il a demandé d'assortir la peine de sursis dans la mesure où ces pratiques n'ont aujourd'hui plus cours à Saint-Etienne.

Samuel Thomas, vice-président national de Sos-Racisme est également venu défendre son dossier en expliquant que "les noms à consonance maghrébine attendaient deux fois plus longtemps que les autres."

"Ils n'avaient accès qu'à un tiers du patrimoine immobilier de l'Opac, il n'avaient accès qu'à certains quartiers, les plus défavorisés", a-t-il dit.





 

Discrimination: les manuels scolaires regorgent de stéréotypes, selon la Halde


Des stéréotypes dévalorisant pour les femmes et les personnes d'origine étrangère, le handicap "rarement évoqué", les seniors associés à des représentations liées à la maladie: c'est le constat réalisé par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) dans une étude des manuels scolaires.

Ces stéréotypes, susceptibles d'alimenter les discriminations, doivent être corrigés, estime la Halde dans ce rapport rendu public jeudi, en préconisant une prévention des discriminations dans tous les programmes du secondaire.

Cette étude "relève la présence de stéréotypes dans les manuels scolaires quelles que soient les disciplines enseignées y compris l'éducation civique", selon la Halde.

Les stéréotypes observés sont dévalorisants en particulier pour les femmes et les personnes d'origine étrangère, tandis que le handicap est "rarement évoqué", "l'impasse est faite sur le sujet de l'orientation sexuelle" et les seniors sont "souvent associés à des représentations liées à la maladie et à la dégénérescence du corps".

Globalement, les hommes sont plus représentés que les femmes, tandis que les photos renforcent "le stéréotype du Noir pauvre et malade", ce qui entretient "une vision inégalitaire entre Noirs et Blancs".

Dans ses recommandations aux éditeurs, la Halde "rappelle que les fonctions et les métiers doivent être féminisés", et demande "que toutes les personnes soient représentées et que celles qui souffrent d'une représentation le plus souvent négative soient illustrées dans des situations ordinaires et non systématiquement négatives".

L'étude sera reconduite régulièrement.

 

 

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Tag(s) : #Société
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